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Raquel Jolicoeur arrêté avec une arme, des balles, deux explosifs et de l’héroïne | Sa sœur Bella : «C'est un coup monté»

Le suspect fait l’objet de quatre accusations provisoires, dont une pour terrorisme.

Lors d’une descente à son domicile à Roche-Bois, ce jeune homme de 26 ans aurait déclaré aux policiers qu’il comptait assassiner des officiers et prévoyait de faire exploser le Parlement et les Casernes centrales avec les membres de son groupe, connu comme Armada 666. Les proches de Raquel Jolicoeur, eux, crient au complot. Ils sont d’avis qu’il est victime du succès de sa chanson Poliko Krapo, qui a fait le buzz sur TikTok, et de ses dénonciations contre un haut gradé basé à la brigade antidrogue. 

Elle a l’impression, dit-elle, d’être une bête traquée. Bella Jolicoeur, qui crie au complot après l’arrestation de son frère aîné Raquel, dit craindre de se faire piéger elle aussi. Celui-ci, âgé de 26 ans, a été arrêté à son domicile, à Roche-Bois, le lundi 2 mai. Lors de cette opération dirigée par le Commissaire de police lui-même, les policiers présents ont recueilli un revolver fabriqué au Brésil, 40 balles de calibre 0,22 mm, 6 cartouches pour «shot gun», deux explosifs et de l’héroïne valant Rs 10 millions. «Mo dakor zot gagn mwa ek revolver. Mo pena so license», aurait déclaré le suspect aux policiers présents. Raquel Jolicoeur aurait également dit à ces derniers qu’il comptait «desann enn-de gard» avec le revolver.

 

Toujours selon les policiers, le jeune homme aurait avoué qu’il prévoyait de faire exploser le Parlement et les Casernes centrales avec les deux explosifs, avec la complicité des membres de son groupe, connu comme Armada 666. Raquel Jolicoeur fait l’objet de quatre charges provisoires : «threatening to do an act of terrorism», «drug dealing», «illegal possession of arms with intent and ammunitions» et «illegal possession of explosives». Lors de sa comparution en cour, la police a objecté à sa remise en liberté sous caution. Raquel Jolicoeur reste en détention policière jusqu’au 26 mai.

 

Sanjeev Teeluckdharry, lui, dénonce les circonstances entourant la détention de son client qui a été privé de ses droits constitutionnels après son arrestation, assure-t-il. L’avocat n’a pas eu accès à ce dernier pendant 36 heures. Il souhaite que cette affaire soit référée à la Cour suprême au plus vite. «Ou finn deza trouv teroris met savat ek fer TikTok ou ? Lapolis finn met sarz bien grav kont mo kliyan, parey kouma dan ka misie Ish Sookun ki ti fos net», allègue l’homme de loi.

 

«Vir bann kamera»

 

Les proches de Raquel Jolicoeur sont également très remontés. Sa sœur Bella allègue que «lapolis inn vir bann kamera dan pozisyon kot pa trouv zot» et «zot inn pran DVR zot inn ale». «Si vremem inn gagn tou seki zot pe dir-la ek mo frer, kifer zot finn fer sa ?» s’interroge la jeune femme de 23 ans, persuadée que son frère est victime de sa chanson Poliko Krapo, qui a fait le buzz sur TikTok, et de ses dénonciations contre un haut gradé basé à la brigade antidrogue. En effet, Raquel Jolicoeur a fait une vidéo dans laquelle il allègue qu’un policier a pour habitude de «kokin kas trafikan» lors des descentes qu’il effectue avec son équipe. «Mon frère est victime d’un coup monté», martèle Bella Jolicoeur. «Enn roupi pena lor so kont la bank li pou al eklat Parlman ek Kazernn ?», poursuit-elle.

 

Selon Bella Jolicoeur, son frère Raquel, père de trois filles âgées de 8, 7 et 3 ans, gagne sa vie en vendant des légumes : «Mo frer ti pe fer trafik ladrog avan. Li ti pe ousi droge. Inn fer 7 an linn arete ek sa lavi-la. Li vann legim aster ansam ek nou papa. Li ena latab dan nouvo Victoria Terminal. Li ti touzour kontan sante. Sa ousi inn ed li sorti dan ladrog. Li kontan fer rap lor TikTok. Eski bann lapolis pann apresie so sante Poliko Krapo ?»

 

Depuis toute cette affaire, la jeune femme dit ne plus dormir chez elle avec sa fille de 3 ans car «bann lapolis inn fini dir mwa ki zot pou aret mwa ousi», avance-t-elle. Son jeune frère Miguel, lui, est en détention depuis le 30 mars. La police l’avait arrêté avec un important colis de drogue. «Mo ti frer-la vann pima. Zot inn piez li ousi», allègue-t-elle. «Li ti dir bann lapolis-la ki parsel-la pa pou li. Eski mo gran frer ti pou oz gard zarm ek sa kantite ladrog-la kot li alor ki li soupsone lapolis pe vey li ?» lance Bella Jolicoeur.

 

«Zame monn trouv sa sak-la»

 

Selon la jeune femme, il n’y avait qu’un matelas dans la maison perquisitionnée et le sac qui contenait le revolver, les balles, les explosifs et la drogue n’appartiendrait pas à son frère. «Mo res ek mo frer. Zame monn trouv sa sak-la ek li», affirme-t-elle. Cependant, la police n’est pas de cet avis. Selon un rapport officiel, la perquisition a eu lieu vers 5h30. Munis d’un search warrant, les policiers ont dû enfoncer une porte à l’arrière de la maison pour accéder à l’intérieur. En voyant les policiers, Raquel Jolicoeur aurait tenté de prendre la fuite.

 

D’après la police toujours, il tenait un sac de sport de couleur grise et orange dans sa main droite. Deux officiers l’auraient alors maîtrisé et lui auraient, par la suite, expliqué le but de la perquisition, avant de saisir ledit sac et de le confronter aux objets retrouvés sur lui. Raquel Jolicoeur aurait reconnu ne pas avoir de permis de port d’arme et aurait avoué que c’est bien de la «dinamit» qu’il comptait faire exploser à deux endroits, avec les membres de son groupe Armada 666.

 

Également interrogé à chaud sur les cinq colis contenant de l’héroïne valant Rs 10 millions, le suspect aurait expliqué : «Enn-de parsel ladan mo fer porsion mo partaze ek mo group Armada 666.» Tout en précisant : «Mo pa pe fer trafik mwa (…) Mo pe rod enn lamone pou pey avoka parski mo kone mo wanted.» Les autres policiers présents auraient, par la suite, effectué une fouille dans la maison en sa présence mais aucune autre drogue ni aucun autre objet compromettant n'a été retrouvé.

 

Raquel Jolicoeur a ensuite été conduit dans les locaux de la District Crime Intelligence Unit du Nord, avant d’être remis au Central Criminal Investigation Department pour la suite de l’enquête. Les armes et la drogue saisies ont été retenues comme pièces à conviction ainsi qu’un gant en latex sécurisé dans une enveloppe et un téléphone portable de couleur noire.