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Une ambiance de précampagne électorale !

Comme une fébrilité dans l’air ! Est-ce que ces mouvements auxquels nous assistons sur la scène politique traduisent l’imminence d’un appel aux urnes ? Pendant que l’agenda politique reprend ses droits, dans la perspective de la rentrée parlementaire ce 28 mars, l’on peut assister à un jeu de rapport des forces, chaque parti se préparant sur la ligne de départ. C’est ainsi que le gouvernement, en sus de consultations pré-budgétaires prématurées, a choisi de faire dans le populisme avec ses annonces sur la gratuité des écoles maternelles et les inscriptions pour les cartes de pêcheurs. Sans compter les réunions à caractère castéiste qui, semble-t-il, ont déjà commencé, comme on a pu le voir avec l’épisode de Surinam qui entraîne le Premier ministre dans une vilaine polémique avec une bande sonore où des propos condamnables – attribués à Jugnauth – ont été prononcés à l’encontre des représentants du judiciaire ! 

 

Si l’opposition traditionnelle veut, elle, passer à la vitesse supérieure en accélérant les rencontres du trio Ramgoolam-Bérenger-Duval, sa préoccupation est désormais de projeter une image «unie et solide», dixit Duval lors de la cérémonie du lever du drapeau où les trois leaders se sont montrés ensemble !

 

Le message est clair : finie l’opposition dispersée ! D’ailleurs, quelques jours plus tard, Bérenger qualifiait cet événement du 12 mars de «succès politique et psychologique».

 

L’opposition extraparlementaire, qui se décline au travers d’une multitude de nouveaux partis, n’est pas en reste !

 

La manifestation de LPM (qui a aussi subi des actes d’intimidations policières condamnables pour une histoire d’affiches) ce samedi 18 mars ; les accusations de Bhadain sur l’opacité autour de l’octroi du contrat de la carte d’identité nationale ; l’effervescence des uns et des autres à présenter leurs grands projets ou idées qui souvent ont du sens ; l’utilisation abondante des réseaux sociaux par ces mêmes plateformes qui, malgré le système asphyxiant notre démocratie, s’engagent dans la bataille… Tous ces signes traduisent une ambiance pré-électorale ! Tandis que toutes les questions vont dans une seule direction : quel serait le prochain scrutin, municipal ou général ?

 

Est-ce qu’après deux renvois des municipales, le gouvernement aura le toupet de confisquer une nouvelle fois notre démocratie ?

 

Pourtant, à voir l’état physique de nos villes, ces élections sont plus que jamais nécessaires. Car il faudrait vraiment être malhonnête pour ne pas voir la dégradation des infrastructures de celles-ci, leur mauvaise administration, l’état de nos routes et trottoirs, l’attente interminable de la réouverture de nos théâtres : Plaza et Port-louis, entre autres !

 

Alors que les nouveaux partis – à l’exemple d’En Avant Moris, omniprésent sur le terrain de Rose-Hill – semblent prêts pour les municipales, pendant que le bloc de l’opposition a déjà signifié son intention d’affronter ce scrutin ensemble, le MSM, lui, continue d’entretenir le flou sur cet appel aux urnes obligatoire ! D’où les spéculations sur une dissolution prématurée du Parlement, qui permettrait à Jugnauth et à son équipe d’aller directement vers des élections générales.

 

Et ce, qu’importe les attentes de la population, qui souhaite vivre dans un pays où l’exercice de la démocratie est pratiquée, quand, par exemple, des municipales doivent avoir lieu ! Mais il est vrai que ça se saurait si le MSM donnait de l’importance à la démocratie participative ! Pour l'heure, si le scrutin aura lieu sur une base régionale, l'opposition et les nouvelles plateformes politiques semblent avoir une avance. Mais le MSM ne se laissera pas faire. Il pratiquera la même stratégie : affaiblissement de l’opposition traditionnelle (qui n’est pas si soudée que cela malgré tout) au travers d’un débauchage continuel, utilisation des méthodes machiavéliques, arrestations arbitraires, etc.

 

Si ce sont les législatives qui l’emportent, le gouvernement fera tout pour conserver ses 37% de voix avec lesquelles il avait compté en 2019, avant d’essayer de grapiller dans d’autres réservoirs. Est-ce que la réunification de l’opposition traditionnelle jouera en faveur d’une alliance PTr-MMM-PMSD ou en celle du gouvernement ? Et quel poids l’opposition extraparlementaire aura-t-elle sur le scrutin ? Ce sont toutes ces questions qui provoquent cette fébrilité dans l’air…

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