• Football : Cercle de Joachim concerné par une autre affaire
  • Le bénéfice du doute accordé aux tortionnaires présumés d'Iqbal Toofanny ] Sa veuve : «Cela ne veut pas dire que ces policiers sont innocents»
  • Double explosion à Beyrouth ] Salem Beydoun, consul honoraire de Maurice au Liban : «C’est un cauchemar»
  • Naufrage du Wakashio : un océan de chagrin
  • Hippisme - Barbé 2020 : White River : The Classic Winner
  • L’image d’un échec !
  • Cérémonie pour ceux décédés pendant le confinement - Jeff Clark : hommage à mon père
  • PatKat Professional Hairstylist : avec Patricia Kathan, ça décoiffe !
  • Elle l’avait projetée à terre lors d’une dispute : Vanessa Curpen écope de cinq ans de prison pour le meurtre de son bébé
  • Douleurs de l’hiver : Comment y remédier ?

Sailendra Cunniah meurt sous les roues d’un poids lourd - Son frère : «Nou tou ankor dan sok»

Photo prise en février lorsque Sailendra Cunniah a aidé des travailleurs sociaux lors d’une collecte de sang.

Le dimanche 14 juin, cet habitant de Tyack s’était rendu à la boutique du coin pour y rencontrer des amis. Mais sur le chemin du retour, il a glissé et s’est retrouvé sur l’asphalte. Un poids lourd n’a pu l’éviter. Depuis, les proches de Sailendra Cunniah sont anéantis. Son frère se confie.

La scène, dramatique, a marqué les esprits de ceux qui sont arrivés en premier sur les lieux. Le dimanche 14 juin, Sailendra Cunniah, un visage incontournable à Tyack, baignait dans une mare de sang sous les roues d’un poids lourd. C'était vers 13h30, non loin de l’école primaire de cette localité. Le chauffeur du camion, âgé de 49 ans, a expliqué qu’il roulait en direction de Souillac mais n’a pu éviter le drame, bien qu’il ait appliqué ses freins. Il a subi un alcootest qui s’est révélé négatif.

 

Quant à Sailendra Cunniah, un habitant de la rue Dynamo âgé de 39 ans, il avait déjà rendu l’âme lorsque son corps a été transporté à l’hôpital de Rose-Belle pour une autopsie. Il laisse derrière lui des proches anéantis. Notamment sa mère Devi, 71 ans, avec qui il vivait. «Ma mère est inconsolable. Le jour du drame, elle avait donné Rs 200 à mon frère. Ce dernier était allé acheter une nouvelle paire de savates avec cet argent. Il est ensuite rentré pour prendre un bain, avant de sortir à nouveau pour aller rencontrer ses amis à une boutique», explique Satyam, le frère de la victime.

 

C’est sur le chemin du retour que Sailendra Cunniah a perdu la vie. «Nou tou ankor dan sok. Nounn tann dir ki li finn fer aksidan kan li ti pe retourn lakaz. Linn glise. Bann kinn trouv li anba kamion dir pa ti fasil ditou pou get li. Mo frer ti bien popiler dan landrwa. Li ti kontan rann boukou dimounn servis. Zot tou inn gagn sok kan zot inn aprann seki finn ariv li», poursuit Satyam.

 

Sailendra Cunniah laisse derrière lui trois enfants ; son fils aîné, âgé de 17 ans, a été adopté par un proche et vit en France. Sa fille cadette, âgée de 14 ans, et son benjamin, âgé de 8 ans, vivent avec leur mère, de qui Sailendra Cunniah était séparé depuis plusieurs années, à Souillac. Sailendra Cunniah collectionnait les petits boulots pour subvenir à ses besoins. C’est de cette façon qu’il s’est fait connaître dans sa localité. Une localité qui pleure aujourd’hui son départ tragique.

 

Elle succombe à ses blessures après plusieurs jours d’hospitalisation

 

Janick Pottier, une habitante de la rue Michael Leal, à Saint-Martin, a rendu l’âme, le vendredi 19 juin, à l’unité des soins intensifs de l’hôpital de Rose-Belle. La jeune femme de 34 ans était hospitalisée depuis le 13 juin, suivant un accident de la route.  Ce jour-là, vers 23 heures, à l’Allée Coco, à Beau-Champ, la jeune femme voyageait en croupe sur une bicyclette électrique pilotée par un homme de 40 ans, habitant également à la rue Michael Leal, lorsque ce dernier a perdu le contrôle du véhicule.

 

La trentenaire, inconsciente, a été blessée à la tête. Elle a été transportée à l’hôpital de Souillac, où elle a d’abord été placée sous respiration artificielle aux soins intensifs, ayant sombré dans le coma, avant d’être transférée à l’hôpital de Rose-Belle car son état inspirait de vives inquiétudes. Quant à celui qui pilotait le deux-roues, il a refusé de se faire soigner. Il a été emmené au poste de police de sa localité pour les besoins de l’enquête. Sur place, il a subi un alcootest ; il avait 55 mg d’alcool dans le sang ce soir-là. Il a, par la suite, été placé dans une cellule de dégrisement. Dans sa déposition, il raconte qu’il rentrait chez lui quand il a été gêné par les phares d’une voiture qui venait en direction opposée. La police a procédé à son arrestation après le décès de la jeune femme. Il fait l’objet d’une charge provisoire d’homicide involontaire.

 

La route fait deux autres jeunes victimes

 

Ils ont connu une fin atroce. Amed Aboo Bakar Sumun, 19 ans et habitant Banarally Lane, à Mesnil, a été victime d’un hit and run sur l’autoroute, à Phoenix, le jeudi 18 juin, alors qu’il se trouvait sur sa motocyclette. D’après la police, il aurait été percuté par un autobus.

 

Le jeune homme, stagiaire chez ABC Motors, a été retrouvé allongé sur l’herbe au bord de la route. Son décès a été constaté à son arrivée à l’hôpital Victoria, Candos. Les images des caméras de surveillance se trouvant à proximité du lieu du drame seront visionnées dans le cadre de l’enquête policière.

 

Le mardi 16 juin, Ameera Cajee, une jeune fille de 20 ans, a, elle, succombé à ses blessures après un accident de la route. Cette habitante de Port-Louis était sous respiration artificielle depuis le 7 juin. Elle a poussé son dernier soupir neuf jours plus tard. Le jour du drame, elle était en voiture en compagnie d’un habitant de Pailles de 22 ans lorsque la voiture a dérapé et fait plusieurs tonneaux sur l’autoroute à Pamplemousses.

 

Son frère meurt suite à un accident : Le cri du cœur de Sephora Moothen pour rentrer à Maurice

 

Elle ne sait plus à quel saint se vouer. Sephora Moothen, qui vit à La Réunion depuis 2015, supplie les autorités concernées de lui permettre de rentrer à Maurice pour dire adieu à son frère Samuel. Ce dernier, âgé de 27 ans, est décédé le samedi 20 juin, après 20 jours dans le coma suite à un accident de la route. «J'implore les autorités de me trouver une place dans un vol, même en transit à Maurice. Je sais que les frontières sont fermées, qu'il y a un vol vers Maurice tout rempli mais si pouviez me trouver une petite place pour que je puisse revenir au plus vite», lance Sephora Moothen, désemparée face à la situation et qui souhaiterait dire un dernier au revoir à son frère qu'elle décrit comme un bon vivant, un jeune homme gentil. Ce dernier, culturiste et scout, laisse derrière lui une fillette de 2 ans. 

 

Jean Marie Gangaram et Stephane Chinnapen