• Association pour les handicapés de Malherbes : Le bonheur pour tous
  • FMSC : en mode «kaser ranzer»
  • Docks Lounge : vers de nouvelles aventures
  • Ashish Bissoondial, Theatre Manager du Caudan Arts Centre : «Nous sommes booked en week-end jusqu’à la fin de l’année !»
  • Homophobie et agression : le calvaire de quatre jeunes femmes
  • Agression au cutter | Akshay et Urvesh : «Nous craignons des représailles»
  • Eddy Balancy : «Après avoir été un “juge à cœur ouvert”, je me vois encore plus à l’aise dans le rôle d’un “chef juge à cœur ouvert”»
  • Hippisme 5e journée | Confirmation pour Cool At Heart
  • Le beau roman-photo d’Eshika
  • Il porte plainte contre un policier de la Traffic Branch | Oliver Fanfan : «J’ai été victime de discrimination à cause de mes cheveux»

Cinq nouvelles victimes d’accidents vibrant hommage des proches

Les drames routiers n’en finissent pas de faire des morts. Cinq nouvelles personnes sont décédées cette semaine suite à des accidents dont l’une a été complètement brûlée dans sa voiture qui a pris feu et une autre percutée par un motard qui participait à un rallye.

Hemraz Nohur meurt asphyxié dans sa voiture en flammes : l’enquête de la FSL sur les circonstances de l’incendie toujours en cours

 

À ce stade de l’enquête, la Forensic Science Laboratory (FSL) n’a pas encore été en mesure de déterminer ce qui a pu provoquer un incendie dans la Mercedes que conduisait Hemraz Nohur. L’investigation se poursuit. Les circonstances dramatiques du décès de cet habitant de Nouvelle-France ont secoué bon nombre de personnes, d’autant plus que plusieurs vidéos de sa voiture en flammes sur La Nationale, à Mare-d’Albert, circulent sur les réseaux sociaux.

 

Le drame remonte au mercredi 30 janvier aux alentours de 11h30. Ce jour-là, Hemraz Nohur, 34 ans, manager de la succursale de la SBM à Mahebourg, était au volant d’une Mercedes qu’il avait offerte à son épouse en décembre dernier. Le feu s’est alors déclaré dans son véhicule. D’après nos renseignements, au moment du drame, les vitres étaient remontées et les portières étaient verrouillées. Pour des raisons encore inconnues, il n’a pas été en mesure de détacher sa ceinture de sécurité et il est resté prisonnier de sa voiture et des flammes. Plusieurs automobilistes auraient tenté de venir en aide au trentenaire, en vain. Il aurait alors appuyé sur l’accélérateur et terminé sa course contre un camion en stationnement. Ce n’est que lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux que le feu a pu être circonscrit. Mais la victime avait déjà rendu l’âme, asphyxié par l’inhalation des fumées. Les obsèques d’Hemraz Nohur ont eu lieu le jeudi 31 janvier.

 

Sollicitée, sa famille s’est abstenue de tout commentaire. «Pourquoi ne s’est qu’il pas arrêté lorsque le feu s’est déclenché ? », s’interroge encore son ami Fawaaz Ackbarally, qui travaillait en face de la succursale de la SBM à Mahebourg, et qui le rencontrait régulièrement. Ce dernier explique qu’Hemraz Nohur «venait de vendre sa BMW et avait prévu de faire l’acquisition de sa nouvelle voiture le lendemain». 

 

Elodie Dalloo

 

Pourquoi un véhicule prend feu…

 

Le 15 janvier, quatre jeunes ont péri carbonisés dans une voiture après une sortie de route à Mapou. Un autre chauffeur a connu une fin atroce, le 30 janvier, lorsque sa voiture a pris feu alors qu’il roulait en direction de l’aéroport. Ces deux cas d’incendie de véhicule ne laissent pas insensible. Dans les deux cas, la police enquête toujours. Jeremy Ducray, un spécialiste de la mécanique, explique que plusieurs facteurs peuvent amener une voiture à prendre feu. «Si on fume en voiture avec les vitres levées lorsqu’il pleut, les cendres peuvent causer un incendie. Un court-circuit électrique peut également provoquer un incendie de même qu’un problème mécanique par exemple, une fuite d’essence ou d’huile. Un mauvais entretien ou des modifications du moteur peuvent également être la cause d’un incendie», nous dit ce jeune homme de 29 ans, qui a notamment travaillé en Australie et pour plusieurs grandes compagnies à Maurice avant de se mettre à son compte.

