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Des coffres-forts et un cadavre !

Un scénario prévisible ! C’était soit l’annonce de la dissolution du Parlement, soit l’émission du writ de la partielle ! Sans surprise, Jugnauth a choisi l’option la moins crédible : de faire croire à une élection qui n’aura pas lieu ! Les réactions provoquées par l’annonce de la partielle dans la circonscription No 10 et les débats autour de cette manigance du Premier ministre – qui essaie de gagner du temps, en attendant le Budget censé doper son gouvernement et avant la convocation du pays aux urnes – montrent à quel point il est injuste de continuer avec un système donnant le pouvoir absolu à un seul homme sur un exercice aussi important que celui du droit des citoyens !

 

À l’heure où l’opposition officielle fait état (sur sa liste de 20 mesures phares) d’une vraie réforme électorale et d’un amendement constitutionnel pour garantir la tenue et la durée des élections municipales et villageoises, il serait bon que tous ceux qui se positionnent comme alternance au pouvoir se prononcent également sur l’option d’avoir des dates fixes pour les scrutins nationaux et régionaux ! Ce n’est pas parce que cette situation – qui est antidémocratique et qui privilégie chaque gouvernement du jour – a perduré qu’il faut maintenir un système en déphasage total avec notre société d’aujourd’hui !

 

Le paradoxe veut que seul le Premier ministre détient la date des prochaines législatives, alors qu’on est déjà dans une pré-ambiance électorale dont les effets se ressentent à l'Assemblée nationale ! Du côté de la majorité, la stratégie est visible : des questions plantées avec pour objectif de discréditer les membres de l’équipe MMM-PTr-ND (à l’exemple de l’interpellation sur Cindy Legallant, permettant de faire un lien avec le Nouveau Démocrate Richard Duval) ;

 

des têtes décapitées sans vergogne et sans raison valable (comme celle du député rouge Assirvaden, expulsé pour six séances et qui s’en est remis à la justice) ; et une constance sur les attaques contre Ramgoolam, qu’importe la question !

 

Si d’un coté, le gouvernement a choisi les coffres-forts du leader du PTr comme cheval de bataille lors de cette campagne, de l’autre, l’opposition parlementaire tente de coller les pièces d’un puzzle cherchant à illustrer l’image d’un «gouvernman kokin». D’où les deux PNQ de Shakeel Mohamed sur le scandale de l’achat des médicaments pendant la période de Covid avec la perception que non seulement le combat contre la corruption se fait de manière théorique, mais qu’il existe une mafia politique exerçant dans les allées du pouvoir !

 

Les questions pertinentes du député Mohamed sur les enquêtes qui n’aboutissent toujours pas, les implications des membres du High Powered Committee, le rôle de l’agent Kistnen, sa mort, présentée comme un suicide alors que toutes les incohérences révélées par l’enquête judiciaire indiquent des tentatives de cover-up d’un assassinat, l’emploi fictif de son épouse comme Constituency Clerk auprès d’un ministre qui a entre-temps été révoqué mais qui garde toujours son poste de député sont autant d’éléments troublants aux yeux du public !

 

Tant que le gouvernement ne prendra pas cette affaire avec tout le sérieux requis, tant que la police n’enquêtera pas sur les Kistnen papers, qualifiés de «karne laboutik» par le Premier ministre, qui ne semble pas avoir beaucoup d’égard pour son ancien agent, la perception demeurera : que Kistnen, qui faisait, semble-t-il, partie d’un système favorisant le copinage politique, a payé de sa vie parce qu’il menaçait de faire des dénonciations !

 

Alors que les législatives approchent à grand pas, on voit déjà se dessiner les principales thématiques de campagne des deux blocs traditionnels : les coffres-forts de Ramgoolam et ses moeurs libérales pour le gouvernement, tandis que les scandales, principalement le meurtre de Kistnen, sont en bonne place sur la liste de l’opposition parlementaire ! La guerre est déclarée, l’enjeu est énorme et ni le gouvernement ni l’opposition ne peuvent se permettre de perdre les prochaines législatives qui arrivent à grands pas ! En attendant, le Premier ministre nous fait miroiter une partielle qui n’aura pas lieu ! Un scénario prévisible !

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