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Quand l’opposition surfe sur une vague populaire !

Nouvelle rafale opposition/pouvoir ! Pendant que le gouvernement continue de subir des éclaboussures après d'autres affaires (suspension inattendue de deux cadres à Air Mauriitus, interminable bras-de-fer DPP-CP, boomerang suite au revers de la FIU avec les contrats obtenus par Ellayah de Mauritius Telecom que découvre soudainement l’ICAC), l’opposition traditionnelle profite de cette ambiance pour enfoncer davantage l’équipe dirigeante ! Les accusations de la députée Joanna Bérenger envers le CEB sur toile de fond d’une affaire d’allocation d’un contrat de Rs 5 milliards annoncent de futurs affrontements !

 

La réplique du corps paraétatique, au travers des plantes faites à la police par son officer-in-charge et du ministre Lesjongard affirmant que toutes les procédures ont été suivies et que les allégations sont fausses et sans fondement, laisse présager de vives joutes. Une réaction rapide de la part des responsables qui ont en mémoire la révocation de Collendavelloo (ainsi que  de l’ensemble du Conseil d’administration et de quelques cadres du CEB) dans le sillage de l’affaire St-Louis, après des accusations de «pratiques frauduleuses et corrompues» par la Banque Africaine de Développement (BAD) !

 

En attendant la reprise des travaux parlementaires, où le ministre de tutelle et le chef du gouvernement seront sûrement appelés à donner des explications sur ce nouveau dossier,  l’opposition continue de surfer sur une vague de popularité gagnée depuis ses premières sorties publiques. Désormais, elle ne se contente plus de rassemblements, mais tente de distiller progressivement quelques idées ! C’est ainsi que Duval a donné une adresse mail pour que ceux intéressés envoient leurs propositions qui seront présentées à un comité spécial chargé de préparer le programme de l’alliance PTr-MMM-PMSD. Bérenger a, lui, suggéré la mise sur pied d’un Public Protector Act, façon sud-africaine, pour remplacer ce qu’il appelle la «cover up machine qu’est devenue l’ICAC». 

 

Bref, le trio Ramgoolam-Bérenger-Duval veut présenter des idées alternatives pour mieux éviter d’évoquer la délicate question de la place des uns et des autres au sein de l’alliance de l’opposition, le sujet demeurant toujours source d'interrogation, semble-t-il ! D’où la précision du leader du PTr qui a réaffirmé, lors de sa dernière conférence de presse, que «ce sont les Rouges qui dirigeront le gouvernement lors d’une éventuelle victoire s’il m’arrive quelque chose».

 

Lors du premier grand meeting de l’opposition à Flacq, ce vendredi,  Ramgoolam, pour contrer les rumeurs à caractère ethnique de ses adversaires sur le futur front bench de l’opposition PTr-MMM-PMSD, a encore une fois fait une comparaison avec le front bench qu’avait le MSM en 2014. Sans donner d’autres indications de hiérarchie, préférant se concentrer sur les travers du gouvernement pour rappeler la série de scandales entourant le leadership de Jugnauth ! Ramgoolam n'a pas non plus manqué de réciter son mantra : rupture du système et vrai changement !

 

À Flacq, en l’absence de Duval (qui est en congé), le tandem Ramgoolam-Bérenger a voulu projeter une image unie de deux leaders dont l’énergie commune est motivée par un seul objectif : balayer Jugnauth et les siens hors du pouvoir, afin de «redonner espoir» aux citoyens après que le MSM a «confisqué l’État mauricien».

 

La nouvelle démonstration de force de ce vendredi à Flacq met du baume au coeur d’une opposition qui se prépare à d’autres salves !

 

*****

 

L’éducation ou l’illustration de l’amateurisme !

 

On ne compte plus les cafouillages, la mauvaise gestion et l'amateurisme qui règnent au ministère de l’Éducation ! Alors même que les dates des examens de grade 9 ont été annoncées officiellement, alors même que les élèves sont en pleine préparation des épreuves du National Education Certificate, le MES a émis un communiqué pour annoncer l’avancement de trois jours des examens d’Art, de Design et des langues orientales.

 

C’est après avoir fait le time-table que les responsables de l’éducation ont subitement découvert que la fête de Yaum Nabi sera célébrée le jeudi 28 septembre et qu’il fallait annuler les examens prévus ce jour-là ! Soit ! Mais au lieu de rectifier le tir, après avoir réalisé leur méconnaissance de notre calendrier, au lieu de repousser ces examens, voilà que ceux censés être des pédagogues décident de l’avancer. Sans réfléchir à l’impact psychologique sur nos étudiants, sans réaliser le désordre que cela implique au niveau des collèges et les répercussions auprès des parents, qui s’étaient organisés, en posant leur congé, pour mieux soutenir leurs enfants.

 

Pour combien de temps encore, assisterons-nous aux cafouillages, à la mauvaise gestion et à l’amateurisme de ce ministère qui se distingue par son certificat d’échec !