 

Jean Marie Gangaram

 


 

Roopwantee Seeparsad fauchée sous les yeux de son époux

 

 

Surinam est en deuil. Ce petit village du Sud est terriblement marqué par la perte tragique de Roopwantee Seeparsad, 52 ans. Au domicile de cette dernière, à Chemin-Trois-Tombes, règne une atmosphère lourde et morose. Les visages des proches présents sont marqués par la tristesse et la désolation. Ils peinent toujours à croire que l’une des leurs n’est plus. Cette mère de famille est venue rallonger la liste de victimes d’accidents de la route, le vendredi 1er février.

 

Les yeux rougis d’avoir trop pleuré et le regard plongé dans le vide, Harvinkumar Seeparsad, l’époux de la victime, se dit hanté par cette scène tragique qui a coûté la vie à sa bien-aimée. «Ces images me hanteront à jamais. Tout s’est passé en une fraction de seconde et la douleur que je ressens est inexplicable. Je ne pourrais jamais pardonner à cette personne car par son irresponsabilité, il m’a enlevé l’une des personnes que j’aime le plus au monde», nous confie-t-il, les larmes aux yeux.

 

Ce vendredi fatidique, comme à l’accoutumée depuis un an, Roopwantee accompagne son époux pour aller vendre des noix de cocos à Bel-Ombre. À un moment, elle s’absente pour aller aux toilettes qui se trouvent de l’autre côté de la route. Mais au retour, en retraversant le chemin pour rejoindre son mari, elle est fauchée de plein fouet par un motocycliste. «Deux motocyclistes ont ralenti en la voyant traverser mais le troisième, qui roulait à vive allure, l’a heurtée de plein fouet et l’a projetée à quelques mètres plus loin. Je n’ai pas eu le temps d’identifier la moto car j’étais troublé. J’ai couru vers ma femme et l’ai prise dans mes bras en attendant la police. Elle avait déjà beaucoup de mal à respirer. Tout le long du trajet vers l’hôpital, je priais pour qu’elle reste à mes côtés mais la vie en a décidé autrement», pleure ce père de famille.

 

Roopwantee Seeparsad, qui est décrite comme une personne joviale et très attentionnée, laisse derrière elle une famille anéantie par sa perte. La police a procédé à l’arrestation du motocycliste, un jeune homme de 19 ans résidant à Cassis. Il participait vraisemblablement à un rallye avec d’autres motocyclistes. Il a été arrêté et reste toujours en détention.

 

Valérie Dorasawmy

 


 

Ruberto Bégué ne réalisera pas son plus grand rêve

 

 

Il avait des projets plein la tête lorsqu’il est arrivé à Maurice il y a six mois. S’il s’est installé dans l’île principalement pour le travail, Ruberto Bégué, 37 ans, originaire de Rodrigues, rêvait aussi de repartir de zéro après son divorce et de fonder une famille. Malheureusement, son rêve ne se réalisera pas. Le dimanche 27 janvier, il a succombé à ses blessures au service des soins intensifs de l’hôpital Jeetoo. Il y avait été admis après un accident de la route.

 

L’accident de Ruberto Bégué remonte au jeudi 3 janvier, aux abords de la route principale de Grande-Rivière-Nord-Ouest. Ce jour-là, il circulait à moto lorsque son véhicule a accroché le van qu’il tentait de doubler. Celui-ci était conduit par un gardien de prison de 31 ans dont l’alcotest s’est révélé négatif. Grièvement blessé après sa chute, le trentenaire a été conduit à l’hôpital pour y être admis. Mais même s’il a subi une intervention chirurgicale, son état de santé ne s’est pas amélioré. Il a fini par rendre l’âme après 24 jours.

