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Anna Collard : Conseils d’une spécialiste en cybersécurité

Alors que les achats se multiplient sur le Net en cette période de fin d’année, des précautions sont de rigueur. Une experte nous dit comment faire.

Une récente étude menée par Business Insider South Africa démontre que 525 millions de personnes sur le territoire africain se sont connectées à Internet en juin 2019. Alors qu’à travers le monde et notamment en Afrique, la connectivité est omniprésente et que les cyberattaques, elles aussi, deviennent de plus en plus courantes.

 

Anna Collard, directrice générale de KnowBe4 Africa, société de conseil et de  formation en cybersécurité, était à Maurice le 5 décembre pour présenter les résultats d’une enquête menée à travers huit pays africains, dans le cadre d’une table ronde des médias qui a eu lieu au Voila Bagatelle.

 

Son étude est axée sur Maurice, l’Afrique du Sud, le  Kenya, le Nigeria, le Ghana, l’Égypte, le Maroc et  le Botswana. L’objectif de cette enquête est de sensibiliser les utilisateurs et de démontrer la capacité des différentes populations à se protéger contre de telles attaques à travers des formations.

 

La Sud-Africaine Anna Collard est active dans le secteur de la technologie et plus précisément dans le domaine de la cybersécurité. Elle compte 17 années d’expérience dans le domaine et conseille des entreprises basées en Europe, en Afrique et aux État-Unis. Selon elle, plus de la moitié des utilisateurs au Botswana, en Égypte, au Kenya, au Ghana, au Maroc et à Maurice ont suffisamment de reflexes en matière de sécurité pour éviter de cliquer sur des liens ou d’ouvrir des pièces jointes d’une façon inattendue.

 

Attaque

 

Par contre, 46 % de cette population ont confiance dans la fiabilité des courriels des expéditeurs qu’ils connaissent. Son enquête a démontré que beaucoup d’internautes ne savent pas vraiment à quoi ils ont affaire. Beaucoup ne sont pas familiers avec des termes comme logiciel malveillant, rançongiciel ou encore authentification multifactorielle. «55 % des participants pensent qu’ils auraient pu identifier une attaque alors qu’ils ne savent pas comment les cybercriminels s’y prennent pour voler leurs données. On ne peut se protéger de ce qu’on ne connaît pas», estime-t-elle. Selon Anna Collard, «la formation est essentielle pour que les individus prennent conscience des risques, comprennent les menaces et fassent des efforts pour se prémunir contre les cybercriminels».

 

D’ailleurs, lors de la présentation de cette enquête, la spécialiste a préconisé plus de vigilance en ce qui concerne le shopping en ligne, surtout en cette période de fêtes. Sur Internet, les cybercriminels rivalisent d’inventivité pour réussir leurs arnaques. Attention donc aux faux coupons cadeaux, bons d’achats, avis de livraison ou même de fausses requêtes pour des œuvres de bienfaisance. «Ne cliquez pas sur les pop-ups et n’ouvrez pas des messages malveillants que vous recevez dans votre boîte mail ou sur les réseaux sociaux. Si vous êtes à la recherche d’une boutique en particulier, faites l’effort d’entrer le nom du site manuellement. Créez des mots de passe uniques et sécurisés en paraphrasant une de vos blagues ou un de vos livres préférés, par exemple.»

 

De plus, Anna Collard estime qu’il est primordial de procéder à une vérification à deux étapes pour accéder au compte bancaire, aux réseaux sociaux, e-mail, et surtout de ne pas oublier de vérifier la balance de votre carte de crédit après chaque achat. Un conseil qui tombe à point nommé en cette période de fêtes, synonyme de dépenses.