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Incidence en hausse : Comment prévenir le diabète de type 2 chez les enfants

Yashnee Chunoo et le Dr Anjuli Gunness soulignent qu'adopter un mode de vie sain peut prévenir le DT2.

L’incidence du diabète de type 2 (DT2), autrefois rare chez les enfants et adolescents, a augmenté au cours des deux dernières décennies, dans le monde. Et l’île Maurice n’est pas épargnée. À l’occasion de la Journée mondiale du diabète, célébrée le dimanche 14 novembre, mais aussi dans l’optique de contribuer à lutter contre cet état de fait, le Centre international de développement pharmaceutique (CIDP) a décidé d’axer ses recherches sur les maladies non transmissibles, dont le diabète, tout en sensibilisant parents et enfants. Le point avec Yashnee Chunnoo, Pharmaceutical Operations Lead au CIDP, et le Dr Anjuli Gunness, diabétologue, endocrinologue et Sub-Investigator pour la réalisation d’un essai clinique au CIDP.

Ils sensibilisent… Yashnee Chunnoo, Pharmaceutical Operations Lead au CIDP, et le Dr Anjuli Gunness, diabétologue, endocrinologue et Sub-Investigator pour la réalisation d’un essai clinique au Centre international de développement pharmaceutique (CIDP), veulent interpeller le public sur le fait que le mode de vie est en train de fortement augmenter la prévalence de l’obésité chez les adultes mais encore plus chez les enfants chez qui on observe de plus en plus de cas de diabète de type 2. En effet, selon une étude menée en 2012 dans 23 écoles primaires locales, 20 % des garçons et 24 % des filles étaient en surpoids ou obèses. Et si l’on en croit les prévisions mondiales, on comptera 300 millions de diabétiques en 2025. L’un des facteurs déterminants est la prévalence accrue de l’obésité infantile, expliquent nos interlocutrices. 

 

S’il n’existe actuellement aucun traitement curatif du diabète, poursuit le Dr Anjuli Gunness, chez certains patients en surpoids atteints de DT2, la perte significative de poids et l’amélioration de leur régime alimentaire peuvent mettre leur diabète en rémission pendant un certain nombre d’années et ils peuvent ainsi avoir besoin de moins de médicaments, voire aucun, à prendre pour traiter leur diabète. «Notre alimentation et notre mode de vie peuvent avoir un impact majeur sur l’évolution de la maladie et restent des éléments-clés du traitement. Mais les parents doivent donner l’exemple si leurs enfants sont atteints de DT2. Il est difficile de dire à un enfant de prendre son diabète au sérieux, de manger moins de glucides ou de faire plus d’exercice, si les adultes ne le font pas eux-mêmes. Ces bonnes habitudes profiteront à toute la famille. Le suivi avec des professionnels – diabétologues, diététiciens, psychologues et ophtalmologues, si c’est nécessaire – est aussi primordial. Le diabète est une maladie difficile à vivre et à supporter, et il est important que les parents et les enfants bénéficient du meilleur soutien possible», soutient-elle.

 

Pour la diabétologue et endocrinologue, il faut être plus proactif dans le dépistage des enfants, dans toutes les écoles, en commençant par ceux à hauts risques, avec un indice de masse corporelle (IMC) élevé ou des antécédents médicaux familiaux importants. «Cela permettrait d’identifier les enfants qui présentent un risque élevé de développer le diabète et d’intervenir sur leur mode de vie. Malheureusement, 50 % des enfants atteints de diabète peuvent ne présenter aucun symptôme. D’autres peuvent présenter des symptômes typiques comme une soif accrue et un besoin plus fréquent d’uriner. De plus, si le taux de sucre est très élevé, les enfants peuvent commencer à perdre du poids et se plaindre d’une vision floue. Parfois, les symptômes peuvent être plus subtiles, avec des infections urinaires ou génitales récurrentes, des règles irrégulières chez les filles ou des plaies qui ne guérissent pas ou lentement», poursuit notre interlocutrice.

 

De son côté, Yashnee Chunnoo avance que le CIDP mène des essais cliniques afin de mettre sur pied une thérapie efficace pour soulager les enfants qui en souffrent. «Depuis quelques années, le CIDP mène des essais pédiatriques pour le DT2 afin d’accélérer la mise sur le marché de nouvelles thérapies. Celui en cours se concentre sur l’évaluation de l’utilisation d’un médicament expérimental chez des patients âgés de 10 à 17 ans atteints de DT2. Ce médicament est déjà approuvé pour une utilisation chez les adultes et son efficacité est maintenant évaluée pour la population pédiatrique. Les patients sont bien encadrés pendant toute la durée de leur participation à l’étude et bénéficient d’une évaluation complète, d’un suivi individuel avec des diabétologues et, le cas échéant, de traitements qui ne sont pas aussi facilement disponibles localement», fait-elle ressortir.

 

En attendant, le facteur primordial dans la prise en charge est la modification de notre mode de vie. Il est ainsi recommandé d’adopter de bonnes habitudes alimentaires et de pratiquer une activité physique régulière, même modérée, et de suivre le traitement prescrit par son médecin. Cela aidera à prévenir les complications irréversibles liées à cette maladie.

 


 

Découverte de l’insuline : cent ans déjà !

 

L’année 2021 marque le 100e anniversaire de la découverte de l’insuline par les chercheurs Frederick Banting et Charles Best à l’Université de Toronto, au Canada. Avant le traitement par insuline, un diagnostic de diabète de type 1 (DT1) était synonyme de mort inévitable pour les enfants. Le DT1 est une maladie auto-immune déclenchée par l’attaque du système immunitaire qui détruit les cellules du pancréas, lesquelles sont indispensables pour produire de l’insuline et maintenir des taux de glycémie sains. Il n’y a toujours pas de traitements qui permettent de prévenir le DT1 et ses causes ne sont pas encore entièrement connues.

 

En 1921, sous la direction de John Macleod à l’Université de Toronto, Frederick Banting et Charles Best ont découvert que le pancréas produisait l’hormone d’insuline. Avec l’aide de James Collip, ils ont purifié une version synthétique de l’insuline et produit le premier véritable traitement pour le diabète. À ce jour, l’insuline demeure l’une des plus importantes percées scientifiques dans le domaine médical, ce qui a valu un Prix Nobel en 1923 à Frederick Banting  et John Macleod en reconnaissance de leurs travaux.

 

Pour des millions de personnes qui vivaient avec le diabète en 1921, la découverte de l’insuline a changé leur vie. À l’époque, les personnes qui recevaient un diagnostic de diabète de type 1 avaient l’espoir de vivre quelques années seulement. Malheureusement, la mort survenait toujours trop rapidement, dans d’atroces conditions. Malgré les nombreuses percées dans la technologie et l’administration de l’insuline depuis les 100 dernières années, au moyen d’injections ou d’une pompe, l’insuline demeure le seul traitement pour le DT1.

 

Source : www.diabete.qc.ca

 


 

À propos du CIDP

 

Créé en 2004, le Centre international de développement pharmaceutique (CIDP) est une société de Recherche sous Contrat (CRO) internationale, pionnière dans le domaine de la recherche et du développement cosmétique et pharmaceutique à Maurice. Le groupe a pour vocation d’évaluer la sécurité et l’efficacité des ingrédients ainsi que des produits cosmétiques et pharmaceutiques.