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Premier décès lié au Covid-19 : Maurice sous le choc

L’île enregistre son premier décès lié au nouveau coronavirus. Il s’agit d’un homme de 52 ans qui est rentré à Maurice le 21 février et qui a commencé à tomber malade le 14 mars.

Il avait 52 ans. Il est décédé à l’hôpital Victoria, Candos, dans la soirée du jeudi 19 mars. C’est l’information qui a été révélée au public mauricien hier, samedi 21 mars, lors d’une conférence de presse animée par les membres du National Communication Committee sur le Covid-19. Le ministre de la Santé, Kailesh Jagutpal, a ainsi confirmé le nombre de 14 cas positifs de Covid-19 dont une première victime qui possède les nationalités belge et mauricienne. «C’est très malheureux qu’on ait eu un décès lié au coronavirus. Je suis là pour rassurer toute la population que le protocole est respecté et que nous suivons à la lettre notre plan d’action», a-t-il déclaré.

 

Selon les informations fournies par le Dr Vasantrao Gujadhur, cela fait longtemps que l’homme, qui était diabétique, réside à Maurice. «Il s’est récemment rendu en Belgique. Il est passé par Dubaï avant de rentrer au pays le 21 février.» Ce n’est que le 14 mars qu’il a commencé à ressentir des maux comme de la toux. «Il s’est rendu dans une clinique privée et le médecin a alors fait tout son historique. Le patient, qui présentait une bonne condition générale, ne présentait alors pas de détresse respiratoire ni de fièvre.» Le médecin de cette clinique privée a alors référé le cas à l’hôpital comme un cas d’infection respiratoire.

 

Une fois à l’hôpital, a affirmé le directeur des services de santé, plusieurs check-up ont été effectués. «Son X-ray était normal. Il avait une température de 36,6. Son niveau d’oxygène était normal. Il a été admis en salle et a été suivi par un spécialiste.» Le 15 mars, il présentait toujours un état stable et poursuivait son traitement. Le 16 mars, suivant les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, le patient a été isolé dans une side ward. Le lendemain, soit le 17 mars, des tests de Covid-19 ont été menés. L’homme a été alors transféré à l’hôpital de Souillac suivant toutes les précautions. «Nous avons envoyé ses spécimens pour des analyses. Les premiers résultats se sont révélés négatifs au Covid-19. Il était entouré par plusieurs médecins et spécialistes qui ont tous vu les résultats. Présentant une détresse respiratoire, il a été de nouveau isolé et placé sous ventilation, intubation et antibiotiques.»

 

Malgré tout, l’état de santé du patient, qui présente alors les signes d’un arrêt respiratoire, continue à se détériorer le 18 mars, explique le Dr Vasantrao Gujadhur. «Un nouvel échantillon a alors été envoyé au laboratoire à des fins d’analyses mais malheureusement, le patient est décédé à 8h45 le jeudi 19 mars.» Les résultats du laboratoire sont tombés dans l’après-midi du 20 mars, confirmant que c’était un cas positif au Covid-19.

 


 

Un médecin de l’hôpital Victoria : «Nous aurions pu le sauver mais nous ne sommes pas équipés»

 

«C’était attendu !» C’est avec beaucoup de colère mais aussi de tristesse dans la voix que ce médecin de l’hôpital Victoria, Candos, où était admis le patient décédé des suites du nouveau coronavirus, se confie. «Nous aurions pu le sauver mais nous ne sommes pas équipés. C’est pour cela que les infirmiers ont refusé de s’approcher de lui car nous avons reconnu les symptômes. Les résultats de son test étaient invalides et non négatifs. Ce qui signifie qu’il y avait des échantillons manquants et c’est grave. Car c’est à son décès que l’autopsie a confirmé qu’il était positif au Covid-19. Nous ne pouvons pas opérer de la sorte.»

 

Notre interlocuteur soutient aussi qu’il est difficile de se faire tester. «Pour le premier cas, il a fallu appeler six fois au ministère pour qu’il envoie la personne concernée faire le test. Si nous, qui sommes sur le terrain, arrivons à percevoir les symptômes, que ces officiers du ministère nous fassent confiance et agissent rapidement. Nous déplorons aussi le fait que le test de Covid-19 ne soit pas effectué sur des personnes qui présentent ne serait-ce que quelques symptômes. Nous sommes perdus face à la lenteur du gouvernement car la situation est vraiment critique et il y a plus de cas que nous l’imaginons.»