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Rakesh Baboolall meurt sous les roues d'un camion - Aruna, sa soeur : «En une fraction de seconde, notre monde s'est écroulé»

L’accident s’est produit à la jonction de la rue De Rosnay et de la route principale de Beau-Bassin.

Ses rêves commençaient à peine à se concrétiser. Malheureusement, le destin en a décidé autrement pour Rakesh Baboolall, 43 ans. Tué sur le coup dans un accident de la route, il laisse derrière lui une famille effondrée, anéantie. Ses sœurs se confient…

Elles n’avaient aucune idée de la terrible nouvelle qu’elles allaient apprendre en se rendant au poste de police de Beau-Bassin le mercredi 27 octobre. En début de soirée, Aruna a rejoint sa belle-sœur pour qu’elles s’y rendent ensemble. «Elle m’a demandée de l’y rejoindre parce qu’elle avait appris que mon frère avait été victime d’un accident et qu’il avait subi de légères blessures. Sur place, nous avons vu sa moto et avons deviné que c’était bien plus grave. Nous pensions qu’il était dans un état critique à l’hôpital», confie Aruna. En questionnant un policier, elles ont appris que Rakesh Baboolall avait perdu la vie. «En une fraction de seconde, notre monde s’est écroulé. Nous nous sommes demandées comment une chose pareille avait pu lui arriver car il conduisait toujours prudemment.»

 

L’accident de Rakesh Baboolall est survenu aux alentours de 17h30 aux abords de la route principale de Beau-Bassin, à la jonction de la rue De Rosnay. Ce Nursing Officer de 43 ans, domicilié dans la localité, circulait à moto de Rose-Hill en direction de Beau-Bassin lorsqu’il est passé sous les roues d’un camion. Avant l’arrivée du Samu sur les lieux, il ne réagissait déjà plus et ne respirait pas. Lorsqu’un médecin est arrivé sur place, celui-ci a constaté son décès.

 

Le conducteur du poids lourd impliqué dans ce drame routier a été soumis à un alcootest qui s’est avéré négatif. Cet habitant d’Albion, âgé de 52 ans, a été traduit devant le tribunal le lendemain, où une accusation provisoire d’homicide involontaire a été logée contre lui. Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances exactes de cette tragédie.

 

Projets

 

Pour les proches de Rakesh Baboolall, cette nouvelle est difficile à encaisser. «C’est dur pour nous de perdre notre unique frère. Nous n’avons pas les mots pour décrire notre souffrance. Il avait quelques problèmes de santé mais il prenait soin de lui. Il a toujours été quelqu’un de très consciencieux mais il a été emporté par un accident, quelque chose sur lequel il n’avait aucun contrôle. Il ne méritait pas une telle fin», se désole Roshnee Damree, son autre sœur. «Il ne fumait pas, ne buvait pas et a toujours fait très attention au volant. Il conduit depuis son plus jeune âge et n’a jamais eu de problèmes en route auparavant. Aujourd’hui, nous nous retrouvons seuls. Même s’il n’est plus là physiquement, il sera toujours dans nos cœurs.»

 

Les sœurs de Rakesh Baboolall ne tarissent pas d’éloges à son sujet. Véritable bosseur, disent-elles, leur frère, qui travaillait à l’hôpital psychiatrique de Brown-Sequard depuis l’âge de 21 ans, se donnait corps et âme à son travail. «Il venait d’avoir une promotion. Il avait obtenu un meilleur poste et plus de responsabilités. Son assiduité avait porté ses fruits et cela l’avait rendu heureux. Travailler à l’hôpital psychiatrique pouvait être un vrai défi mais il a toujours su garder la tête sur les épaules. Il ne s’est jamais plaint. Il ne prenait jamais de congés, sauf pour les urgences, et adorait son travail. Il espérait gravir les échelons dans le domaine professionnel. C’était son rêve le plus cher», confie Aruna.Malheureusement, il a perdu la vie dans un accident, alors même que ses projets commençaient à se concrétiser.

 

Marié et sans enfants, le quadragénaire est décrit comme un homme «calme, gentil, à qui on pouvait faire confiance. Zame pa gagn diskision ou lager avek li.» Afin que d’autres familles ne subissent pas le même sort, Aruna lance un appel aux usagers de la route : «Je demande aux conducteurs d’être vraiment vigilants sur nos routes. Bann lezot dimounn ousi ena fami. Mes parents ont perdu leur seul fils, nous avons perdu notre frère, ma belle-soeur est devenue veuve alors qu’elle est encore jeune. Si pa konn kondir, pa met lavi lezot dimounn an danze.»

 

Même si le conducteur du camion est jugé devant un tribunal, cela ne leur ramènera pas celui qu’ils aimaient tant. «C’est malheureux qu’il ait connu un destin aussi tragique à cet âge. Mo espere dimounn inpe pli konsian lor la rout, la rout pa enn rali. Une nouvelle comme celle-là est difficile à digérer, surtout à quelques jours de Divali, à quelques mois du Nouvel An. J’espère que Dieu nous donnera la force de surmonter tout ça.» Les funérailles de Rakesh Baboolall ont eu lieu le jeudi 28 octobre.