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L’image d’une équipe d’amateurs !

Une gestion douteuse ! Au bout certes, c’est le soulagement pour les automobilistes, essentiellement ceux qui utilisent l’essence ! Quelle est la véritable inside story de ce scénario farfelu, frisant le ridicule ? Comment expliquer le changement du prix des carburants et les subventions proposées au niveau du diesel en seulement une semaine ? Est-ce que ce script était écrit d’avance avec, d’abord, une hausse révélée tard dans la soirée du 30 septembre, pour que, quelques jours plus tard, le gouvernement donne une impression d’écoute de la population ?

 

Serait-ce une stratégie pour détourner l’attention de tous ces scandales qui agitent  le pays actuellement ? Où sont-ce les protestations populaires, le rallye annoncé (qui a eu lieu ce samedi), et les vives critiques de l’opposition – comme l’allègue Ramgoolam – qui ont obligé nos dirigeants à faire marche arrière ?

 

Peu importent les raisons derrière cet incroyable revirement de situation, le citoyen retient l’image d’une équipe d’amateurs, prenant de grandes décisions de manière frivole, envoyant même une nouvelle ministre au casse-pipe pour ensuite la désavouer ! Sur les ondes de Radio Plus la semaine dernière, la ministre Dorine Chukowry (tout comme le directeur de la STC) a défendu vigoureusement la décision du Petroleum Pricing Committee, affirmant qu’il n’y avait pas d’autre choix que cette hausse-là !

 

Selon les explications de la nouvelle ministre du Commerce, sans cette augmentation, la situation aurait atteint un point de non-retour, «à cause du déficit du Price Stabilisation Account (PSA), qui aurait accru de quelque Rs 700 millions additionnelles, frôlant ainsi les Rs 6 milliards de déficit.»

 

Convaincue de la justesse de ses arguments, deux jours plus tard, alors qu’elle se trouvait à l’ouverture de la Competition and Economic Regulation (ACER) Week, elle devait renvoyer les journalistes qui l’interrogeaient à ses réponses radiophoniques, allant même jusqu’à dire qu’elle a été félicitée pour ses propos : «Avantyer mo’nn koz lor radio pandan dezerdtan, mo’nn xplik sa.. Mo’nn vremem tre kler ek dayer plizier personn inn telefonn mwa pou felisit mwa pou sa intervension-la, ek finn dir mwa azordi zot konpran kifer karbiran pe ogmante. Mo finn donn bokou detay.»

 

Le moins qu’on puisse dire est que les félicitations et les détails donnés n’ont pas eu, semble-t-il, beaucoup d’effet à voir le U-turn du gouvernement. L’élue de la circonscription n°1 a donc ravalé ses propos, et alors qu’elle affirmait précédemment qu’il n’y avait pas d’autre choix, est revenue avec une alternative en annonçant de nouveaux prix (retour au tarif initial de Rs 69 pour l’essence et augmentation de Rs 3,95 pour le diesel), tout en expliquant qu’il s’agit là d’une «mesure exceptionnelle qui demande des efforts spéciaux du gouvernement».

 

Son collègue des Finances, Renganaden Padayachy, co-animant le point de presse à ses côtés, devait alors faire part de plusieurs autres mesures, essentiellement envers ceux directement concernés par la hausse du prix du diesel, au travers de la Mauritius Revenue Authority, avec une subvention de Rs 5 par litre aux «planteurs, boulangeries, compagnies de bus, van lekol et autres opérateurs».

 

En clair donc, la ministre – qui a sûrement dû suivre les directives collectives du gouvernement – a eu tort de dire qu’il n’y avait pas d’autre solution, car venant annoncer elle-même, cinq jours plus tard, que le gouvernement pouvait avoir recours à des «efforts spéciaux».

 

Est-ce que cette proposition-là n’aurait pas pu se faire avant l’annonce de la première augmentation pour éviter ce cafouillage inutile ?

 

Alors qu’on tente de nous faire croire que le Petroleum Pricing Committee est un organisme indépendant, toutes les décisions prises au niveau du carburant semblent démontrer le contraire ! C'est ainsi que, sous couvert de soulagement de la population, on assiste à des interventions du gouvernement voulant prétendument corriger, de temps en temps, les prix insoutenables de l’essence et du diesel. Y a-t-il une autre manière de faire ? Nombre de voix s’élèvent, de l’opposition aux observateurs et citoyens engagés, pour réclamer la réduction des taxes ainsi qu’une révision de la structure et du système des calculs des prix sur les carburants !

 

Tous plaident en faveur d’une meilleure administration, la formule yo-yo (dixit Jayen Chellum, lors du rallye de ce samedi), faisant du tort aux consommateurs ! Jusqu’ici ceux-là ont crié dans le désert ! Entre-temps, on assiste à toute sorte de scénarios farfelus, frisant le ridicule !

 

Alors qu’au bout, ce sont les automobilistes qui paient les conséquences d’une gestion douteuse !

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