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La route déchire trois familles

Un jeune homme de 25 ans, un quadragénaire et une femme de 30 ans ont perdu la vie dans des accidents cette semaine. Leurs proches, plongés dans la tristesse, témoignent.

Jonathan Léonide ne célébrera pas ses 26 ans

 

Leur vie a été chamboulée en une fraction de seconde. Les Léonide ont perdu un des leurs le dimanche 4 février. Jonathan Léonide, 25 ans, a été victime d’un accident de la route à la jonction des rues Pope-Hennessy et Labourdonnais, à Port-Louis. Il circulait à moto lorsqu’une voiture et le deux-roues à bord duquel il se trouvait sont entrés en collision. Il est mort sur le coup. Une autopsie a conclu qu’il a succombé à une fracture du crâne. Ses obsèques ont eu lieu à 10 heures le mardi 6 février.

 

Jonathan Léonide, cadet d’une fratrie de sept enfants, allait souffler ses 26 bougies le 7 mars. Malgré son jeune âge, il cumulait plusieurs boulots afin de subvenir aux besoins de sa famille. Jonathan Léonide, qui se passionnait pour la mécanique, exerçait comme technicien hydraulique. Il travaillait aussi comme livreur de pizza à temps partiel. Le jour du drame, il devait effectuer une dernière livraison avant de rentrer chez lui. «Le SAMU a contacté notre famille un peu plus tard pour nous demander de nous rendre à l’hôpital Jeetoo. Sur place, nous avons compris ce qui s’était passé. Jonathan avait subi plusieurs blessures internes. Nous n’arrivons toujours pas à croire qu’il n’est plus là», lance Aurélie, la petite sœur de Jonathan Léonide. Ce dernier, dit-elle, avait aussi des rêves, dont celui d’aller au Canada où vit un de ses frères.

 

Le jeune homme, décrit par ses proches comme quelqu’un de généreux, d’amical et de populaire, profitait aussi de chaque occasion qui lui était donnée pour passer du temps avec ses proches. «Il aimait participer aux repas en famille. Depuis la mort de notre père, il y a cinq ans, il s’était beaucoup occupé de nous parce que nos frères et sœurs aînés sont à l’étranger. S’il travaillait si dur, c’était pour terminer la construction de notre maison. Depuis qu’il n’est plus là, notre mère est inconsolable», confie notre interlocutrice, bouleversée.

 

Elle a parlé à son frère pour la dernière fois dimanche, à l’heure du déjeuner, avant qu’il aille travailler. «Il m’a serrée dans ses bras avant de partir. C’est comme s’il savait que quelque chose allait lui arriver», raconte Aurélie, dont la vie a été chamboulée en une fraction de seconde.

 


 

 

Interrogations autour du décès de Rajen Ramasawmy

 

Quelles sont les circonstances exactes dans lesquelles il a perdu la vie ? C’est la question que se pose Oomadevi depuis que des policiers sont venus frapper à sa porte pour lui annoncer la mort de son frère. Le jeudi 8 février, aux petites heures, Rajen Ramasawmy, 45 ans, a été retrouvé inerte sur l’asphalte à la rue Pope-Hennessy, Beau-Bassin, près de la station-service Engen. Il était allongé à côté de sa moto et portait de multiples blessures à la tête. Mandé sur les lieux, le service d’aide médicale urgente (SAMU) n’a pu que constater son décès.

 

Lorsque des policiers débarquent à son domicile, Oomadevi pense que son frère s’est blessé en faisant une chute. «Cela s’était déjà produit dans le passé. J’étais loin de m’imaginer qu’ils m’annonceraient la mort de mon frère.» La veille, la victime, qui habite Stanley, lui avait rendu visite. «Comme presque tous les soirs, il était venu récupérer son repas avant de s’en aller. C’est la dernière fois que je l’ai vu vivant.»

 

À la tristesse d’Oomadevi s’ajoutent des interrogations. Car son frère, dit-elle, «était toujours prudent au volant». Rajen Ramasawmy est-il décédé d’un accident avec délit de fuite ? A-t-il perdu le contrôle de son véhicule ? C’est ce que tentent de déterminer les services de police qui, à ce stade de l’enquête, n’ont procédé à aucune arrestation.

 

Rajen Ramasawmy, qui gagnait sa vie comme agent de sécurité, n’était pas marié et n’avait pas d’enfants. «Mais il adorait les miens et les traitait comme s’il s’agissait des siens. Depuis le décès de mon époux, il a été très présent pour eux», confie Oomadevi. Hélas, il ne verra pas ces enfants grandir et ne réalisera pas son plus grand rêve : s’établir à l’étranger.

 


 

 

Une trentenaire succombe à ses blessures

 

Elle rentrait du travail lorsqu’elle a été victime d’un accident de la route. Sarajane Kong Fung Cheong, une habitante de Mont-Choisy, a rendu l’âme aux alentours de 4 heures hier, samedi 10 février. La veille, vers 23h30, la jeune femme de 30 ans a percuté la voiture qui se trouvait devant son véhicule sur l’autoroute de Grand-Baie. Grièvement blessée, elle a été conduite à l’hôpital du Nord mais n’a pas survécu. L’autopsie a attribué son décès au choc dû à ses multiples blessures.

 

La victime n’était pas mariée et n’avait pas d’enfant. Après avoir travaillé pendant dix ans dans un centre d’appels, elle en avait intégré un autre à Quatre-Bornes, il y a seulement quinze jours.

 

Quant à la conductrice du véhicule impliqué dans cet accident, une habitante de Pointe-aux-Canonniers, âgée de 29 ans, elle a été testée négative à l’alcootest. Elle a comparu devant la Bail and Remand Court hier, samedi 10 février. Une charge provisoire d’homicide involontaire a été logée contre elle. L’enquête suit son cours.