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Crise économique : comment je me suis recyclée

La jeune femme invite qui le veut à découvrir son nouvel univers sur la page Facebook La Savannah.

C’est l’histoire d’une reconversion mais aussi celle d’une fonceuse qui veut tenir tête à la crise économique et qui, aujourd’hui, explore d’autres horizons.

À un moment, il a fallu prendre une décision, être courageux, regarder les choses en face et trancher. Les doutes ont fait surface, les interrogations aussi, tout comme la peur face à un avenir bouleversé et incertain. Car avec la crise économique, découlant de la pandémie du coronavirus, de nombreuses personnes de différents secteurs se retrouvent dans une situation difficile, leur entreprise ne pouvant opérer. Christine Couronne, mariée et mère d’une petite Savannah, en fait partie.

 

Du jour au lendemain, cette représentante d’un tour-opérateur à l’aéroport depuis une dizaine d’années, s’est retrouvée à devoir réorganiser toute sa vie. Elle avait une source de revenu correcte, une situation stable, une routine... Mais ça, c’était avant.

 

Avec la fermeture des frontières, son job est au point mort, les opérations ont été réduites, de même que les salaires, et le flou subsiste quant à une éventuelle reprise des activités. Difficile... impossible même de continuer à opérer comme avant. Et face à cela, il a fallu réagir. C’est ainsi que la jeune femme, épaulée par son époux qui travaille aussi dans un secteur impacté par la crise économique, a décidé de prendre les taureaux par les cornes. Pas question de laisser la situation difficile prendre le dessus. Christine a analysé les choses et étudié toutes les possibilités qui s’offraient à elle et qui pouvaient lui permettre de maintenir la tête hors de l’eau malgré le contexte.

 

Et c’est là qu’un vieux rêve, celui d’avoir un jour son propre business, une passion qu’elle partageait avec son époux, a refait surface. Et La Savannah (un clin d’œil à leur petite fille) est née. «Il s’agit d’un service de livraison de nourriture», explique le couple. Depuis la fin du confinement, Christine vit au rythme de sa nouvelle petite entreprise qui carbure à l’amour pour livrer de bons petits plats faits maison à ceux qui font appel à elle.

 

Nouvelle aventure

 

Voilà donc quelques mois que cette mère de famille a fait un virage à 360°C pour se réinventer. Très vite, une partie de la maison a été convertie en un espace de travail pour accueillir La Savannah, des équipements professionnels ont été achetés et des efforts déployés pour l’élaboration d’un mode opératoire, la prise de contact avec des fournisseurs, le service de livraison ou encore le menu… afin de permettre à la petite entreprise de prendre son envol.

 

Il faut croire que Christine a réussi son pari car, en peu de temps, la jeune entrepreneure a su mettre son bébé sur les rails. Travaillant avec des firmes – des banques et autres entreprises dans le sud de l’île –, le service de livraison de nourriture a vite trouvé sa vitesse de croisière et jouit déjà d’une bonne réputation. Et les bons petits plats typiquement mauriciens – pain fourré au vinday de poisson, riz calamar sauce rouge et sauté pak choy, satini coco, bouyon meefoon, entre autres –, leur présentation dans des contenants 100 % biodégradables ainsi que la saveur et la qualité des aliments ont vite fait la renommée de La Savannah et de Christine qui, derrière les fourneaux, prend un grand plaisir à démontrer son savoir-faire.

 

«Cette nouvelle aventure relève d’un vrai défi pour moi car elle nécessite une bonne dose de détermination et d’organisation. Ma plus grande satisfaction, c’est de voir que La Savannah se constitue petit à petit un réseau de clients fidèles qui sollicitent nos services semaine après semaine. Cela m’encourage à innover car notre but est de nous démarquer des autres prestataires. C’est dans cette optique que nous travaillons actuellement avec un nouveau fournisseur afin d’élaborer des Salad Box 100 % Organic (bio) ! Cette offre viendra s’ajouter à notre menu prochainement», explique Christine qui précise que sa petite compagnie propose aussi le petit déjeuner dans son forfait.

 

Le but de la toute jeune boîte : permettre à des personnes qui travaillent dans des bureaux de savourer des bons repas et des aliments de qualité sans avoir à se déplacer. Des projets, la femme d’affaires en a plein, notamment celui de livrer également aux particuliers. C’est que La Savannah n’est pas près de s’arrêter en si bon chemin.