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Sooraj Laljee en détention pour trafic humain allégué : son épouse l’accuse ; ses proches parlent de «coup monté»

Cet habitant de Phoenix est connu pour ses posts sur les accidents de la route

Cet internaute connu pour ses posts sur les réseaux sociaux concernant les accidents de la route est accusé d’avoir forcé son épouse à avoir des relations sexuelles avec des touristes. Ce qu’il nie. Son entourage avance qu’il est victime d’un complot. 

Ce chauffeur de van s’est fait un nom sur les réseaux sociaux en postant plusieurs vidéos d’accidents de la route. L’une d’elle concerne même un acte pour lequel il avait été salué par la police en 2019 : il avait confisqué les clés d’un chauffeur ivre pour l’empêcher de reprendre la route. Mais depuis le 24 septembre, c’est un autre genre d’affaire, beaucoup moins glorieuse, qui fait parler de Sooraj Lalljee, 41 ans. Son épouse Shiama Devi Laljee, née Gopaul, âgée de 43 ans, a porté plainte contre lui, l’accusant de l’avoir forcée à se prostituer avec des touristes à plusieurs reprises.

 

Le principal concerné, qui a été arrêté sous une accusation provisoire de trafic humain et placé en détention, nie en bloc ces accusations. Son avocat Jim Jeetaram a déjà déposé une motion au tribunal de Bambous pour sa remise en liberté sous caution. Les débats auront lieu ce lundi 3 octobre. Les proches de Sooraj Lalljee parlent, eux, d’un «coup monté» et s’interrogent sur le timing adopté par la victime présumée. «Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour dénoncer Sooraj ?» s’interroge son entourage. «Nou anvi kone kifer linn res trankil tou sa letan-la», ajoute un membre de la famille.

 

Avant son arrestation, Sooraj Lalljee avait d’ailleurs intrigué plus d’un avec un post sur sa page Facebook : «Merci pour cette trahison.» La victime présumée s’est refusée à tout commentaire sur les allégations de trahison et de complot faites à son encontre par son époux et les proches de ce dernier. Par ailleurs, elle a déjà fait une demande pour obtenir un Protection Order.

 

Dans sa déposition à la police, Shiama Devi Laljee, accuse son mari Sooraj Lalljee, le père de ses trois filles mineures, de l’avoir vendue à des étrangers. Cela aurait commencé en février 2019. Ce jour-là, la quinquagénaire aurait accompagné son époux à un bar, à Flic-en-Flac où ils auraient consommé des boissons alcoolisées ensemble. À un certain moment, son époux aurait entamé une conversation avec un touriste et se serait ensuite approché d’elle pour la convaincre d’avoir des relations sexuwelles avec ce dernier.

 

Elle souligne qu’elle a d’abord refusé mais que son mari a lourdement insisté, la poussant à accepter contre son gré. Ils se trouvaient alors sur la plage de Flic-en-Flac. L’habitante de Phoenix soutient que son époux a récidivé cinq mois plus tard, soit en juillet, alors qu’ils étaient à Flic-en-Flac encore une fois. Selon ses dires toujours, le touriste serait parti lorsqu’elle aurait refusé d’avoir des rapports avec lui. Quelques mois plus tard, soit en mars dernier, le couple serait allé prendre un verre dans une taverne à Grand-Baie. Sur place, Sooraj Lalljee aurait à nouveau forcé son épouse à avoir des rapports avec un autre touriste contre paiement. Cette dernière dit en ignorer le montant.

 

Suite à sa déclaration à la police, Shiama Devi Laljee a décliné l’offre de la police de se faire examiner médicalement. Elle n’a pas souhaité non plus aller dans un shelter avec ses filles. La police a arrêté Sooraj Lalljee le lendemain, soit le 25 septembre. Il reste en détention pour le moment. La prochaine étape de l’enquête est son interrogatoire par les limiers du poste de police de Grand-Baie. Entre-temps, son entourage n'arrête pas de clamer son innocence. «Li viktim enn konplo. Li ena prev lor so portab», souligne un membre de sa famille.