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Amanda Sabapathee : la vérité sur la mort de mon père

Elle n’avait que 16 ans à l’époque.

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Le culturiste de renom était aussi "un père très affectueux".

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Avec son épouse pour son anniversaire.

Elle estime que son père a été tué 'sans raison valable'. C'est pour cela qu'elle veut que justice soit rendue.

«On peut pardonner mais on ne peut pas oublier.» C’est ainsi qu’Amanda Sabapathee résume les années écoulées depuis le décès tragique de son père.

Le vendredi 21 janvier 2000, Dharmarajen Sabapathee, plus connu comme Rajen, est mort par balles lors d’une opération policière montée pour le capturer à Chamarel. Il s’y cachait depuis qu’il s’était évadé de manière spectaculaire 174 jours plus tôt de La Bastille où il était détenu pour une affaire de drogue.

Amanda, 23 ans, a célébré ce triste anniversaire dimanche dernier. Sept ans se sont pourtant écoulés mais la jeune fille reste profondément marquée : «Je suis toujours à la recherche de la vérité sur la mort de mon père car justice n’a toujours pas été faite dans cette affaire.» Comme elle, les autres proches de l’ancien Mr Mauritius et Mr Indian Ocean attendent toujours les conclusions de l’enquête judiciaire initiée pour faire la lumière sur sa mort.

Amanda n’avait que 16 ans à l’époque. Elle incarne aujourd’hui une femme révoltée, marquée à jamais par le décès d’un être cher.

Les temps ont changé. La jeune femme habite avec ses grands-parents à Stanley avec son frère cadet âgé de 16 ans alors qu’elle habitait à Rose-Hill avec ses parents et son frère aîné Dushy, aujourd’hui âgé de 25 ans. Ce dernier est en détention pour une affaire de drogue. De plus, Amanda est «sans nouvelles de sa mère» depuis 1995.

Cette dernière est en cavale depuis que la police a lancé un mandat d’arrêt contre elle. Coaccusée dans la même affaire que son époux, elle ne s’est pas présentée en cour le jour où le jugement a été rendu.

Son père décédé, elle a dû affronter les difficultés que l’on sait, se relever pour ensuite faire face aux épreuves de la vie. Elle a beaucoup «mûri et durci» car elle n’est plus l’adolescente qui s’était, à l’époque, recueillie, impuissante, devant la dépouille du «zenfan gate de Stanley».

Épreuve, tristesse et larmes ont jalonné sa vie ces sept dernières années et elle a dû les surmonter tant bien que mal par amour pour son père. Aujourd’hui, son avenir demeure sa priorité. Elle fait des études de droit. Pour meubler son temps libre, elle fait de l’équitation et du mannequinat.

Lorsqu’elle parle de son père, Amanda laisse éclater son amertume qui se transforme vite en révolte car elle croit fermement que ce dernier ne méritait pas de mourir de cette façon : «Une famille a été détruite après sa mort. C’était un homme au grand cœur, un père formidable et très affectueux. Il était très généreux et n’était pas agressif. Il nous aimait.»

Les séquelles de cette brutale disparition marqueront à jamais la jeune femme. «Le Rajen que j’ai connu n’est pas celui dont la presse a parlé à l’époque. Il a aidé beaucoup de gens. C’est pour cette raison qu’il était très populaire à Rose-Hill et même ailleurs. Je ne comprends toujours pas comment on a pu le traiter comme l’ennemi public No 1», lance Amanda. Elle avoue cependant : la plaie commence à cicatriser mais il est impossible de digérer la façon dont il a été traité.»

On dit que le temps guérit les blessures les plus profondes. Pour la fille de Rajen Sabapathee, le chemin de la sérénité semble encore bien long.

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