• Cosafa Women’s Cup : Kelsey Perlman au secours du Lady Club M
  • Badminton - Championnats d’Afrique U15 : Maurice se contente des places d’honneur
  • Kyokushinkai : Le shihan Koi partage son expertise avec les Mauriciens
  • Ce temps qui passe avec… Hans Nayna
  • Jasmine Toulouse : une femme exemplaire
  • Concert d’OSB : dépêchez-vous !
  • Les aventures de Joshila Dhaby
  • L’allée des souvenirs du Dr Ramkhalawon
  • Tout sur Serge Constantin
  • La belle réunion de Révélation 2K17

Violence sexuelle envers les enfants : zoom sur ces signes qui alertent

Violence sexuelle envers les enfants : zoom sur ces signes  qui alertent

Interpeller, informer et sensibiliser. Ce sont les trois axes principaux d’une campagne sur la violence sexuelle envers les enfants, initiée par La Sentinelle et lancée le jeudi 25 juin 2015. Le but est de fournir aux adultes et aux parents des outils qui leur permettront d’identifier, de reconnaître et de décoder les messages qu’un enfant victime d’abus sexuels envoie généralement.

 

Dans le cadre de cette campagne, Mélanie Vigier de Latour-Bérenger, psychosociologue et directrice de l’ONG Pédostop, a animé une formation destinée aux journalistes du groupe La Sentinelle. Par exemple, dit-elle, il faut savoir que dans la majeure partie des cas, un enfant victime d’abus sexuel gardera le silence pour diverses raisons. Parmi, un sentiment de honte, la culpabilité, le déni, la peur de pas être cru ou s’il a reçu des menaces de la part de son agresseur qui, qui dans 90 % de cas, fait partie de son entourage proche.

 

Mélanie Vigier de Latour-Bérenger a animé une formation cette semaine à l’intention des journalistes de La Sentinelle.

 

Mais il y a des signes qui mettent la puce à l’oreille. Par exemple, si un enfant emet des réserves pour rentrer chez lui ou aller chez un membre de la famille, un voisin ou autres, refuse de faire une embrassade à quelqu’un, éprouve de l’angoisse, refuse de se dévêtir même pour prendre le bain, imite un acte sexuel, se masturbe en public, a un changement brusque de comportement, des troubles de la concentration, des chutes de résultats scolaires. Cela ne veut pas forcément dire que l’enfant est victime d’abus sexuels mais il faut tout de même s’interroger en ce sens. Faute de mettre en mot ce dont il ou elle est victime, un enfant peut aussi s’exprimer à travers des dessins.

 

Donc, soyons vigilants et éduquons nos petits sur les gestes et actes déplacés qu’une personne peut avoir vis-à-vis d’eux. Encourageons-les à parler à un adulte en qui ils ont confiance s’ils se retrouvent dans ces cas. Autre élément important : il faut croire en la parole de l’enfant qui se dit victime car il est incapable d’inventer de telles choses et tout mettre en œuvre pour le protéger et de l’éloigner de son agresseur.

 

Tout abus sexuel contre un enfant doit être dénoncé : la Child Development Unit sur le 113, l’Ombudsperson for Children sur  le 177,  la Brigade des mineurs sur le 213 40 93, la section Crime Stoppers  sur le 148 ou la police en général sur le 999.

 


 

Sexuality education for the family : le livre qui brise les tabous

 

Il s’agit d’un outil essentiel à chaque parent. Sexuality education for the family, un ouvrage signé Mila Dhunnoockchand, a pour but de briser les tabous sur le sujet de la sexualité dans les familles. «Nous faisons face à des problèmes de société. Et les agressions sexuelles sur les enfants prennent de l’ampleur. Cependant, les parents ne savent pas comment parler de la sexualité à leurs enfants pour qu’ils se protègent et qu’ils respectent l’autre sexe», explique Mila Dhunnoockchand qui a travaillé pendant plus de 30 ans dans le domaine de l’éducation.

 

Son livre aborde des sujets tels que le harcèlement sexuel, les rapports sexuels chez les jeunes et ce qu’elle appelle le «parental couple behaviour», entre autres. Sexuality education for the family est en vente à Rs 125 chez Nalanda Bookshop.