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Ils racontent leur rencontre avec le roi Charles III

Rama Poonoosamy, Nando Bodha et Karl Mootoosamy reviennent sur le moment qu'ils ont partagé avec le nouveau souverain à l’époque.

Il succède à sa mère sur le trône d'Angleterre et beaucoup s'interrogent sur la façon dont il va régner. En effet, depuis qu'il a été proclamé roi le samedi 10 septembre, Charles III est au coeur de toutes les attentions. 

Son apprentissage, qui a duré 70 ans, semble attester que l'héritier le plus âgé de la couronne est bien préparé à assumer ses nouvelles fonctions. Et les observateurs de la royauté affirment qu'il s'agit pour lui, qui est un grand défenseur de l'environnement, d'agir comme une force unificatrice pour établir des liens avec les minorités ethniques et les groupes défavorisés, surtout dans un contexte économique difficile.

 

Par rapport à sa personnalité, et comme il est moins populaire que sa défunte mère, ceux qui l'ont côtoyé estiment qu'il est habité par un grand sens du devoir et qu'il sait surtout écouter. Ses récentes sorties aux côtés de son épouse la reine consort depuis qu'il a été proclamé roi ont laissé entrevoir, de par les acclamations de ses sujets, qu'il pourrait vite gagner les coeurs.

 

Au fil des années, quelques Mauriciens ont eu l'occasion de rencontrer le prince Charles, désormais le roi Charles III, et ils s’en souviennent bien. Parmi, Rama Poonoosamy. C'est en 2003, lors du Prince Charles' Charity Lunch, à Ashe Park, dans le sud de Londres, qu'il a eu l'occasion de serrer la main de celui qui est aujourd'hui assis sur le trône d'Angleterre. Pour l’occasion, Rama Poonoosamy était en compagnie de Nando Bodha et de Karl Mootoosamy (qui s'y trouvaient pour un exercice de promotion du pays et un voyage dans l'île avait été offert) et les présentations avaient été faites avec l'Altesse royale après un match de polo que ce dernier avait disputé aux côtés de ses fils, les princes William et Harry.

 

«Je me souviens très bien de ce moment. C'était un 3 juillet 2003. C'était le temps d'une demi-journée durant laquelle on avait assisté à un match de polo, à un cocktail, puis à un déjeuner : le Prince Charles' Charity Lunch. C'était la première fois que j'assistais à un match de polo. C'est durant le cocktail, après le match, qu'on a été introduits au prince, aujourd'hui roi Charles III. C'est Peter Scott, propriétaire d’Ashe Park, en Angleterre, qui nous avait présentés. Quand Charles a entendu Mauritius, il a montré qu'il connaissait l'île, tout en disant qu'il n’y était jamais allé alors que ses deux fils, eux, en avaient eu l’occasion. Et il m'a raconté comment ses fils avaient apprécié Maurice et Rodrigues. Le même jour, avant la discussion avec Charles, j'avais pu parler à William et Harry, qui m'avaient raconté la même chose», se souvient Rama Poonoosamy.

 

Le directeur d’Immedia se rappelle d'un homme convivial. «À un moment, le désormais roi Charles m'a demandé si j'avais apprécié le match de polo. Il a dit : “Rama, did you enjoy the game ?” Je lui ai répondu que c'était la première fois que j'assistais à un match en direct. Il a demandé : “You don't have polo in Mauritius ?” Je lui ai répondu : “We do have Volswaggen Polo.” Il a alors éclaté de rires en me serrant une nouvelle fois la main.»

 

Rama Poonoosamy garde un bon souvenir de ce moment. «Pour définir mon rapport avec les humains, je vais citer Rudyard Kipling et son poème If... Il y a cette phrase qui dit : “If you can walk with kings nor lose the common touch…” Ce qui fait qu'il n'y a jamais de blocage de ma part face à un autre humain. Je pense que ça contribue aussi à mettre à l'aise la personne en face. Et ça s'est très bien passé avec le prince. C'est pour vous dire que j'ai découvert ce jour-là un prince Charles très à l'écoute», souligne Rama Poonoosamy qui suivra, bien évidemment, l'actualité du nouveau roi : «Il n'a jamais hésité pour faire connaître et partager son opinion sur certains sujets d'intérêt mondial. Je pense qu'il devrait être plus capable de se servir de son influence dans le sens du progrès, par exemple, par rapport au combat pour retarder les crises climatiques. Il n'a pas de pouvoir exécutif mais il peut user de son influence, surtout par rapport à l’Angleterre. Puis, il y a un sujet qui me touche comme tous les Mauriciens, c'est la question des Chagos. Je souhaiterais une position plus compréhensive par rapport à la souveraineté de Maurice sur les Chagos.»

 

Comme lui, Nando Bodha et Karl Mootoosamy n'ont pas oublié ce moment avec le roi Charles III. «Je garde le souvenir d'un homme très courtois et qui n'a pas hésité à engager la conversation avec nous», nous confie Nando Bodha qui se rappelle aussi d'un prince Charles humble, avec qui il était très à l'aise ainsi que de ses échanges avec le prince William. «Je lui ai dit que c'était la première fois que j'assistais à un match de polo et il a répliqué : “Did you enjoy ? Because we didn't play well…” Je pense que cela traduit là une belle personnalité. William aussi a, comme son père, beaucoup d'humilité. Ça m'a marqué...»

 

De son côté, Karl Mootoosamy parle également d'une belle rencontre. «J'ai trouvé le prince Charles très ouvert et fort sympathique. Ce qui m'avait frappé, c’était son commitment ainsi que celui de ses fils pour les œuvres charitables. Ils étaient engagés et disponibles», conclut-il.