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Un boni de 14e mois payé par le gouvernement : Les Mauriciens entre appréciation et questionnement

Lors de la Private Notice Question (PNQ) du mardi 21 novembre, le leader de l’opposition, Xavier Luc Duval, s’est adressée au ministre du Travail, Soodesh Callichurn, en réclamant le paiement d’un 14e mois par le gouvernement aux employés du secteur privé et du public dont le salaire mensuel est inférieur à Rs 50 000 et cela dû à la hausse du coût de la vie. Quelques Mauriciens s’expriment à ce sujet. Réactions.

Dinash Bundhoo, Poudre-d’or-Hamlet : «Atténuer les pressions mais…»

 

Cela suscite des réflexions divergentes. D’un côté, cela pourrait être perçu comme une mesure pour atténuer les pressions financières croissantes sur les travailleurs, améliorant ainsi leur pouvoir d’achat. Cependant, du point de vue économique, cela pourrait mettre à rude épreuve les finances publiques et les entreprises, potentiellement en entraînant des conséquences imprévues telles que des hausses d’impôts ou des compressions budgétaires. Il est crucial d’évaluer la viabilité financière d’une telle proposition et d’explorer d’autres solutions, telles que des politiques ciblées pour soutenir les groupes les plus vulnérables. Un dialogue ouvert entre le gouvernement, l’opposition et les parties prenantes concernées est essentiel pour trouver des solutions équilibrées qui répondent aux préoccupations légitimes des travailleurs tout en préservant la stabilité économique à long terme.

 

Noellette Cecile, Poste-de-Flacq : «Une nécessité»

 

Je soutiens cette idée surtout pour ceux qui gagnent moins de Rs 25 000 car le coût de la vie actuel impacte durement sur la vie des citoyens. Je pense que l’octroi d’un 14e mois aidera les travailleurs à faire face à cette pression financière. Cela pourrait aussi être considéré comme une récompense pour le dur labeur tout au long de l’année et être une source de motivation pour mieux faire. Mais ce 14e mois pour les travailleurs à revenus très bas pourra aider à pallier une disparité mais aussi avoir un impact sur le bien-être mental de ces gens. Et cela prouvera que le gouvernement prend en considération la situation des employés donc c’est plus que nécessaire d’avoir ce soutien financier pour tous ceux qui touchent moins de Rs 25 000.

 

Yash Ramchurn, Fond-Du-Sac : «Gage d’une stabilité financière»

 

C’est une excellente manière d’augmenter le pouvoir d’achat, voire de réaliser des investissements sur le long terme afin de s’assurer un meilleur avenir financier. Ce sera aussi le gage d’une certaine stabilité financière. Ce sera plus simple d’organiser vos dépenses pour les imprévus, les cadeaux, les évènements, les vacances, et même pour les frais de scolarité des enfants. Chaque entreprise a son propre système de rémunération. Mais là on demande au gouvernement de payer. Donc il faut trouver la bonne formule, ce qui n’est pas impossible car si le gouvernement s’est permis d’injecter des milliards de roupies pour aider les grosses entreprises et les gro palto pendant la période de Covid-19, alors pourquoi ne pas faire un effort de plus pour les citoyens. Si on arrive à trouver de l’argent pour augmenter la pension de vieillesse pour honorer un engagement pris pendant la campagne électorale alors pourquoi ne pas faire un effort de plus pour ceux qui travaillent de manière acharner pour l’économie du pays.

 

Tejasveer Bundhoo, Poudre-D’Or-Hamlet : «Adopter une solution à long terme»

 

Le pays subit encore les conséquences dévastatrices de la Covid-19. L’inflation élevée de l’économie mondiale a entraîné une hausse du coût de la vie partout dans le monde. La mesure proposée par le chef de l’opposition est sans aucun doute empreinte de bonne foi, mais elle soulève plusieurs questions fondamentales. Cette mesure aura-t-elle réellement un impact positif sur l’économie ?   Ne serait-il pas temps d’adopter une solution économique à long terme pour stabiliser et repositionner la roupie mauricienne, plutôt que de saigner l’économie pour un réconfort temporaire ?