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Wesley Saïd : So foot !

Plusieurs sites parlent de lui comme d’un jeune joueur prometteur.

D’origine mauricienne, ce jeune joueur professionnel, qui évolue au sein du Stade Rennais FC et de l’équipe de France junior de football, profite actuellement de quelques jours de vacances. Rencontre entre deux matches de la Coupe du monde…

Si certains aiment à dire qu’ils sont nés sous une bonne étoile et que d’autres chanceux sont nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, lui pourrait dire qu’il est né avec un ballon de foot greffé aux pieds. Car, d’aussi loin qu’il s’en souvienne, Wesley Saïd, 19 ans, 1m74 et 67 kg de talent, a toujours aimé le football. Pour preuve, confiez-lui un ballon et voyez ce qu’il en fait. En deux temps, trois mouvements, il est capable de vous en mettre plein la vue et pas seulement en termes de spectacle ; il a aussi une très bonne technique, ce qui a d’ailleurs fait sa renommée.

Mais si vous n’avez pas de ballon à lui proposer, une toute petite recherche sur le Net permet aussi d’avoir une idée de la bonne et solide réputation qui le précède. «Petite perle, la merveille, talent à suivre, grand espoir du foot français…» Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire le joueur professionnel évoluant au sein du Stade Rennais FC et de l’équipe de France junior de football.

À voir la pluie d’éloges qui accompagne son nom, Wesley Saïd aurait pu se la jouer ou même avoir la grosse tête. Mais le jeune homme aime à répondre que cela ne lui ressemble pas.
Actuellement en vacances à Maurice, cette île si chère à son cœur – sa mère Pamela, une ex-habitante de Rose-Hill, est Mauricienne –, Wesley, qui excelle au poste d’attaquant, doit son parcours à la passion dévorante qu’il éprouve pour le foot. Bien lui en a pris car, après ses débuts à l’âge de 5 ans à Noisy-le-Grand, le jeune Wesley n’a cessé de gravir les échelons à vitesse grand V.

Arrivé en Bretagne en 2006, alors qu’il n’avait que 11 ans, il a vite fait ses preuves et est passé professionnel, sans même avoir été stagiaire. «Cet enfant de la région parisienne, lié aux Rouge-et-Noir jusqu’en 2016, vit une ascension fulgurante», fait état un article de presse retraçant son parcours.

Entre le rythme effréné de ses entraînements, «tous les jours de la semaine», précise-t-il, «une hygiène de vie très stricte» et «beaucoup de sacrifices», il ne peut que savourer quelques semaines de vacances avec sa famille, notamment sa mère Paméla et sa copine Lucille. «Tout se passe très bien. C’est après 11 ans que je reviens à Maurice et que je retrouve les gens de ma famille. Je passe actuellement de bons moments chez des proches à Camp-Levieux, où j’ai de beaux souvenirs d’enfance à taper dans le ballon dans les rues du quartier», confie le jeune homme qui ne pouvait espérer mieux que d’être en vacances pendant la Coupe du monde et, qui plus est, dans un lieu paradisiaque, entouré des gens qu’il aime le plus.

Entre une bonne petite balade au soleil dans les rues de Grand-Baie – où il a posé ses valises –, du temps passé avec sa famille et «enn bon mine bouillis» ou «enn per dholl pourri», le foot est bien évidemment plus que jamais au centre de toutes ses conversations, la Coupe du monde oblige. Pas la peine de le lui demander, son cœur bat bien évidemment pour la France, même s’il estime que le Brésil à toutes les chances de briller : «L’équipe a de bons joueurs et une bonne technique.» Mais il le sait, tout est possible : «Depuis le début du mondial, nous avons eu droit à quelques petites surprises. La performance de l’Espagne, le détenteur même du titre, en est l’exemple.»

«Vivre son rêve»

Bien plus qu’un simple spectateur, son statut de joueur professionnel prend le dessus lorsque Wesley regarde un match : «J’analyse et j’observe tous les gestes, et je me demande ce que j’aurais pu faire, ou pas, avec le ballon, au même moment.» Si, après quelques recherches et des questions sur son parcours professionnel, on arrive à mieux connaître Wesley, le footballeur, «buteur régulier et prolifique», on insiste aussi pour connaître qui est Wesley quand il est loin d’un terrain de foot.

Si la rigueur, le sérieux et l’autodiscipline sont au centre de tout ce qu’il fait, le jeune homme ne cache pas qu’il est «un déconneur» à ses heures perdues, avec «beaucoup de blagues et de sourires» pour rythmer son temps libre. «C’est quelqu’un d’appliqué et de responsable qui sait ce qui est bien pour lui», assure, pour sa part, sa copine Lucille. Ces traits de caractère sont confirmés par sa grande admiratrice, sa mère Paméla, qui ne cache pas sa fierté lorsqu’elle parle de Wesley : «Il est l’exemple de quelqu’un qui fait tout pour vivre son rêve…»

En parlant de rêve, le jeune homme s’imagine bientôt évoluer dans une grande équipe comme le Real Madrid, parce que c’est, dit-il, tout simplement la meilleure équipe actuellement. En attendant, il a les yeux rivés sur le mondial, sur Neymar, son joueur préféré, tout en espérant qu’il jouera, lui aussi, un jour… une Coupe du monde.