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Sortie de route mortelle à Clemencia - Les proches de Ram Appadoo : «Deziem frer nou perdi dan enn aksidan»

La Toyota qui transportait Ram Appadoo a subi des dégâts conséquents après avoir fait plusieurs tonneaux.

Le malheur frappe à nouveau les Appadoo de Mare-aux-Goyaves, à Camp-de-Masque Pavé. Les membres de cette famille ont organisé les funérailles de Ram durant la semaine écoulée. Cet homme de 61 ans est mort sur le coup lorsque la voiture dans laquelle il voyageait en compagnie de deux autres personnes a fait plusieurs tonneaux à Clemencia. Son frère Dev Kumar a également connu une fin atroce après une sortie de route en 2009. Le van qui l’emmenait sur son lieu de travail s’était écrasé contre une main-courante à Alma faisant deux victimes.

Il s’appelait Ram. Ses proches le prénommaient toutefois Raj. Cet ancien laboureur habitant Mare-aux-Goyaves, à Camp-de-Masque Pavé, venait de prendre sa retraite. Depuis, il collectionnait les petits boulots pour meubler son temps libre. L’homme de 61 ans, très apprécié par les membres de sa famille, avait deux filles, dont une qui vit en Italie. Il est décrit comme un homme au grand cœur qui venait toujours en aide aux autres. Son voisinage a également des mots élogieux à son égard même s’il avait «so bann defo» comme presque tout le monde. Et depuis la nouvelle de son décès, tous sont sous le choc. 

 

Ram Appadoo est mort sur le coup après un tragique accident de route survenu dans la soirée du 14 février à Clemencia. Laissant les Appadoo dans une grande douleur, d’autant que c’est le second membre de la famille qui connaît une fin atroce dans de pareilles circonstances. «Zot ti a kat frer ek trwa ser. Deziem frer nou perdi dan aksidan. Mo tonton Dev Kumar ti mor an 2009. Li ti voyaz dan enn van ki ti tap ek main-courante dan vilaz Alma. Enn lot misie ousi ti mor sa zour-la. Zot ti pe al travay kan ti ariv sa. Ena ousi enn ser kinn desede. Li ti malad li», soulignent un neveu et un frère de Ram Appadoo.

 

Le conducteur de la voiture dans laquelle voyageait Ram Appadoo en compagnie d’une autre personne de leur quartier a fait une sortie de route et plusieurs tonneaux avant de finir sa course dans un buisson. Des policiers de Bel-Air se sont rendus sur les lieux du drame vers 19h05 et ont retrouvé Ram Appadoo inconscient et allongé sur le dos. Un homme de 44 ans se trouvait non loin, se tordant de douleur et empestant l’alcool, selon les policiers. Il a indiqué à ces derniers que c’est son ami, un homme de 47 ans, qui était au volant de la voiture accidentée.

 

Le conducteur n’était pas dans la voiture à ce moment-là. Les policiers l’ont retrouvé sur la route principale peu après. Il n’était pas blessé mais empestait également l’alcool, selon la police. Pressé de question, il a nié être le conducteur et a déclaré aux policiers que c’était l’homme de 44 ans qui tenait le volant. La police a alors effectué un alcotest sur les deux hommes qui s’est avéré positif. Le plus jeune a été transporté à l’hôpital où il a été admis alors que l’autre a été conduit au poste de police de Bel-Air où il a passé une nuit en cellule policière. Pendant ce temps, le personnel du SAMU avait déjà transporté Ram Appadoo à l’hôpital de Flacq où son décès a été constaté. Le rapport d’autopsie indique qu’il a rendu l’âme suite à un «shock due to multiple injuries».

 

Le conducteur présumé de 47 ans a comparu devant le tribunal de Flacq le lendemain. La police a objecté à sa remise en liberté sous caution. Il est maintenu en détention policière. Les Appadoo comptent maintenant sur l’enquête policière pour connaître les circonstances exactes du drame. «Nou les la polis fer so lanket. Nou pa mem kone kot li ti ale ek sa de-la. Mo tonton ti fini mor kan la polis inn amenn li lopital», souligne le neveu de la victime. Ce terrible drame laisse toutefois perplexes les membres de la famille Appadoo. «Raj pa ti ena labitid al bwar lot landrwa. Nou konn sa de dimounn ki ti ar li-la ase bien. Enn nou vwazin ladan. Lot la res dan enn lot sime pre kot nou lakaz mem. Mo espere zot donn bon version la polis parski nounn tann enn bann zafer lous. Nou prefer pa fer okenn komanter ek les la polis fer so travay trankil», souligne un membre de la famille du défunt.