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Ajagen Chocalingum, 45 ans, décède plus de trois mois après son accident - Artee, son épouse : «Il s’est battu jusqu’au bout…»

La victime a subi des blessures à la colonne vertébrale, ayant entraîné d'autres complications de santé.

Ses blessures ont eu raison de lui. Loganaden Chocalingum, plus connu sous le nom d'Ajagen, a poussé son dernier souffle le mercredi 19 avril, après avoir été victime d'un accident le 1er janvier. Inconsolable, son épouse Artee témoigne… 

Elle sentait, au fond d’elle, qu’elle recevrait cette mauvaise nouvelle tôt ou tard. Travaillant elle-même dans le domaine médical, Artee Chocalingum voyait l’état de santé de son époux Loganaden, plus connu sous le nom d’Ajagen, se détériorer graduellement après son accident. Le mercredi 19 avril, soit après un peu plus de trois mois d’hospitalisation, ce dernier a fini par rendre l’âme aux soins intensifs de l’hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam (SSR), à Pamplemousses. Une autopsie a attribué son décès à une septicémie.

 

Le 1er janvier, Ajagen Chocalingum, un sapeur-pompier de 45 ans, qui compte 22 années de service, avait quitté son domicile à Bois-Rouge, Pamplemousses, dans l’après-midi, pour se rendre sur son lieu de travail, où il devait être «on night duty». En chemin, dans les parages du rond-point de Mapou, il a perdu le contrôle de sa moto et terminé sa course contre le parapet. Blessé, il a été conduit à l’hôpital SSR dans une ambulance, avant même que la police arrive sur les lieux.

 

De cette journée fatidique, Artee en a gardé tous les détails. Travaillant comme infirmière, elle était de service lorsque les ambulanciers l’ont contactée pour lui dire que son époux avait été victime d’un accident de la route. «Ajagen était toujours conscient lorsque les premiers secours l’ont récupéré. Il leur a, lui-même, donné mon numéro de téléphone pour leur demander de m’en informer. Je l’ai rejoint au casualty aussitôt qu’il est arrivé sur place», relate-t-elle. «Il avait des égratignures sur le corps et était blessé au genou ; rien qui nous aurait laissé supposer que son état de santé était aussi préoccupant.» Néanmoins, poursuit-elle, «il m’a dit qu’il ne sentait plus ses jambes. Il savait que ce n’était pas normal». Des examens plus poussés ont ainsi permis aux médecins de déceler qu’il avait des fractures à la colonne vertébrale.

 

Complications

 

Dès le lendemain de son accident, Ajagen Chocalingum a été transféré à l’hôpital Victoria, à Candos, où il a subi une intervention chirurgicale. Il y a séjourné pendant trois jours, avant d’être transféré à nouveau à l’hôpital SSR, où il a été admis aux soins intensifs. «Pendant son hospitalisation, il a toujours été conscient. Toutefois, ses blessures à la colonne vertébrale ont entraîné d’autres complications. Parfwa, li ti paret impe korek, me vu ki so poumon pa ti pe travay kouma bizin, ena zour ti bizin met li lor ventilator», confie Artee. «C’était quelqu’un de fort et solide. Il s’est battu jusqu’au bout…» Mais le dimanche 16 avril, l’état de santé de son époux s’est détérioré drastiquement, jusqu’à ce qu’il rende l’âme trois jours plus tard. «Les médecins ont fait leur maximum mais il n’a pas pu être sauvé. Je tiens tout de même à les remercier car ils nous ont été d’une grande aide et nous ont beaucoup soutenus, du début à la fin.»

 

Si Artee reconnaît qu’elle s’était préparée à accueillir la nouvelle de la mort d’Ajagen, le départ de ce dernier est d’autant plus douloureux pour leurs deux filles de 18 et 13 ans. «Elles étaient très attachées à leur père ; de véritables filles à papa. Ce sera d’autant plus dur pour notre aînée qui prendra part à ses examens du Higher School Certificate cette année.» Comment s’en sortir sans celui qu’elle aimait et qui était «aimé de tous, un homme familial» ? En effet, Ajagen Chocalingum «était un mari et un père formidable», renchérit la belle-sœur du quadragénaire, Amrita Chadee.

 

Très religieux, il était membre d’une association culturelle où il était très actif. Le sport étant l’une de ses passions, il avait même formé une équipe de football avec d’autres membres de l’ONG. «Il a pris part à de nombreuses compétitions et remporté plusieurs championnats», relate Artee. Ajagen Chocalingum se passionnait également pour la ferronnerie. C’est ce jeudi 20 avril qu’il a rejoint sa dernière demeure. «Ses collègues étaient tous présents pour lui faire une haie d’honneur afin de lui rendre un dernier hommage. Il a eu les funérailles qu’il méritait…»