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Ma rencontre avec le pape François

«Cela fait plus d’un an que j’ai rencontré le pape mais je ne trouve toujours pas de mots pour expliquer ce que j’ai ressenti», confie Jonathan Malot.

Ils ont été touchés par son aura. Deux Mauriciens qui ont eu l’occasion de côtoyer le saint-père reviennent sur ce qu’ils ont ressenti.

«Pour moi, il symbolise la sagesse et la simplicité…» C’est en ces termes que Jonathan Malot parle du pape François. S’il pèse chacun de ses mots en évoquant le saint-père, c’est parce qu’il fait partie des rares privilégiés qui ont eu l’occasion de le rencontrer et de l’approcher de très près. «Chaque année, une messe des artistes est célébrée à Nice, en France. J’ai été invité à assister à cette cérémonie le 14 février 2018. Puis, j’ai pris part au symposium des artistes à Rome. C’est une fois là-bas que l’organisatrice Anne Facérias m’a annoncé qu’une éventuelle rencontre avec le pape François était possible. Rien cependant n’avait été confirmé», raconte Jonathan.

 

S’estimant chanceux d’avoir vécu un tel moment, il revient avec plaisir sur les circonstances de sa rencontre avec le successeur de Benoît XVI, un souvenir inoubliable qui est encore frais dans sa mémoire : «C’est à la fin du symposium que la bonne nouvelle est tombée. Le saint-père avait accepté de nous recevoir en audience. C’était un 24 février.» Le jeune homme se souvient parfaitement de l’emballement qui l’avait alors envahi : «J’étais comme un enfant tout excité. Je n’avais presque pas fermé l’œil de la nuit.»

 

Pétri par l’émotion, Jonathan se rappelle s’être présenté à l’audience en jeans et baskets alors que les autres chanceux avaient, eux, opté pour une tenue plus classique. Mais qu’importe, ce petit oubli n’allait pas l’empêcher de vivre intensément ce moment privilégié : «Cela fait plus d’un an que j’ai rencontré le pape mais je ne trouve toujours pas de mots pour expliquer ce que j’ai ressenti. Je sais cependant que j’ai été submergé par une joie immense. Quand j’ai vu l’homme en blanc, je ne savais pas si je devais sourire, crier de joie ou pleurer. Il nous a salués de sa main droite, puis il est parti s’asseoir. L’archevêque de Toulouse, monseigneur Legall, nous a introduis et ensuite le pape a lu son discours et nous a salués, chacun à son tour.»

 

Avec la visite du pape, Jonathan ne peut s’empêcher de repenser à ce jour béni : «Mon plus beau souvenir, c’est quand je me suis approché de lui pour me présenter. Anne Facérias lui a dit que je venais de l’île Maurice, il m’a regardé avec un sourire en me disant que c’est loin. Je lui ai répondu que oui et il m’a dit : “Prie pour moi.” Je lui ai dit que j’espérais le voir bientôt à Maurice et  c’est avec un sourire qu’il a secoué la tête pour répondre “oui”. Il m’a ensuite remis un chapelet qui porte le sceau pontifical. Depuis, je l’ai toujours avec moi.» 

 

Comme Jonathan, Johanne Cunat a aussi eu l’occasion de rencontrer le saint-père et elle repense souvent à ce moment : «Le pape François m’inspire la simplicité et le service. Je vois certaines similitudes entre sa manière de vivre sa foi et la mienne. J’estime qu’une foi vécue est une foi qui concilie parole et action. En étant le pape de la périphérie, à travers ses rencontres hors norme, son amour pour les pauvres, son humilité, je vois en François ce même désir que Dieu a mis en moi de servir les plus pauvres.»

 

Elle l’a vu à Rome le 22 juin. «C’était lors d’une audience privée à Rome, dans le cadre de la onzième édition du forum international des jeunes.» Si ce n’était pas la première fois qu’elle voyait le souverain pontife, elle savait qu’elle vivait là un grand événement : «J’avais déjà vu le pape dans le passé. La première fois, c’était en 2015 pour les 100 ans du Mouvement eucharistique des Jeunes et la deuxième lors du cardinalat en 2016. La différence est que cette fois, je l’ai rencontré personnellement.» Chaque minute de cette rencontre est ancrée en elle : «Contrairement aux fois précédentes, j’étais plus posée, moins dans l’excitation et plus dans la joie de pouvoir rencontrer une personne que j’admire beaucoup dans sa manière d’être pasteur.»

 

Avec la visite du pape le lundi 9 septembre, elle ne peut pas ne pas repenser à ce qu’elle a vécu. «Notre échange a été très bref, se souvient-elle. J’avais noté sur le dos de mon badge une phrase en italien que le cardinal Piat m’avait dite le jour de mon départ pour Rome. Arrivée devant le pape, j’ai pris mon badge pour lire cette phrase qui disait : “Nous t’attendons dans une grande joie à Maurice.” J’avais beaucoup de mal à la lire correctement et comme un aîné qui aide le plus jeune, il m’a aidée à faire ma phrase. Une fois celle-ci dite, en baissant le badge, j’ai vu que ses mains enveloppaient ma main droite. Et c’est là, en ressentant la chaleur de ses mains, que j’ai lâché le badge pour profiter du moment. Il était très heureux de voir que l’île Maurice était représentée. Il a même dit une phrase en italien que, je n’ai malheureusement pas comprise, et qui a fait rire ceux qui étaient autour.»

 

Johanne repense aussi au geste que le saint-père a eu pour elle : «Avant que je ne reparte, il a posé sa main droite sur ma tête et nous avons prié. Pour ceux qui se posent la question, la prière n’était pas plus intense parce que c’était le pape, c’est l’esprit qui la rend plus intense. Elle l’était car j’avais en moi un réel désir d’action de grâce car le Seigneur venait me dire encore une fois à quel point il m’aime.» Comme Johanne et Jonathan, d’autres Mauriciens auront l’occasion, le lundi 9 septembre, de rencontrer le pape et de se créer des souvenirs pour toute une vie…