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L’eau ou le scandale infini…

Comme une fatalité qui s’abat sur nous année après année ! Le paradoxe (familier) veut qu’au moment même où la période de sècheresse s’envenime, nous vivons aussi à l’heure des grosses pluies, provoquant ici et là des inondations isolées !

 

Et pourtant, malgré cette pluviométrie relativement encourageante, malgré l’arrivée de ces pluies réclamées il y a quelques jours au travers de séances de prières, c’est le pessimisme qui l’emporte ! Parce que la majorité des réactions vont dans le même sens : une majeure partie de l’eau de pluie ira à la mer, les tuyaux défectueux empêchent un meilleur captage, le bétonnage sauvage fait obstruction à une bonne répartition de la distribution d’eau. Et on passe sur les nombreuses autres raisons que tous les Mauriciens connaissent par cœur ! Conclusion : nous continuerons à faire l’expérience d’un régime sévère de la denrée précieuse qui sera toujours rationnée, obligeant des familles à se lever dès 4 heures du matin pour s’acquitter de leurs tâches avant la coupure quotidienne !

 

Pour ne pas changer, comme c’est le cas à chaque période de sècheresse aride, nos dirigeants du jour ont ressorti le vieux projet de dessalement, que Lesjongard dépoussière pour la énième fois : «Le gouvernement envisage sérieusement de se tourner vers le dessalement (…) L’expertise étrangère sera importante (…) Quelques pays amis sont prêts à nous aider. Le Premier ministre nous a demandé de travailler sur les Terms of Reference…»

 

Que ce soit le projet de dessalement – une réalité que quelques hôtels ont déjà adoptée à leurs frais – ou encore la nécessaire augmentation de la capacité du stockage d’eau (comme l’a encore rappelé l’océanographe Kauppaymuthoo sur le plateau de Radio Plus mercredi dernier), voire la construction de nouveaux réservoirs, qu’est-ce qui n’a pas été dit sur le sujet ? Combien de propositions n’ont pas été énoncées – par les professionnels, experts ou voix éclairées – à chaque période de grande sècheresse, que ce soit sur le court ou le long terme ?

 

Pire, combien d’engagements n’ont pas été pris par ce gouvernement en campagne électorale, dans les discours-programmes ou dans les nombreux débats budgétaires sans que nos problèmes d’eau soient résolus ? Que dire de la promesse la plus mensongère qui est la distribution d’eau 24/7, avant qu’on ne vienne revoir la signification de cette expression qui ne serait plus celle que tout le monde avait compris : non, ont répondu les porte-parole du gouvernement, 24/7 ne veut pas dire avoir de l’eau chaque jour et à toute heure !

 

C’est parce que nous sommes habitués à tant d’effets d’annonces et de faussetés que la population, impuissante, est comme résignée devant cette nouvelle sévère période de sècheresse. Or, cette situation n’est pas banale ! Elle est inacceptable. Car elle s’apparente à un scandale illustrant l’incapacité de nos politiques à bien gérer la distribution d’eau !

 

Encore une fois, nous faisons face à l’incompétence et la mauvaise gestion d’un gouvernement plus intéressé à transformer Maurice en un grand chantier en bétonnant n’importe quel petit espace, essentiellement quand il s’agit de la circonscription du Premier ministre, où le métro semble se diriger progressivement ! Ce qui démontre clairement le sens des priorités du MSM !

 

Mais cette situation catastrophique jette aussi un coup de projecteur sur les mauvais gestionnaires que sont l’ensemble des responsables de toutes les unités s’occupant du management des eaux à Maurice. C’est aussi le résultat obtenu avec des nominés incompétents qui doivent leur poste au copinage politique, alors qu’ils sont payés des fonds publics !

 

Sur le plateau de Radio Plus vendredi après-midi, c’est le député travailliste Osman Mohamed qui dénonçait la culture de travail à la CWA. Mohamed faisait état de la résistance au changement et d’un fonctionnement des années 70 ! Pendant que les amateurs tentent de nous abêtir avec leur discours, les vrais professionnels du domaine, qui, pourtant, ne sont pas invisibles, ne sont ni écoutés, ni entendus !

 

Et année après année, c’est comme une fatalité qui s’abat sur nous !

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