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Tout va très bien Madame la Marquise !

Réaffirmer son leadership. Dissiper les doutes. C’est lui, Ramgoolam le seul et l’unique capitaine du bateau rouge, qu’importe les naufrages. La preuve : c’est à lui que revient l’annonce de l’expulsion (une décision du Bureau politique, précisera-t-il) de cinq membres du PTr qui, à l’écouter, auraient travaillé contre le PTr aux dernières élections. Un geste qualifié d’illégal par les exclus, démentant les accusations de Ramgoolam et invoquant l’absence d’un comité disciplinaire qui leur aurait permis de donner leur version des faits.

 

Mais le chef, en autocrate, n’en a cure. Sa stratégie est facile à lire : il reste le leader du PTr, c’est lui qui décide de tout et, surtout, il détient le pouvoir de sanctionner ! Deux défaites successives, une chute personnelle qui résulte en son absence à l’Assemblée nationale, mais à part ça, tout va très bien Madame la Marquise ! Il est arrimé au fauteuil de leader. Se prépare-t-il déjà à se représenter comme candidat au poste de Premier ministre dans cinq ans, à l’âge de 77 ans ? Allez savoir !

 

Pour l’heure, c’est un message qu’il envoie à travers ces cinq expulsions : soit on est avec lui, soit on est contre lui. Et le prix à payer risque d’être un départ forcé. Demandez à Varma qui, après avoir écrit une tribune dans la presse réclamant le départ du leader, se retrouve aujourd’hui parmi les exclus. Si d’aucuns estiment que l’ex-Attorney General avait pris la plume, suite à la défaite du PTr en novembre dernier car n’ayant pas obtenu de ticket lors des dernières législatives, il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître certains points pertinents de son analyse.  À l’exemple de ces interrogations sur l’utilisation des finances du PTr : «The (Labour) Party has been in power for 15 years but could not build a new headquarters to date. Donations were undoubtedly received at the 1991, 1995, 2000, 2005 and 2010 general elections. One wonders where the money has gone. The ruins of the former headquarters, unfortunately, reflect the state of the party», écrivait Yatin Varma dans les colonnes de l’express du 15 novembre sous le titre Post-elections : What’s wrong with the Labour Party ?

 

C’est ce même Varma qui réclamera dès lors ce que beaucoup demandent à voix basse : le départ du chef. «There was a time when Ramgoolam was bigger than the party but today the party is bigger than him. The party should realize that it can survive and win without Ramgoolam. Side by side, we should all recognize and be grateful for what he has done for the party and the country but time has now come to move on (…) 

 

Certains auront beau ne pas apprécier les écrits de Varma qui a maintenu ces mêmes critiques dans toutes ses déclarations cette semaine, au lendemain de son expulsion, mais il n’est un secret pour personne que Ramgoolam demeure depuis quelque temps la plus grande faiblesse de son parti. Un PTr divisé en deux clans : les Ramgoolamistes, sa garde rapprochée de béni-oui-oui qui boivent ses paroles, et les autres, ces Travaillistes dont le nombre se réduit encore avec les récentes expulsions.

 

Reste la question que tout le monde se pose : est-ce que la nomination de Boolell comme leader de l’opposition apportera un changement au sein de l’état-major rouge ? Est-ce que Boolell est candidat au poste de leadership du parti ? Dans une interview accordée à notre confrère Week-End, la semaine dernière, le principal concerné répond ainsi à cette question : «Si le collège électoral, qui organisera cette élection, est respectueux des valeurs travaillistes, je serai candidat au poste de leader (…) J’ai eu l’occasion de le dire à Navin Ramgoolam : lui, moi et beaucoup de ceux qui occupent des postes de responsabilités au PTr ne sommes plus de première jeunesse. Combien de temps pourrons-nous encore tenir ? Nous n’avons pas le choix. Il faut préparer la relève maintenant.»

 

Pas sûr que Ramgoolam l’entende ainsi ! Tout sauf le renouvellement du leadership !

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