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Quand le Premier ministre rectifie son propre tir !

Jugnauth endosse l’uniforme de pompier pour éteindre le feu… qu’il a lui-même allumé ! Ainsi, c’est sur les ondes de Top FM que le Premier ministre, «malgré son emploi du temps difficile», a choisi de réagir après ses commentaires sur la presse qui serait son adversaire !

Est-ce une tentative de damage control de ses spins doctors qui tentent un exercice de communication, après que le contenu du discours du Premier ministre (lors d’une réunion privée dans la circonscription n° 4) a atterri dans les médias ?

 

Toujours est-il qu’après avoir dit que son adversaire n’est pas l’opposition, mais que ce serait la presse, Pravind Jugnauth a tenté de rectifier le tir ! La bande sonore étant sur la place publique, le chef du gouvernement ne pouvait ni démentir, ni affirmer que ses propos ont été tirés hors contexte !

 

Du coup, il n’a pu que déplorer le fait que son discours a été enregistré sans autorisation, tout en venant dire cette fois le contraire sur son appréciation des médias : «Mo pena okenn problem avek lapres, mo apresie bann kritik konstriktiv…»

 

Mais ce n’était pas le message principal de Jugnauth ! Car cette petite mise en scène du chef avait un but : répondre à son principal challenger Navin Ramgoolam, en revenant sur les travers de celui-ci, qui en avait fait voir de toutes les couleurs aux médias lors de ses années au pouvoir : Arrestation de journalistes, gagging order… L’argument de Jugnauth est archi-utilisé ! Les précédents ont fait pire ! Ce qui n’est ni totalement faux, ni totalement vrai, les faits étant que chaque gouvernement a déclaré systématiquement la guerre, chacun à sa manière, aux médias. Est-ce que les erreurs des précédents dirigeants suffisent pour excuser celles du gouvernement du jour, qui ne se prive nullement de mettre la pression sur les journalistes ?

 

Interrogé sur une autre déclaration qui a fait polémique : «Ce ne serait pas là fin du monde si je ne devenais pas Premier ministre» – une réaction qui a fait dire à l’opposition que le chef du gouvernement a déjà intériorisé la défaite –, Jugnauth a fait une pirouette, citant Assirvaden tout en affirmant qu’il ne se soucie pas de ce que pensent ses adversaires !  Sauf que son attitude illustre tout le contraire. Et qu’il ne rate pas un seul moment pour répondre justement aux «pensées exprimées» des opposants. La stratégie est encore une fois la même : diaboliser Ramgoolam en faisant ressortir ses fautes d’antan pour faire oublier les scandales du gouvernement MSM !

 

Au fond, les membres du gouvernement du jour regardent systématiquement en direction de l’opposition, car ils craignent un effritement de leur électorat traditionnel qui fonctionne en vase communicant avec celui du PTr !

 

Bientôt, on assistera à une série d’événements censés doper l’image du Premier ministre sur toile de fond de la fête Maha Shivaratree avant les grandes manoeuvres du meeting du 1er Mai !

 

L’autre réflexion fondamentale pour le MSM se situe autour des 37% de votants qui lui permettent de diriger le pays ! La question est de savoir si ce réservoir de vote a augmenté de 2019 à 2024 ! La tactique de noyer la population avec des cadeaux (il a encore cité plusieurs exemples de sa main généreusement tendue, ce vendredi à Petit Raffray), sans forcément améliorer le pouvoir d’achat des Mauriciens, avec une roupie qui ne cesse d’être dévaluée, portera-t-elle ses fruits? Toutes ces interrogations interpellent une population qui, pour l’heure, assiste aux différents spectacles livrés par les politiques du jour, avant d’aller exercer son choix dans le secret des urnes dans quelque temps ! 

 

*****

 

La victime de l’éducation nationale !

 

Le Kreol morisien (KM) sacrifié sur l’autel politique ? Après la polémique autour des cinq credits obligatoires en SC, c’est, cette fois, la non-introduction du KM en HSC qui provoque le débat. La ministre de l’Éducation enterre ainsi les attentes de tous ceux qui espéraient voir cette matière, d’abord en tant que sujet subsidiaire cette année, avant sa progression comme matière principale !

 

Le gouvernement freine subitement toute la machinerie déjà en marche pour l’étude de notre langue maternelle au niveau du HSC. Les raisons avancées par Leela Devi Dookhun sont celles déjà données l’an dernier au Parlement. Qu’il y a un manque au niveau des ouvrages de littérature en kreol morisien et une absence des ressources humaines !

 

Des arguments qui ressemblent maladroitement à des excuses tant la littérature créole est vivante avec un incroyable choix de textes.

 

Quant au manque des ressources humaines, si l’argument s’avère, la ministre ne ferait qu’illustrer l’incompétence de son gouvernement, qui a donc été incapable de recruter un personnel qualifié ! Ce, alors que le kreol morisien est une réalité pour le primaire depuis 2012, et que les élèves du secondaire l’étudient de la Grade 7 jusqu’au SC. D’ailleurs, le taux de réussite au niveau du SC l’an dernier se situe à 96,28%. Serait-ce paradoxalement le succès de cette matière et toute la réflexion qu’elle entraîne sur les options de bourses au niveau du HSC qui a provoqué sa suppression ? Ou serait-ce une association mesquine de cette langue à une communauté particulière qui joue aujourd’hui en sa défaveur ?

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