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Krsna Bacha : L’appel de l’océan

Il dévoile son petit monde sur la page Instagram oceanvibration et sur son blog : oceanvibration.com.

«Je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité !» C’est avec plein d’entrain et sur le ton de la plaisanterie que l’invité de notre rubrique cette semaine, nous a reçus chez lui au Barachois, à Tamarin. Et c’est avec un comité d’accueil, avec ses deux chiens Aku et Eko, qu’il nous a ouvert ses portes pour nous inviter dans son petit monde… face à la mer. Emballé à l’idée de donner sa première interview, le voilà qui se met presque naturellement en pilotage automatique car à peine une question lancée, il déballe tout pour nous raconter, en parlant avec son cœur, de son rôle d’Ocean Ambassador, tout en nous parlant de son parcours, de sa vie de famille et de son engagement…

Qui suis-je ? Attention, je parle beaucoup ! Je m’appelle Krsna (il épèle son nom), c’est en sanscrit. Je viens d’avoir 28 ans psychologiquement mais j’ai en fait 37 ans (fêtés récemment, le 28 juillet). Je suis aussi expert-comptable de formation. J’ai fait des études à Londres en Computer Science & Management au King’s College. Ensuite, j’ai fait des études d’expertise comptable avec l’Institute of Chartered Accountant in England and Wales. Mon métier de base, que je pratique encore, est celui d’expert-comptable chez Bacha & Bacha, l’entreprise familiale. Je suis aussi Ocean Ambassador. À travers mon Instagram et mon blog oceanvibration.com, je suis devenu influenceur à plein temps également. Je suis rémunéré à travers des sponsored posts et étant quelqu’un qui aime vivre des expériences, j’ai aussi tout récemment commencé à explorer l’univers de la mode.

 

Au nom de la mer et de mon ami : sur mon blog, je partage mon amour pour l’océan. J’ai choisi de définir l’activité que je fais comme telle : Ocean Ambassador et Waterman. Waterman, c’est ce qui m’a amené à devenir Ocean Ambassador. Auparavant, j’avais une phobie de l’eau et je suis aussi asthmatique depuis l’enfance. Ma maman, elle, souffre d’aquaphobie. Un ami d’école m’invitait tout le temps à venir surfer avec lui mais cette éventualité me faisait toujours peur. Quand j’étais petit, je ne pouvais même pas me doucher parce que l’eau qui coulait sur mon visage générait en moi de la panique. Cet ami surfeur de qui j’étais assez proche est décédé alors qu’il se trouvait à La Réunion pour une compétition. J’ai alors voulu lui faire un cadeau en essayant de me rapprocher de la mer. J’avais 18 ans, c’était avant que je ne quitte Maurice pour aller étudier à Londres. En rentrant, après 15 ans, j’ai choisi de m’installer à Tamarin, en face de la mer. À partir de là, j’ai mis en pratique une autre philosophie : je me suis dit que j’allais essayer des choses et je me suis mis au surf, certes avec beaucoup de mal : j’ai crié, j’ai pleuré mais ça me procurait de l’adrénaline.

Quand l’aventure a commencé : c’est donc en surfant que je me suis intéressé à la mer. J’ai découvert un autre univers : avec les récifs, les poissons et tout ce qui entoure la pratique de ce sport et j’ai pris intérêt à tout cela. Je me suis tourné vers tout ce qui touche de près et de loin à l’océan. Je me suis mis au kayak, au stand-up paddle et bizarrement, ce que je voulais le plus, c’était de nager, alors que je n’avais jamais vraiment appris à le faire. Je surfais sans pour autant maîtriser la nage.

 

Le grand plongeon : c’est un autre ami qui m’a invité un jour à faire de la plongée. Pour moi, rien que de penser qu’il fallait que je respire sous l’eau était inimaginable car pour moi, asthmatique, respirer est la chose la plus précieuse qui soit. Il a commencé par m’apprendre à plonger dans une piscine. Je me souviens que mon ami était toujours là pour me tenir la main. Puis, je suis passé à l’étape suivante et j’ai découvert un autre monde. J’ai découvert l’océan parce qu’avant je connaissais uniquement tout ce qu’il y avait en surface. Ce jour-là, je me suis senti libre… C’est donc en faisant du scuba diving que je me suis rendu compte que l’océan était vraiment incroyable. Très vite, l’idée de m’engager a germé.

