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Warren Sanhye : comment j’ai réalisé mes rêves...

«Maintenant, Montréal, c’est ma vie. C’est là que j’ai rencontré ma femme. Mes parents sont ici. Et depuis, j’y construis ma vie tranquillement», nous confie le jeune Mauricien.

«J’aime me surpasser. Donner le meilleur de moi-même...» C’est ce que nous avait confié Warren Sanhye lorsque nous l’avions rencontré en 2007. Il avait 18 ans, était étudiant au Collège Royal de Curepipe et venait d’être sacré champion de la compétition d’échecs intercollèges organisée par la Promotion du Jeu d’Échecs pour la Jeunesse (PEJ). À l’époque, le jeune homme nous avait aussi parlé de son rêve de devenir ingénieur chimiste. A-t-il atteint ses objectifs ? Du Canada, 15 ans plus tard, avec de la passion dans la voix, il nous raconte sa nouvelle vie... 

Autour d’un souvenir :  «La compétition d’échecs de 2007 m’évoque de la nostalgie. D’ailleurs, j’ai eu l’occasion de revoir mes adversaires dont certains sont devenus des amis. C’est toujours de bons souvenirs et j’ai tenté, à travers les années, de garder les échecs comme loisir et passion... Je joue encore de temps en temps mais plus rarement. À Polytechnique Montréal où j’ai étudié, j’ai quand même participé à quelques compétitions et j’ai même décroché quelques prix à des occasions. C’était sympa de pouvoir continuer à faire vivre cette passion chez moi. Et je me suis ainsi fait d’autres amis à ce niveau-là également. Aujourd’hui, je suis un jeune papa. J’ai un fils, Liam, qui aura bientôt un an. Et je me disais, avant sa naissance, que s’il y a bien une passion que je voudrais transmettre à mon enfant, c’est l’amour des échecs. On verra bien dans le futur ce qu’il en sera...»

 

Autour d’un rêve : «J’ai concrétisé mon rêve de devenir ingénieur chimiste à Polytechnique Montréal. J’y suis entré en 2008. J’ai fait une première année dite préparatoire, parce que pour plusieurs étudiants internationaux, il faut souvent faire une première année d’adaptation, une année préparatoire. Puis, j’ai commencé les études de génie chimique en 2009. J’ai complété ce qu’on appelle ici le baccalauréat, qui est l’équivalent du premier degré ; en Angleterre, c’est Bachelor of Science, et en France, c’est l’équivalent de la Licence. J’ai terminé en 2013. Par la suite, j’ai eu l’occasion de faire une maîtrise en génie chimique. Comme je n’en avais pas assez du génie chimique, j’ai continué. J’ai une maîtrise-recherche qui était axée sur les explosifs et grâce à laquelle j’ai beaucoup appris. Ma formation, que ce soit le baccalauréat ou la maîtrise, est axée sur la concentration de polymère.  Quand on parle de génie chimique, on pense au pétrole, mais il y a beaucoup plus que le pétrole. Tous les produits dérivés de l’industrie pétrolière, comme les polymères, font aussi partie des domaines d’activités qui peuvent découler du génie chimique. Dans mon cas, l’angle de polymère m’a vraiment attiré. C’est quelque chose qui est en vogue parce qu’on connaît bien la problématique des plastiques, des microplastiques... Il y a tout un engouement mondial à trouver des solutions à cette problématique.

 

J’ai donc été intéressé par cela. J’ai passé de très belles années à Polytechnique Montréal, tout comme celles que j’ai eues avant sur les bancs du Collège Royal de Curepipe. C’est pendant mes études universitaires que j’ai rencontré mon épouse en 2011. Elle venait de France pour un échange-étudiants sur deux ans et au final, elle est restée plus de deux ans.»

 

Autour d’une passion : «Le métier que je fais actuellement n’existe pas vraiment à Maurice, en tout cas pas dans la même forme qu’au Canada. Je suis ce qu’on appelle un expert forensic ou plutôt un expert judiciaire qui aide les cabinets d’avocats et les compagnies d’assurance à déterminer la cause d’un sinistre et à situer les responsabilités dans l’affaire en question. Ce qui me passionne dans ce métier ? C’est avant tout la diversité des dossiers dont je m’occupe. Aujourd’hui, avec sept ans d’expérience, je m’occupe de petits dossiers dits résidentiels mais il y a aussi tout le volet commercial et industriel. Un des dossiers actuels concerne un fabricant québécois de lait pour veaux, qui a vendu une formule de poudre qui a apparemment causé la mort de 2 000 veaux. On voit tout de suite la panoplie de dossiers différents qui arrivent sur ma table et c’est tout cela qui me passionne. Il y a parfois un aspect routinier dans le métier mais la diversité des dossiers fait que je suis toujours surpris d’un cas à un autre.»

 

Autour d’une belle aventure : «Montréal est une très belle ville. La plus grande difficulté, et je ne vais pas m’en cacher, c’est l’hiver. C’est très long. Il y a du -30°C. J’ai vu du -40°C également. C’est difficile. N’empêche, c’est une ville qui est extrêmement vivante, flamboyante, que ce soit en hiver ou en été. Elle dégage un sentiment de bien-être incroyable. Les jeunes sont généralement très attirés par cette ville. Maintenant, Montréal, c’est ma vie. C’est là que j’ai rencontré ma femme. Mes parents sont ici. Et depuis, j’y construis ma vie tranquillement. Je me suis fait pas mal d’amis ici. C’est une ville cosmopolite et ça me permet de rencontrer des gens de divers horizons. Être père est aussi pour moi un nouveau défi car ma vie tourne actuellement autour de mon petit Liam ; j’apprends tous les jours à être père et c’est une très belle aventure.»