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Poursuivi pour culture de cannabis : le coup de gueule du chanteur Jahfazon

Le rastaman est poursuivi en cour pour culture d’une plante de cannabis mesurant 16 cm.

Arrêté pour culture d’une plante de cannabis à son domicile, le reggaeman ne comprend pas pourquoi le Directeur des poursuites publiques a décidé de maintenir des poursuites contre lui, alors que celui-ci avait rayé une charge similaire qui pesait sur lui après son arrestation au Jardin de la Compagnie avec d’autres rastas, suivant la section 6 des droits constitutionnels, qui stipule qu’une personne a le droit de pouvoir pratiquer librement sa religion en public et en privé.

Sa colère est une course vers la justice, clame-t-il. Le chanteur Jahfazon, de son vrai nom Wendy Ambroise, est très remonté contre le Directeur des poursuites publiques (DPP). Il y a deux semaines, le reggaeman a appris que celui-ci a maintenu les poursuites contre lui après son arrestation pour culture d’une plante de cannabis. Cet habitant de Rose-Belle avait été arrêté à sa descente d’avion le 3 janvier 2017, alors qu’il revenait de Madagascar où il avait participé à un concert de reggae. Raison : en décembre, alors qu’il était absent du pays, la police avait saisi une plante de cannabis chez lui.

 

Son épouse Sandra, qui était présente à ce moment-là, avait également été arrêtée et détenue en cellule policière. Elle avait retrouvé la liberté après avoir fourni une caution. Jahfazon, lui, n’avait pu sortir sous caution car au moment de son arrestation, il était déjà en liberté conditionnelle. Il avait été appréhendé avec plusieurs membres de la communauté rasta, le 6 mai 2016, pour avoir consommé du cannabis en public au Jardin de la Compagnie, lors d’une manifestation pacifique avec d’autres membres de la communauté rasta. Le DPP a toutefois rayé la charge qui pesait sur lui et les autres rastas suivant la section 6 des droits constitutionnels, qui stipule qu’une personne a le droit de pouvoir pratiquer librement sa religion en public et en privé.

 

«Mo pa dakor»

 

«Monn fek aprann ki DPP inn desid pou gard sarz pou kiltir enn plant gandia kont mwa. Ti osi gagn enn bong kot mwa sa zour bann ADSU ti vinn fer la fouy-la. Monn fini ekrir DPP pou dir li ki mo pa dakor ek sa ditou. Mo pa konpran kouma linn kapav pran enn desizion parey, alor ki li mem linn rey case mo ti gagne dan zardin kompani kot la polis ti aret mwa pou konsomasion gandia. La polis ti aret mwa ek 2 lezot frer sa zour-la. Ti ousi aret 8 lezot frer ankor pou rogue & vagabond. DPP ti rey sa case-la ousi. Zordi mo pa kompran kifer li pe pourswiv mwa pou sa case 1 plant-la», s’insurge Jahfazon.

 

Le chanteur explique qu’il doit se présenter devant le tribunal de Mahébourg le 9 septembre dans le cadre de cette affaire. Il estime que ce procès est une énième preuve de la persécution dont sont victimes les membres de la communauté rasta. «Inn ariv ler pou aret fatig rasta akoz gandia. Komie tan nou pou bizin kasiet pou kapav pratik nou relizion ? Inn ariv ler pou met tousala kler. Kan mo ti marye leta sivil ek kan monn deklar mo 2 garson, monn met relizion rasta. Komie tan leta pou kontinie zwe ek nou koumsa ? Gandia lie ek nou bann pratik dan nou relizion. Kifer nou pa gagn drwa pratik nou relizion kouma lezot ?» se demande le rastaman.

 

Fait marquant : la plante de cannabis retrouvée chez lui ne lui appartient pas personnellement, dit-il, encore moins à son épouse : «Plusieurs familles rastas s’étaient réunies chez nous un mois avant la descente de l’ADSU pour prier et célébrer le couronnement du roi Haile Selassie. La plante a poussé seule sur la terrasse car nous avons tous consommé du gandia ce soir-là. Je me suis rendu à Madagascar quelques jours plus tard, soit le 4 décembre. Je devais rentrer 10 jours après. J’avais prolongé mon séjour lorsque j’avais appris que la police avait effectué une descente chez moi. Je savais que j’allais être arrêté à ma descente d’avion pour cultivating cannabis à cause de cette plante de 16 cm.»

 

Jahfazon se demande combien de temps encore les rastas vont continuer à être persécutés au quotidien. Il est d’avis que cette situation doit cesser.