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Q : Que pensez-vous de l’arrivée de la Banque des Mascareignes, filiale du Groupe Caisse d’Épargne, à Maurice?
R : Parmi les dix banques commerciales opérant à Maurice sous la ‘category 1 Banking License’ figurent 5 banques étrangères. Avec le départ de la BNPI en 2002, l’absence d’une banque française se faisait déjà sentir eu égard au niveau de nos échanges commerciaux avec la France. Donc, une sixième banque étrangère de l’envergure d’une filiale de La Caisse d’Épargne Française est la bienvenue.

Q : Selon vous, qu’est-ce que l’implantation de cette banque française chez nous va apporter au secteur bancaire mauricien et à notre économie?
R : Notre paysage bancaire est dominé par la State Bank of Mauritius et la Mauritius Commercial Bank. Ces deux banques se partagent presque les trois quarts du marché, ce qui, à mon avis, peut poser certains problèmes au bon déroulement d’un développement sain de notre système bancaire. La philosophie ‘too big to fail’ est dangereuse et nous en faisons déjà les frais. Avec le déclin de la confiance durant les quelque quatre dernières années, l’implantation d’une banque étrangère de renom nous apportera une bouffée d’air frais dont notre économie a grand besoin.

Q : La Banque des Mascareignes ne sera-t-elle pas une concurrente directe pour les banques déjà implantées, d’autant plus qu’elle va opérer sur une base commerciale?
R : La marge qui existe entre le taux d’intérêt à l’emprunt et celui de l’épargne est une indication de l’efficience de notre système bancaire. Les opérateurs économiques bénéficieront d’un rétrécissement de cette marge tout en agissant comme un ‘efficiency pull’ du secteur bancaire. C’est de bonne guerre et, si la nouvelle banque veut apporter sa contribution au développement sain de notre secteur bancaire, que la concurrence soit.

Q : Certains disent que l’arrivée de la Caisse d’Épargne est “un signe de confiance dans notre système bancaire”. Êtes-vous de cet avis ?
R : Les banques commerciales, tout comme d’autres opérateurs économiques, sont en quête d’opportunités. La fermeture de la BNPI, le méga scandale de la MCB et certaines pratiques douteuses de deux autres banques citées dans la presse créent une opportunité certaine pour une banque sérieuse avec une vision à long terme. La nouvelle Banque des Mascareignes a une grande opportunité et doit démontrer son engagement pour une bonne gouvernance et son intérêt pour la clientèle Mauricienne. La compétition saine ne peut que nous être bénéfique.

Michaëlla Coosnapen

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Charles Milhaud : “Nous ne sommes pas
à Maurice pour perdre de l’argent”

La Banque des Mascareignes, filiale du Groupe Caisse d’Épargne, ne s’implante pas à Maurice pour perdre de l’argent ou fermer ses portes dans trois ou quatre ans. C’est ce qu’affirme Charles Milhaud, le président du directoire de la Caisse Nationale des Caisses d’Épargne.

La Banque des Mascareignes mise sur une progression graduelle en ce qu’il s’agit de la part de marché. “Nous savons que le marché local est dominé par la Mauritius Commercial Bank et la State Bank of Mauritius mais nous ne sommes pas à Maurice pour perdre de l’argent ou pour plier bagage dans trois ou quatre ans”, a déclaré Charles Milhaud lors d’une conférence de presse jeudi. Le Groupe Caisse d’Épargne, troisième groupe bancaire en France, a reçu son permis d’opération de la Banque de Maurice un peu plus tôt le même jour. Le président du directoire qui s’est déplacé à Maurice pour l’occasion a précisé que la Banque des Mascareignes qui ouvrira ses portes en mai prochain espère atteindre une profitabilité stable dans trois ans environ. Face à la concurrence, sa stratégie sera de se positionner en essayant d’avoir “quelques services qui correspondraient le mieux aux besoins de la clientèle”. Elle compte se lancer à court terme dans le credit-bail et accorder une attention particulière au ‘corporate banking’. Bernard Bobrowski sera le président de la banque alors que Christian Montagard en sera le directeur général.
Pour Charles Milhaud, l’ouverture de cette banque à Maurice est importante :”Nous avons déjà des filiales à La Réunion et à Mayotte et à travers notre implantation à Maurice, nous affirmons notre volonté d’être présents dans l’océan Indien”, a-t-il déclaré. Selon lui, la Banque des Mascareignes sera “une banque de détail destiné à accompagner le développement local des particuliers et des entreprises”. La nouvelle banque espère aussi être un “point d’appui” pour les entreprises qui commercent avec la France. Après l’ouverture de la première agence à Port-Louis, la Banque des Mascareignes compte créer un réseau d’agences dans les pôles urbains de l’île. Elle bénéficiera du soutien de la Mascareignes International Bank, une filiale offshore, pour la réalisation de toutes les opérations de change et de commerce international. Créée avec un capital de Rs 150 millions, la Banque des Mascareignes sera entièrement détenue par la Financière Océor, holding du Groupe Caisse d’Épargne pour ses filiales hors de l’hexagone. La Banque des Mascareignes sera la seule banque française à Maurice car la Banque Nationale de Paris Intercontinentale(BNPI) a fermé ses portes l’année dernière. Les parts de la BNPI ont été rachetées par la Barclays Bank.



Michaëlla Coosnapen

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