Soutenez 5plus.mu

CHERS LECTEURS DE 5-PLUS DIMANCHE

Pendant cette période de confinement, profitez de 5-Plus Dimanche, l’express, Business Mag, Weekly, de tous vos magazines préférés et de plus de 50 titres de la presse Française, Afrique et Ocean indien sur KIOSK.LASENTINELLE.MU.

Bonne lecture,

Protégez vous, restez chez vous !

  • Pape Diouf victime du Covid-19 : Merci Président !
  • Sa fille sombre dans le coma et meurt - Gooroodeo Hurreesing : «Mo touzour pa krwar ki monn perdi mo zanfan apre enn ti loperasion»
  • Hippisme – entraînement des chevaux : entre appréhensions et contradictions
  • Sudesh Kumar Koodun meurt électrocuté en cueillant des fruits à pains
  • Allégations de brutalités policière : caution et changement d’adresse pour les frères Samrandine
  • Expatriés : les confinés d’ailleurs
  • Agression mortelle de Prakash Caunhye dans sa bananeraie - Sumita : «Il me sera difficile de pardonner à ceux qui ont tué mon frère»
  • Les sportifs au service du pays
  • Battue à mort par ses parents : le tragique destin de Fareeda Jeewooth, 9 ans
  • Des chansons et des instruments pour oublier le confinement

À l’école de beauté de Yovani Chowrimootoo

La jeune femme, qui a deux salons à Goodlands et à Ébène, a ouvert une académie de formation.

Il y a des élèves. Les expressions sont sérieuses. Ils sont tous concentrés. Il y a aussi des profs. Tous semblent maîtriser leurs domaines de prédilection sur le bout des doigts. Il y a des explications, des questions, des échanges, de la théorie et la pratique…

 

Nous sommes dans une école. Mais pas dans une institution conventionnelle. C’est à la rue Mosquée, à Goodlands, que Yovani Chowrimootoo gère son académie de formation : Say’s School Hair & Beauty, destinée à former des jeunes aux métiers de la coiffure et de l’esthétique. Là, quelques élèves qui apprennent une technique de tresse pour une coiffure tendance, et un peu plus loin, d’autres apprennent l’art du manucure. Autant dire que ça bosse et que ça s’applique. Et tout cela se passe sous l’œil expert de Yovani Chowrimootoo, la maîtresse des lieux. 

 

Entre mode d’enseignement moderne et équipements de pointe, l’école accueille tous ceux et celles qui se rêvent en futurs(es) coiffeurs/coiffeuses ou esthéticiens/esthéticiennes. «Voilà quelques années déjà que j’évolue dans cet univers en tant que professionnelle. J’ai deux salons Studio 357, l’un à Ebène et l’autre, à Goodlands, jouxtant l’école», nous explique Yovani qui est animée par un grand désir : transmettre sa passion. Ayant un pied dans son salon (juste à côté), et l’autre dans son école : elle est sur tous les fronts à la fois mais elle aime ça : être au four et au moulin : «Je sais ce que c’est que d’apprendre un métier, de développer un talent, de pouvoir gagner sa vie et de se tenir debout pour gérer son propre business.»

 

C’est ce qui l’a motivée lorsqu’elle a décidé de  s’embarquer pour cette belle aventure : «Je me suis dit pourquoi ne pas permettre à des jeunes femmes et des jeunes hommes de bénéficier d’une formation qui pourrait par la suite les aider à gagner leur vie. J’ai pensé à ceux qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas pu poursuivre leur scolarité ou qui avaient du potentiel sans le savoir et voulaient développer un savoir-faire. J’ai voulu aussi offrir un choix aux school leavers ou même ceux qui ont l’esprit d’entrepreneuriat.»

 

Le chemin, souligne-t-elle, a été long mais elle s’est accrochée : «J’ai respecté toutes les procédures, suivi toutes les formations, investi dans l’aménagement des lieux pour qu’ils soient aux normes et que le cadre soit agréable. C’est une première qu’il y ait une institution du genre dans cette partie de l’île. Je me dis que c’est ma contribution pour permettre à ceux qui ont des rêves de trouver leur voie.»

 

Et aujourd’hui, entourée d’une petite équipe dynamique, Yovani encadre déjà plusieurs groupes de participants impliqués dans les différents cours : la coiffure, l’esthétique, et l’onglerie. C’est dans trois salles que sont disposés les différents élèves qui, à travers diverses sessions, apprennent à maîtriser toutes les techniques de l’univers de la beauté. «L’avantage que nos élèves ont, c’est que nous avons aussi le salon qui est à côté. Ce qui fait qu’ils peuvent aussi se retrouver en situation réelle de travail et ainsi savoir ce qui les attend une fois qu’ils auront leur certificat en poche.»

 

Yovani et son équipe ne  préparent pas uniquement les élèves de Say’s à apprendre un métier ; ils les préparent aussi à faire face au marché du travail tout en les accompagnant dans leurs recherches et leurs cheminements : «Nous faisons du job placement, nous travaillons avec des agents de bateaux de croisière et nous encadrons aussi ceux qui veulent se lancer et ouvrir leur salon. Nous les conseillons sur les démarches à faire, comme par exemple aller prendre un prêt.» 

 

Tout est fait, poursuit l’experte, pour rendre agréable le temps des études à son école : «Les cours d’onglerie durent 3 mois ; ceux de coiffure 8 mois et ceux d’esthétique 6 mois. Nos formations sont en part-time à un rythme de deux ou trois fois par semaine. Nous travaillons avec des produits de qualité et nous proposons aussi des facilités de paiement…» Elle invite ceux qui veulent la suivre dans cette belle aventure à se connecter sur la page Facebook Say’s School of Hair & Beauty pour découvrir sa petite école pas comme les autres…