 

Ma mission : quand j’ai lancé mon compte Instagram oceanvibration, c’était vraiment basé sur la protection de l’océan parce qu’il y a une nécessité et parce que beaucoup de personnes ne réalisent pas ce que cela représente et de quoi est fait le monde dans lequel on vit. Aujourd’hui, le monde de beaucoup de personnes, c’est leur voiture, leur appartement, leurs chaussures de marque, sortir en soirée, s’amuser et avoir une bonne qualité de vie mais cette qualité de vie est basée sur quelque chose qu’on ne voit même plus : la nature et l’environnement dans lequel on vit. En commençant Ocean Vibration, j’ai constaté qu’on ne pouvait pas demander à quelqu’un de protéger l’océan s’il ne s’occupe pas de lui-même. C’est ainsi que je me suis dit que ma mission serait d’amener les gens à tomber amoureux de l’océan… du moins, j’allais essayer. If somebody falls in love with the ocean no one will have to tell him to take care of the ocean. It’s something that he will do on his own. On protège toujours ce qu’on aime. Et sur ma page oceanvibration.com, je partage pour faire découvrir. J’essaie de montrer et de mettre en avant tout ce qui est positif pour permettre aux gens de voir à quel point l’océan est beau. Voilà trois ans qu’Ocean Vibration fait son petit chemin.

 

La démarche derrière Ocean Vibration : je partage beaucoup de ressenti. J’ai fait un accident assez grave il y a presque trois ans, j’avais perdu une partie de mon automatisme du système musculaire ; par exemple, je ne pouvais plus uriner. Mon médecin m’a même dit que je ne devais plus surfer et pratiquer de sport extrême ou même faire du vélo pour éviter un choc. Tout cela aurait pu très mal finir. Mais au contraire, tout ce qui est arrivé n’a pas remis en question ma passion, ça l’a plutôt solidifié. Sur mon blog, je veux partager. Je veux inspirer. Je veux que les gens découvrent, je veux passer un message et c’est souvent par rapport à mes expériences. Il faut vivre de ses passions. Il n’y a jamais rien de planifié ou de calculé derrière ce que je publie sur mon blog. Ce que je fais est basé sur du feeling.

 

Pourquoi je crois dans ce que je fais : c’est vrai que d’aucuns peuvent se demander en quoi un blog peut changer des choses. Je mets beaucoup de plaisir dans ce que je fais. Je ne le fais pas par obligation. Cela m’arrive aussi de me poser des questions : est-ce que ça vaut la peine ? J’ai des doutes. Mais j’ai également des messages de gens qui croient dans ce que je fais. Et je me dis toujours que si je peux toucher au moins une personne, c’est toujours ça de gagné.

 

Mes parents, mes modèles : ma mère Anita et mon père Anil ont fait de moi la personne que je suis aujourd’hui. Ils sont tous les deux des professionnels. Mon père est expert-comptable et ma maman était magistrate à la Cour suprême. Elle était présidente du National Adoption Council à Maurice. Maintenant, elle écrit des poêmes. Certaines personnes peuvent dire que ce que je fais n’a pas grand-chose à voir avec le background professionnel dans lequel j’ai été élevé et dans lequel j’ai évolué. Au contraire, cela m’a permis d’entreprendre les choses que je fais aujourd’hui parce que j’ai beaucoup appris de mes parents. J’ai appris à ne pas baisser les bras, à faire les choses d’une manière qui fait que je réussis dans ce que je fais aujourd’hui. J’ai toujours évolué dans le monde de la finance et du business, la finance était pour moi une évidence. C’était aussi pour rendre fier mon père. C’était un cadeau pour lui qui est devenu le plus grand cadeau pour moi-même. Depuis que je suis petit, mon père m’a toujours dit que le plus important était de passer ses examens et de réussir. J’aime beaucoup mes parents et mes frères. Je suis le benjamin de quatre garçons. Il y a Yogen, l’aîné, Ruben, le cadet, Toshlen et moi. On est tous experts-comptables comme papa. J’ai la chance de pouvoir compter sur les bonnes personnes - ma famille et Elodie - qui croient tous en moi.