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Sustainable Household Waste Management | Déchets ménagers : you are the boss !

Kooshal Seechurn et son groupe sensibilisent à différents niveaux.

Et si vous vous faisiez des sous en apprenant à bien manager vos déchets de la cuisine ? C’est la bonne idée écologique d’une ONG basée à Bois-Rouge.

Votre regard va changer. D’un coup de baguette magique (et pratique !), vous allez observer avec plus d’amour et de tendresse vos déchets ménagers, l’incontournable salte lakwizinn. Une pelure d’orange ? De l’huile rance ? Une bouteille de plastique ? Vous avez de l’or chez vous. Et ça, c’est Kooshal Seechurn, de l’ONG Sustainable Household Waste Management (SHWM), qui le dit : «Il ne faut pas voir le waste comme du waste mais comme une source de revenu.» Quel est l’objectif de cette organisation menée par un groupe de jeunes ? L’ONG mise sur la promotion du recyclage des déchets ménagers. L’association, qui est basée à Bois-Rouge, a obtenu le prix du meilleur projet pour l’environnement dans le cadre d’une compétition organisée par la NPCC l’année dernière. Elle était présente lors du festival musical Kaz’Out, qui a eu lieu ce samedi 7 novembre, et elle a animé des ateliers d’explication et de sensibilisation. Si vous n’y étiez pas, vous pouvez faire le plein de conseils auprès de Kooshal Seechurn ici (et suivre votre réflexion sur la page Facebook de SHWM où vous trouverez de nombreuses informations intéressantes et pratiques). Alors, comment mieux gérer vos déchets ménagers ? Comment vous faire du cash ? Il vous dit tout…

 

Les déchets organiques

 

Pour Kooshal Seechurn, les pelures, les sachets de thé, les coquilles d’œufs et tous ces déchets organiques que vous jetez à la poubelle ne sont pas en fin de vie. Bien au contraire : «Nous encourageons les familles à faire leur propre compost. Nous avons aidé plusieurs en leur fournissant des compost bins.» Dans un coin du jardin, vous fabriquez votre améliorant naturel pour la terre et vous l’utilisez pour vos parterres. Mais ça ne s’arrête pas là ; si vous voyez plus grand, vous pouvez, en compostant, rêver à bien d’autres aventures : «Nous œuvrons pour la promotion du backyard gardening. Et une fois que les légumes ou autres plants sont prêts, nous aidons les familles à les vendre ; devant leur porte, par exemple. Nous les mettons aussi en contact avec les PME ou nous les aidons à participer à des foires pour des petites entreprises.» De plus, la SHWM se déplace chez vous pour le testing du compost et vous aide pour le packaging afin de vendre votre produit aux agriculteurs. C’est tout bénef’ !

 

Les bouteilles en plastique

 

Et hop, à la poubelle ? Mauvaise idée ! C’est du gaspillage (dans tous les sens du terme), le plastique à usage unique, comme vous le savez, c’est un des plus gros polluants. Au-delà de l’aspect environnemental, Kooshal Seechurn rappelle que le plastique peut rapporter du cash. Il faut, bien sûr, savoir comment faire pour le transformer en monnaie. Pour ça, la SHWM est là pour aider et donner des conseils. Mais aussi pour collecter les bouteilles, par exemple : «Nous utilisons 50 % de ce que nous collectons pour les crafts et nous revendons le reste à des compagnies de recyclage. Nous pouvons aussi mettre en relation les particuliers avec ces entreprises qui les paieront en échange de plastique.» Ce qu’il conseille : c’est de ramasser les bouteilles ou autre logement en plastique, de constituer un stock, de se préparer pour une collecte et d’empocher l’argent que payent les sociétés de recyclage : «Tout dépend, bien sûr, de la quantité de plastique que vous avez.» Pour obtenir une liste des entreprises qui opèrent dans ce domaine, faites un tour sur leur page Facebook.

 

L’huile

 

Enn bon samousa so-so. C’est super ! Mais quand on imagine la quantité d’huile qu’il faut utiliser afin de deep-fry ces petites merveilles, on s’inquiète un peu. Surtout si on s’intéresse à la santé des sols et de la nature : «On prend l’huile usée et on la jette dans l’évier, ça affecte l’environnement. Alors nous, nous passons la récupérer ou alors nous mettons les gens en contact avec ceux qui la recyclent pour en faire du biodiesel.» Pour un projet pilote dans le district de Pamplemousses, l’ONG a touché certaines localités pour la collecte d’huiles usées : «Nous fournissons des containers pour récupérer l’huile et la stocker. Les personnes qui le font obtiennent une bouteille d’huile neuve en échange de ce qu’elles donnent pour le recyclage.» SHWM souhaite désormais toucher plus de localités et agrandir l’offre à d’autres régions.