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Sa lumière pour la lutte contre le VIH

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La graphiste, son mari, Jason, et sa fille posant avec les peluches de leurs personnages de dessin-animés.

Naturelle. Véronique Barnard, 39 ans, se dirige vers nous d’un pas nonchalant, sourire aux lèvres : «Vous avez fini par trouver. Ce n’est pas facile, je le concède», lance-t-elle. C’est vrai que ça faisait trente minutes que nous cherchions une certaine résidence, nichée au creux de la montagne, non loin d’un terrain de chasse.

Une poignée de main douce mais assurée, une voix accueillante. Les présentations sont faites. Elle nous mène, à travers un couloir, vers la véranda qui offre une vue imprenable sur Tamarin by night. La petite Léonor-Jio, 11 ans, que sa maman appelle affectueusement Lilou, n’est pas très loin.
C’est grâce à sa coquette petite demoiselle que lui est venue l’idée de participer à un concours de logo sur le VIH-Sida, organisé par la National Aids Committee qu’elle a remporté d’ailleurs il y a quelques semaines : «Lilou travaillait sur cette maladie à l’école. Nous y avons participé toutes les deux. C’était un moyen de mieux lui expliquer ce virus», nous explique, cette Française, dessinatrice, graphiste, illustratrice.
Le Aids candelight memorial, commémoré le 18 mai partout dans le monde en hommage aux personnes mortes du sida et celles vivant avec le virus (voir texte en page 10-11), l’interpelle également… Elle a perdu un ami, il y a quelques années, victime de ce mal qui fait des ravages dans le monde : «Donc, je peux dire que je me sens très concernée.»
Avec son logo, qui représente, entre autres, le métissage d’une île Maurice qu’elle apprend tous les jours à connaître, elle espère apporter sa pierre à la lutte contre le sida : «Si je peux aider, je le ferai volontiers.»
Un rapide coup d’œil sur l’intérieur de cette jeune femme, et on remarque que celui-ci est à son image. Éclectique, exotique et sans artifice. Des meubles, des souvenirs de voyage sont placés çà et là, comme le ferait un peintre sur sa toile.
Chaque recoin a sa propre petite histoire, une anecdote qui pourrait expliquer le bonheur de cette petite famille française, parachutée sur notre île : «Nous cherchions quelque part où nous installer. Il fait beau chez vous, il y a un mélange de cultures…On s’est dit : “Pourquoi pas !”»
Surtout que Jason et Véronique travaillent à la maison. Ils ont un site Internet, «le plus gros site indépendant», pour les enfants (www.uptoten.com) qui commercialise des produits, des vidéos et des jeux : «Il y a aussi des contenus multimédias gratuits.» De plus, un dessin animé avec leurs personnages préférés, Boowa, un chien bleu, et Kwala, un koala, qui viennent de «l’île du Milieu, entre l’Australie et Madagascar, quelque part dans l’océan Indien», fait le tour du monde en ce moment…

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