 

Depuis qu’il était à Maurice, Ruberto Bégué vivait à Beau-Bassin, dans une maison qu’il louait avec son ami Armand Roussety. «Je suis également originaire de Rodrigues. Je suis arrivé avant et il m’a rejoint après. Il avait trouvé un emploi comme chauffeur de poids lourd», raconte celui-ci. La victime, poursuit-il, appréciait la vie qu’il menait à Maurice. «Il souhaitait à tout prix rencontrer quelqu’un ici et y construire sa vie avant de repartir à Rodrigues. Il avait même dit à sa mère qu’il ne reviendrait pas la voir sans lui ramener des petits-enfants».

 

Avant sa triste fin, le trentenaire égayait la vie de tous ceux qui l’entouraient. «Il était tout le temps jovial et prêt à aider. Il faisait presque partie de la famille», raconte Utra Pem, la propriétaire de la maison où vivait la victime. Les six premiers mois lui auront suffi pour apprécier le Rodriguais : «Il laisse un grand vide derrière lui.» Armand Roussety, lui, gardera toujours de Ruberto Bégué le souvenir d’«un bon vivant qui savait mettre de l’ambiance dans une fête».

 

Elodie Dalloo

 


 

Les projets inachevés de Rishi Mungur

 

 

Il était à deux doigts de réaliser l’un de ses plus grands projets. Mahendranath Mungur, plus connu sous le nom de Rishi, avait toujours souhaité devenir  propriétaire de sa propre maison. Avant d’envisager de fonder une famille. Mais alors qu’il venait d’entreprendre des démarches afin d’obtenir son chez-lui à Plaine-Magnien, ce célibataire de 42 ans a connu une fin tragique. Le jeudi 31 janvier, il a été victime d’un accident de la route aux petites heures. Il circulait en voiture sur la route principale de Beau-Vallon lorsqu’il a perdu le contrôle de son véhicule et a heurté un arbre de plein fouet. La violence de l’impact a été telle qu’il est mort sur le coup.

 

Depuis plusieurs années, Rishi Mungur vivait chez des proches à Gros-Billot, New Grove, et gagnait sa vie comme Messenger au VIP Lounge d’Air Mauritius. La veille de son décès, il s’était justement rendu à l’End of Year Party de la compagnie avec ses collègues, à Flic-en-Flac. Son cousin Sharvin Oree raconte : «Il a quitté la maison dans l’après-midi pour s’y rendre. Je l’ai ensuite entendu rentrer après la fête, aux alentours de minuit. Puis, sans prévenir qui que ce soit, il a pris sa voiture pour sortir à nouveau. Personne ne sait où il se rendait.» C’est vers 3h30 que Sharvin apprendra d’un autre cousin que le quadragénaire avait péri dans un accident.

 

Selon son entourage, cela faisait environ huit ans que Rishi Mungur était rentré à Maurice. Avant cela, il avait vécu en Angleterre pendant sept ans où il avait notamment travaillé dans le domaine de la musique. «C’était l’une de ses plus grandes passions. D’ailleurs, il était aussi DJ à ses heures perdues», raconte Sharvin. Le quadragénaire, poursuit-il, était aussi un passionné de foot et un grand fan du joueur Ronaldo.

 

Ses proches, très affligés par la manière tragique dont il a quitté ce monde, gardent de lui le souvenir d’«un homme sympathique, gentil, qui était toujours prêt à rendre service».

 

Elodie Dalloo

 


 

Petit-Raffray : Ghoorbin Guness succombe à ses blessures

 

Triste fin pour cet habitant de Petit-Raffray. Ghoorbin Guness, âgé de 83 ans, a succombé à ses blessures, le vendredi 1er février, soit 22 jours après l’accident dont il a été victime le 9 janvier sur la route principale de sa localité. La victime traversait la route quand il a été percuté de plein fouet par une camionnette, conduit par un habitant de Cottage. L’octogénaire a été conduit à l’hôpital SSRN, à Pamplemousses, où son état était jugé préoccupant. Le 30 janvier, la victime a été transférée à l’Intensive Care Unit de l’hôpital. Ghoorbin Guness a rendu son dernier souffle dans la matinée du 1er février. L’autopsie a attribué son décès à ses blessures au crâne. L’enquête policière se poursuit afin de faire la lumière sur les circonstances exactes du drame.

 

Valérie Dorasawmy