• Désir de maternité, problème de fertilité : comment faire face au mois de mai
  • Ebony Forest : protecteur de la nature
  • Un trentenaire agresse son épouse et leur fille de 4 ans au couteau - Ses beaux-parents : «Nou tifi inn pas boukou mizer depi linn marye»
  • Jasodah Boodhun, une centenaire bien dans sa peau
  • La flamme olympique en France : effervescence autour du feu sacré
  • Thyroïde : une petite glande, de grandes implications…
  • «Furiosa : une Saga Mad Max»  : encore de la fureur et de la ferraille
  • Enquête judiciaire au tribunal de Souillac - Rama Valayden : «Lapolis inn kwi vide ek lanket lor lamor Kanakiah»
  • Aurally Handicapped Persons Sports Federation : ne pas confondre athlètes sourds et para-athlètes
  • Journée internationale du thé : la Chartreuse, entre célébration et engagement pour une industrie équitable et durable

Nivayen Kooroosamy, 28 ans, meurt coincé dans une bétonnière - Son oncle Soodassen : «Les pompiers ont mis des heures avant de pouvoir extirper son corps»

La victime travaillait pour la compagnie Betonix depuis une dizaine d’années.

Il a trouvé la mort dans des circonstances tragiques. Alors qu’il nettoyait une bétonnière sur un chantier à Tribeca, ce samedi 20 mai, Nivayen Kooroosamy a été happé par l’entonnoir de l’appareil et n’a pas survécu. Son oncle, sous le choc, témoigne. 

Un malheureux accident s’est produit sur un chantier du centre commercial de Tribeca, à Ebène, dans la matinée du samedi 20 mai. Nivayen Kooroosamy, un jeune de 28 ans, domicilié à Cluny, a perdu la vie dans des circonstances douloureuses et tragiques. Vers 10h30, ce matin-là, le jeune homme s’affairait à nettoyer une bétonnière lorsque l'appareil a soudainement démarré. Happé par les lames se trouvant dans la bétonnière, il n’a pas survécu. Ses proches sont anéantis.

 

Il était environ 11 heures lorsque son oncle Soodassen a appris la terrible nouvelle d’un ami et collègue du jeune homme. «Je suis arrivé sur le chantier une trentaine de minutes plus tard et les pompiers étaient déjà présents. Ils ont mis des heures avant de pouvoir extirper son corps de la machine. Lorsque j’ai quitté les lieux, aux alentours de 14 heures, ils n’avaient pas encore pu le sortir de l’appareil», lâche-t-il avec douleur. Ce n’est qu’aux alentours de 16 heures que la victime a été extirpée de la bétonnière et que son corps sans vie a été transféré à la morgue de l’hôpital Victoria, à Candos, pour une autopsie. À l’heure où nous mettions sous presse, son entourage était toujours occupé avec l’organisation des funérailles, qui devraient avoir lieu aujourd’hui.

 

Enfant unique, Nivayen Kooroosamy vivait avec son père depuis que ses parents se sont séparés. Celui-ci étant décédé il y a à peine 15 mois, le jeune homme s’occupait, depuis, de sa grand-mère paternelle. «Se limem ki ti pe okip so granmer depi lamor so papa», relate Soodassen. Il était débrouillard depuis son plus jeune âge : «Mon neveu avait commencé à travailler pour la compagnie Betonix peu de temps après avoir quitté le collège. Cela faisait déjà 10 ans qu’il était employé par la compagnie. Il avait commencé comme aide-chauffeur, puis était passé à chauffeur après avoir eu son permis.» D’après notre interlocuteur, «li ti byen kontan so travay. Sak fwa, se limem ki ti dernye dimoun pou kitt santie.» Lorsqu’il ne travaillait pas, il passait le plus clair de son temps libre avec sa famille ou devant la télé.

 

Ambitieux, Nivayen Kooroosamy avait des rêves plein la tête. Il espérait notamment faire construire sa maison et avait déjà fait l’acquisition d’un terrain dans la région de St-Aubin. Malheureusement, il a quitté ce monde dans des circonstances tragiques et inattendues, sans avoir pu concrétiser ses nombreux projets. Une enquête a été initiée afin de faire la lumière sur les circonstances exactes de ce drame.