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Young Activists Association : s’engager, un acte citoyen et social

Ces jeunes se sont donné comme mission d'aider ceux dans le besoin.

Ils sont jeunes et rêvent d’une île Maurice meilleure pour tous. Pour contribuer au façonnement de celle-ci, ils ont fait le choix de s’engager socialement afin de faire la différence…

Lorsque Khodabux Azhar, Jaumeer Nadim, Chandini Doma et leurs amis décident de lancer leur propre association en 2019, ils ne sont que des étudiants d’université, avec la tête pleine de rêves et d’ambition. Entre les cours pour la préparation de leur avenir et leur vie de jeunes, ils trouvent aussi la volonté et le temps de faire du social, confrontés comme beaucoup à la précarité dans laquelle vivent de nombreuses familles mauriciennes. Un geste important et nécessaire, estiment-ils alors, pour contribuer à leur manière au combat contre la misère et pour l’avancement du pays. Parce que oui, nous devrions tous nous sentir concernés par la lutte contre la pauvreté pour qu’ensemble, nous puissions trouver des solutions aux divers problèmes qu’elle engendre.

 

S’engager socialement pour son pays était, lance Khodabux Azhar, fondateur et president de l'association, un choix important et nécessaire. «Nous estimons qu’il est très important de s’impliquer dans la société car le niveau de vie est élevé. Certains d’entre nous peuvent se permettre ce confort, d’autres non. Nous voulons donner une bonne image de la jeune génération, et oui, nous aussi pouvons faire la différence. Si les jeunes de l’île aident leur localité, nous aurons certainement un meilleur niveau de vie qui sera bien plus agréable. Tout le monde mérite une seconde chance et un coup de main.»

 

C’était la philosophie de la Young Activists Association il y a quatre ans, et ça l’est encore aujourd’hui. «À cette époque, nous étions un groupe d’amis, étudiants à l’université, et nous avons ressenti le besoin d’aider les autres. L’idéologie de la création du groupe était simple : aidons au moins une personne dans le besoin, donnons aux étudiants plus d’exposition à des situations de la vie réelle, acquérons plus d’expériences, non seulement académiques mais aussi sociales, pour que nous puissions devenir des adultes responsables.»

 

S’ils ont aujourd’hui intégré le monde du travail et sont devenus des jeunes professionnels, ils n’ont pas mis pour autant leur engagement social de côté. Ils mettent en place des activités et des programmes d’aide en ligne avec les objectifs de développement durable du United Nations Development Programme, aussi connus sous le nom d’Objectifs mondiaux, qui agit comme un appel universel à l’action pour mettre fin à la pauvreté, protéger la planète et garantir que d’ici 2030 tous les peuples puissent vivre dans la paix et la prospérité. «Ça a été notre motto tout au long de notre parcours. Nous avons choisi le nom de Young Activists Association et imaginé notre logo pour encourager les jeunes Mauriciens à s’engager dans des activités sociales. L’idée de départ était d’aider ceux qui en avaient besoin et de donner plus d’opportunités aux étudiants, comme la formation et autres», souligne notre interlocuteur.

 

En effet, la mission de la Young Activists Association est d’apporter de l’aide à ceux qui en ont besoin là où c’est nécessaire. Il est aussi question, avance Khodabux Azhar, de donner aux jeunes une plateforme pour s’épanouir et obtenir plus de visibilité. «Puisque nous sommes une ONG comptant de nombreux étudiants universitaires, nous apportons notre expertise pour faire bouger les choses. À cet égard, nous fournissons des colis alimentaires à ceux qui en ont besoin afin qu’ils puissent réaliser davantage d’économies. Nous fournissons une plateforme aux jeunes grâce à laquelle nous leur donnons des cours gratuits dans différents endroits avec à la clé un certificat de participation. Nous mettons en place des activités pour les orphelins et les personnes âgées en leur organisant régulièrement des déjeuners et des jeux.»

 

Centrés sur l’aide qu’ils apportent et sur comment soulager ceux en difficulté, les membres de la Young Activists Association mettent un point d’honneur à respecter la dignité de leurs bénéficiaires. «Nous préférons garder l’anonymat de nos bénéficiaires pour les protéger. Quand nous aidons, nous ne disons pas qui nous aidons et nous ne publions même pas de photos. C’est l’une de nos règles.»

 

Au fil de ces dernières années, la Young Activists Association a poursuivi son chemin dans le monde du caritatif, organisant plusieurs activités sociales afin d’être au plus près de ceux dans le besoin. «Nous avons organisé des événements majeurs tels que la Journée de la santé à Port-Louis au cours de laquelle nous avons offert gratuitement un examen de la vue, un contrôle de l’IMC, des massages, des conseils, entre autres. Pendant, la crise sanitaire, nous avons fourni des colis alimentaires dans toute l’île et récemment, nous avons organisé un salon de l’emploi à l’UTM afin d’offrir davantage d’opportunités d’emploi aux nouveaux diplômés. Derrière tout ce que nous faisons, il y a un gros travail et le travail collectif d’une équipe dynamique.»

 

Et parce que la drogue est un fléau qui n’épargne pas les jeunes, la Young Activists Association fait aussi un travail de fond pour éduquer et sensibiliser la jeunesse sur les dangers et les méfaits des drogues. «Notre message aux jeunes est clair et précis : créez votre propre chemin, soyez bons et faites le bien. Si vous ne pouvez pas aider toute la localité, aidez une personne ou une famille. Cela suffira et vous serez certainement récompensé dans un avenir proche. Éloignez-vous des drogues dures et apprenez à dire non. Ne gâchez pas votre vie pour quelques minutes de plaisir», lâche Khodabux Azhar.

 

Pour aller encore plus loin, l’association a même mis en place une plateforme sur laquelle les étudiants peuvent avoir tout le matériel utile pour leur quête d’emploi, comme comment rédiger un curriculum vitae, que faire lors d’un entretien, quels types d’emplois sont disponibles. «Nous sommes en collaboration avec l’Université de Technologie de Maurice pour un module appelé Community Learning and Engagement (CLEn) dans lequel les étudiants travaillent avec nous sur l’aspect social et l’engagement communautaire. Ces étudiants développent leurs compétences et à la fin du programme, certains étudiants restent membres du groupe pour poursuivre leur parcours dans le social.» Car, ce n’est que comme ça, en joignant les forces de tout un chacun, que Maurice pourra faire reculer la pauvreté.