• Boxe thaï : première édition de «La Nuit des Nak Muay»
  • Badminton : les Internationaux de Maurice à Côte-d’Or
  • Trois univers artistiques à découvrir
  • Handicap et vie professionnelle : un pas de plus vers l’inclusion
  • Mayotte au rythme des crises
  • Une rare éclipse totale traverse l’Amérique du Nord : des Mauriciens au coeur d’un événement céleste spectaculaire 
  • World Thinking Day : les guides et la santé mentale
  • Mama Jaz - Sumrrà : prendre des risques musicaux avec le jazz
  • Karine Delaitre-Korimbocus : Kodel, une nouvelle adresse dans le paysage de Belle-Rose
  • Oodesh Gokool, le taximan attaqué au couteau : «Mo remersie piblik»

Nouveau décès lié à la Dengue : face à l’inquiétude, les autorités rassurent

La situation est, affirme le ministre de la Santé, «under control». Pourtant, avec plus de 1 100 cas actifs et trois décès à ce jour, les Mauriciens s’inquiètent. 

l’angoisse gagne de plus en plus de Mauriciens. La dengue a fait une troisième victime le mercredi 14 février. Il s’agit d’une patiente de 33 ans, testée positive au virus de la dengue, qui est décédée à l’hôpital de Pamplemousses après avoir souffert de douleurs abdominales et de fièvre. L’autopsie pratiquée a attribué le décès de la jeune femme à une septicémie et une inflammation aiguë de la vésicule biliaire. Selon le ministère de la Santé, la jeune femme souffrait de comorbidités. Jusqu’ici, Maurice a enregistré trois décès en lien avec le virus. La première victime, une femme de 48 ans, est décédée le 2 février dernier, et l’autre patient est un homme de 88 ans qui a rendu l’âme le 11 février.

 

Face à l’inquiétude grandissante, le ministre de la Santé, Kailash Jaguptal, s’est adressé à la presse le jeudi 15 février afin de rassurer la population, affirmant ainsi que la situation est «under control». Il a aussi lancé un appel aux Mauriciens afin qu'ils fassent preuve de responsabilité et limitent les risques de propagation de la maladie. Le ministre faisait notamment référence aux deux patients qui se sont échappés de l’hôpital alors qu’ils étaient positifs à la dengue. «Si nous devons appliquer des règlements pour empêcher des patients positifs à la dengue de sortir en douce des centres de santé, nous le ferons. S’il le faut nous mettrons en place un protocole, comme nous l’avons fait à l’époque de la Covid-19, mais pour le moment, la situation est under control.» Il a aussi fait ressortir que le personnel de la Santé est formé et habilité à prendre en charge comme il se doit les cas positifs.

 

Pour démontrer la ferme intention des autorités sanitaires à déclarer la guerre à la dengue, le ministre Jaguptal s’est rendu à un exercice de fumigation aux Salines, le vendredi 16 février. Et il s’est lui-même saisi de l’engin pour s’essayer à cet exercice avant que rappeler que la situation n’est pas alarmante malgré la hausse des cas de dengue. Le ministre de la Santé a aussi rappelé le protocole mis en place par les autorités pour lutter contre la dengue. Celui-ci comprend la détection, l’identification des zones touchées, la densité des poches de dengue. En parallèle, des exercices de brumisation et des traitements larvicides ont été lancés. Un calendrier a d’ailleurs été mis sur pied afin de poursuivre les exercices de fumigation. Parmi les localités qui seront traités en priorité : Canal Dayot, Plaine-Lauzun, Pailles, La Butte, Tranquebar, Plaine-Verte, Sainte-Croix, Résidence La Cure, et Roche-Bois. Les exercices de fumigation se feront tous les jours.

 

D’ailleurs, le ministère de la Santé a récemment revu le protocole pour le suivi des patients de la dengue. Celui-ci préconise un test de diagnostic rapide et un test PCR pour les patients suspectés d’être infectés par la dengue. En attendant ses résultats, le patient doit tout faire pour se protéger. S’il est testé positif, il doit immédiatement se rendre à l’hôpital ou dans une clinique privée pour y recevoir les soins appropriés. Après un examen médical, s’il ne présente pas de symptômes majeurs, il pourra rentrer chez lui et sera placé sous le protocole de triage.

 

Une fois à la maison, le malade devra se placer en isolement pendant dix jours afin de limiter les risques de propagation. En plus de prendre de manière régulière ses médicaments, il est appelé à contacter les services de santé s’il ressent des symptômes comme des maux d’estomac sévères, des vomissements persistants, une respiration rapide, des saignements des gencives ou du nez et ont plus sommeil que d’habitude. Le patient devra aussi alerter l’hôpital s’il remarque des traces de sang dans ses vomissements, ses selles ou son urine. Tout patient en isolement chez lui recevra un suivi médical à domicile avec la visite d’un médecin et d’un infirmier qui se rendra chez lui le deuxième, le quatrième et le septième jour.

 

Pour rappel, la dengue est une infection virale transmise par une piqûre de moustique infectée (Aedes/moustiques tigres). Les symptômes sont une forte fièvre, des maux de tête, des courbatures, des nausées et des éruptions cutanées. Il est recommandé à tous ceux qui présentent ces symptômes de se rendre dans un centre de santé. Au vendredi 16 février, Maurice comptait 643 cas actifs contre 222 pour Rodrigues. Depuis le 11 décembre dernier, 1 109 cas ont été détectés.