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Swaraj Seetal écope de 37 ans de prison pour avoir tué son épouse deux mois après leur mariage

Cet habitant de Mahébourg a étranglé son épouse avant de tenter de maquiller son acte odieux en suicide.

Le couperet est tombé aux Assises tard dans la soirée du 13 février. Swaraj Seetal, un habitant de Mahébourg, a été condamné à 37 ans de prison après avoir été trouvé coupable à l’unanimité des membres du jury pour l’agression mortelle de son épouse Shalina le 26 septembre 2017. Âgé de 21 ans à l’époque, ce receveur d’autobus était accusé de meurtre sans préméditation. Sa mère Hansranee, plus connue comme Brinda, a, elle, écopé de 18 mois de prison après avoir été trouvée coupable de non-assistance à personne en danger à une majorité de huit contre un par le jury. Elle n’avait pas porté secours à sa belle-fille le soir fatidique. Le jeune homme et sa mère avaient plaidé non-coupables.

 

Cette affaire avait terriblement choqué à l’époque. Pour cause, Shalina Seetal, née Basama, une employée de banque de 25 ans, avait été étranglée à mort par son époux deux mois seulement après leur mariage. Swaraj était connu dans sa localité pour être un flambeur et pour avoir un penchant pour les drogues de synthèse. Le soir fatidique, il se trouvait ainsi dans une maison de jeux de sa localité après le travail lorsque son épouse lui avait fait un video call pour savoir où il se trouvait. Il lui avait alors expliqué qu’il rentrerait incessamment. C’est ce qu’il avait fait après avoir perdu tout son argent au jeu. Toutefois, lorsqu’il est rentré chez lui, il était dans un état second car il avait consommé une drogue de synthèse. Il a réclamé de l’argent à son épouse, ce qui a enclenché la dispute durant laquelle il l’a étranglée.

 

Après son acte odieux, il a inventé une histoire de suicide pour faire croire que son épouse s’était pendue aux antivols de leur chambre avec un horni. Sa mère Brinda, 48 ans, l’avait aidé à maquiller le meurtre en suicide. Mais les premiers policiers arrivés sur place n’ont pas cru à cette thèse un seul instant. Ils avaient déjà flairé un sale coup car il n’y avait pas d’antivols dans ladite chambre.

 

Ce terrible malheur affecte toujours terriblement les proches de la jeune femme. À l’époque, ils ne s’étaient pas opposés au mariage de celle-ci avec un receveur après des fiançailles éclair car elle était éperdument amoureuse de lui. Mais après le drame, ils nous avaient fait part de leurs regrets de ne pas l’avoir empêchée d’épouser cet homme. Shalina, la petite dernière de la famille avait fêté ses 25 ans le 22 septembre, soit quelques jours avant le terrible drame. Selon les siens, elle avait toujours été «enn zanfan gate» et surtout, elle était brillante, faisant ainsi leur joie et leur fierté. Après avoir décroché un diplôme en management à l’université de Maurice, elle avait pris de l’emploi dans une banque. Quand elle leur avait fait part de son amour pour Swaraj et de leur intention de se marier, ses proches ignoraient qu’il était un flambeur et un toxicomane. Les deux sœurs et les parents de la jeune femme n’avaient pas vraiment pas eu le temps de bien connaître le jeune homme. Les tourtereaux s’étaient fiancés le 8 avril 2017 et s’étaient mariés le 29 juillet. Deux mois plus tard, la jeune femme a été tuée par son mari.

 

La sœur cadette de Shalina était en vacances à La Réunion lorsqu’elle avait appris la terrible nouvelle. Elle était alors rentrée au pays en catastrophe, tout comme sa sœur aînée qui vit en Angleterre, pour pouvoir assister aux funérailles. C’est à ce moment-là que la famille a su que la jeune femme était régulièrement brutalisée. À l’époque, ses collègues lui avaient également demandé de mettre fin à sa relation avec Swaraj car ce dernier profitait de sa situation financière pour pouvoir assouvir ses vices.

 

Le procès de Swaraj et de sa mère a duré quelques jours. La poursuite était représentée par Vidya Mungroo-Jugurnath, Senior State Counsel, et Meenakshi Bhogun, Principal State Counsel. Leur plaidoirie était basée sur les aveux de Swaraj qui était, lui, défendu par Neelkant Dulloo. Alors que sa mère était représentée par Madan Dulloo. Le procès s’est tenu devant le juge Lucthmeeparsad Aujayeb.