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Traitements hormonaux : «Comment se passe ma transition d’homme à femme…»

Tous les jours, Vivek doit prendre des comprimés pour faire lentement mais sûrement sa transition.

Une personne, sous le couvert de l’anonymat, a bien voulu nous parler de son quotidien en tant que personne qui est en train de vivre sa transition sexuelle via des traitements hormonaux qui sont maintenant disponibles dans les hôpitaux.  

Il dit s’appeler Vivek. Sauf que si tout se passe bien, il deviendra bientôt Divyanka. Cette jeune personne de 23 ans a entamé, il y a un peu plus de deux mois, des traitements hormonaux pour faire sa transition sexuelle. Comment cela se passe ? Il nous dit tout. 

 

Les traitements pour changer de sexe consistent en des prises de médicaments, le plus souvent des comprimés, qui provoquent des changements au niveau des hormones et par la suite, du physique, avec par exemple, des poils qui vont tomber à certains endroits et le développement de la poitrine pour ceux qui transitionnent vers le féminin et vice-versa.  Depuis récemment, ce genre de traitements est disponible gratuitement, notamment à l’hôpital Jeetoo, après consultation avec un endocrinologue – spécialiste médical dans tout ce qui a trait aux hormones. Les personnes désireuses de suivre le traitement sont accompagnées par des volontaires des ONG concernées après la prise de contact.

 

Revenons à Vivek. Depuis tout petit, il se sent différent. «J’étais toujours efféminé, chose qui s’est accentuée durant mon adolescence où j’ai commencé à me travestir ; j’avais ce désir fort de devenir une femme complètement. C’était une question d’être bien dans sa peau, même s’il faut avouer que plusieurs amis et proches ne comprenaient pas trop. Mais lorsque j’ai appris, via l’ONG Young Queer Alliance, qu’on pouvait faire des traitements hormonaux, j’ai été très intéressé.»

 

Persévérant, Vivek prend alors rendez-vous et va voir le médecin accompagné d’un volontaire. Des difficultés, des regards ? Accusateurs ? Dédaigneux ? Haineux ? Un médecin difficile, qui juge ? «J’avoue que non. En fait, c’était drôle, parce que le médecin qui allait me prescrire le traitement était très surpris lorsque nous lui avons exposé mon cas ; j’avais l’impression qu’il n’était pas au courant qu’il y a ce genre de traitement pour la transition. Mais, par la suite, on a vu que c’était un pro et qu’il connaissait le sujet.» Commence ensuite la prise de comprimés. «Pour le moment, j’en suis encore à un comprimé par jour. Le souci, c’est qu’il y a des effets secondaires comme des nausées ; donc, je le prends juste avant d’aller dormir. Ce n’est pas toujours évident mais on s’habitue.»

 

Et après ? «Le traitement peut être long et à vie, avec des médicaments à prendre à différentes étapes, ce qui peut être difficile avec les effets secondaires, mais je vais persévérer car il y a une finalité dans ce que j’entreprends. Bien sûr, si par la suite j’ai l’occasion de passer par la chirurgie, je le ferai, mais c’est tout de même une intervention très coûteuse qui n’est pas encore disponible dans les hôpitaux ici.» 

 

Pour plus de détails sur ces traitements, vous pouvez entrer en contact avec la Young Queer Alliance sur le 5802 8357 ou sur les réseaux sociaux.