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Forspoken : petite femme dans grand monde magique

Première grosse sortie de 2023, voici un jeu venant des studios derrière Final Fantasy XV, disponible ce 23 janvier sur PS5 et PC, avec l’objectif de nous en mettre plein la vue et de nous émerveiller. Pari réussi mais…

Frey et son bracelet

 

C’est un peu comme Alice au pays des merveilles mais de façon plus guerrière. Vous voici donc dans la peau de Frey, jeune New-Yorkaise de 21 ans un peu rebelle (elle a quelques démêlés avec la justice) vivant avec un chat et qui, par le biais d’un bracelet magique et parlant, découvre un portail la menant dans un autre monde. Un autre monde du nom d’Athia, qui n’est pas du tout tranquille, avec une mystérieuse brume qui est en train de corrompre la nature, les animaux et les gens. Pour vaincre la brume et rentrer chez elle, Frey, aidée de son bracelet aux super pouvoirs, devra terrasser les Tantas, considérées comme les figures protectrices de plusieurs régions d’Athia, qui semblent aussi responsables de la brume en question…

 

Une histoire dans un monde fantasy qui donne une impression de déjà-vu, malgré un visuel plaisant, heureusement sauvée par une héroïne bien développée et qui a du caractère, épaulée par beaucoup d’autres personnages essentiellement féminins tout au long de l’aventure.

 

C’est un peu répétitif

 

On est dans un jeu open world avec tout ce qu’il y a de plus classique dans la forme : une carte immense avec énormément d’objectifs à remplir, pendant que d’autres régions et nouvelles attaques/nouveaux sorts se débloquent au fil de l’aventure. On a plusieurs types de défis à relever : recherche d’items spécifiques, zones à dégager de monstres, boss spéciaux, plein de choses qui vont booster les statistiques de Frey pour la rendre plus forte. Le truc, c’est que ces objectifs secondaires se renouvellent assez peu et, du coup, on se retrouve toujours à faire un peu la même chose, ce qui pourrait paraître répétitif pour certains mais qui devrait plaire à ceux qui cherchent à compléter le jeu à 100 %. Et heureusement, la quête principale promet quelques bons moments, même si c’est un peu trop classique par moments.

 

Système de magie plaisant

 

Re-heureusement, si les quêtes annexes se renouvellent assez peu, on ne risque tout de même pas de s’ennuyer, vu l’action sans cesse frénétique du jeu. Forspoken intègre des déplacements comme sur un terrain de Parkour, un peu à la Assassin’s Creed et à la inFamous, rendant le tout rapide ; vos réflexes seront ainsi pas mal sollicités pour foncer ou pour esquiver. Pour attaquer, vous aurez à votre disposition une bonne cinquantaine de sorts sortant du fameux bracelet parlant, avec sorts offensifs à droite et sorts de soutien à gauche de votre manette. Il faudra aussi prendre en compte les faiblesses de vos ennemis (feu, glace, attaques frontales ou latérales), sans oublier des boss pour corser le tout. Du classique aussi de ce côté-là mais cela reste très fun malgré tout, d’autant que les améliorations des sorts sont aussi de la partie. 

 

Et le jeu comporte également pas mal d’options d’accessibilité vous permettant plus ou moins de modifier l’interface à votre guise. Ce qui est une bonne chose, vu le gameplay qui demande un temps d’adaptation afin de s’habituer aux enchaînements de sorts et aux mouvements, le tout dans une action frénétique.

C’est joli

 

Le Luminous Studio, déjà responsable de Final Fantasy XV, fait encore parler son moteur 3D de toute beauté, boosté pour l’occasion. Forspoken en met donc plein la vue (normal venant de Square Enix, direz-vous), avec tout ce qu’il faut d’actions aux effets spéciaux pas possibles (c’est parfois même illisible, étant donné le déluge d’effets) et des cinématiques à la direction artistique clinquante. Très réussi aussi au niveau de la modélisation des personnages, avec le modèle de Frey criante de vérité au niveau du visage. Forspoken sonne aussi comme un jeu next gen bien comme il faut, avec ce qu’il faut : du 4K avec ray tracing à 30 images par seconde ou du 2K à 60 images par seconde. Même si l’on notera tout de même que les environnements extérieurs sont un peu vides et ne varient pas plus que ça…