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Johnny Clegg : «Ma motivation est celle du partage»

Contre gros vents et sales raz-de-marée, Johnny garde la pêche et le sourire avec ses potes musiciens.

Malgré la maladie et la fatigue, le chanteur d’Asimbonanga a toujours la pêche et tient tête à la scène, proposant même un unique concert prévu le samedi 13 octobre au centre Swami Vivekananda, à Pailles. Un artiste friand de partage et de musique, comme on a pu le constater…

Il est amaigri, fragile en apparence, mais touzour li pe la. Johnny Clegg, 65 ans, était l’invité d’honneur de ce week-end. Le 13 octobre, il était prévu que l’interprète d’Asimbonanga et Scatterlings of Africa donne un unique concert au centre Swami Vivekananda, à Pailles, sur une initiative de l’agence Immedia.

 

Pourtant, en ce moment, la vie ne fait pas de cadeaux au chanteur qui était en visite chez nous, le temps d’un concert, il y a 30 ans. Atteint d’un cancer du pancréas qui s’est propagé, l’artiste a récemment déclaré que «la fin approche». Mais pour l’heure, il est motivé, accumule les dates, bref, Johnny Clegg a tout du Zulu Warrior.

 

«Je suis un performer. Cela, depuis que je vais à l’école. C’est une activité qui a toujours autant de valeur pour moi et ça me permet de partager des opinions sur le monde. Ma motivation est celle du partage, de l’interaction avec les différentes communautés du monde», explique l’homme pour qui «la musique et la danse sont les plus grands architectes du changement».

 

Le temps d’une conférence de presse la veille du concert à l’hôtel Shandrani, le chanteur s’est livré à un vrai petit cours d’Histoire, non seulement sur sa carrière mais aussi sur les luttes dans les années 80-90 en Afrique du Sud, notamment la fin de l’Apartheid. Car après tout, Johnny Clegg, qui a fait le déplacement dans l’île avec ses danseurs – notamment Sipho de son ancien groupe Juluka –, est un militant artistique.

 

«Je me rappelle que, lorsque j’étais venu à Maurice pour mon premier concert il y a 30 ans, mon pays passait par d’importantes turbulences. On partait dans des pays et on passait le message contre l’Apartheid. Puis, il y a eu la libération de Mandela qui est venu, contrairement à ce que beaucoup voulaient, avec un message de réconciliation. C’est cette réconciliation que, selon moi, nous célébrons à chaque concert.»

 

Et le futur dans tout ça ? Après le concert à Maurice, Johnny Clegg va poursuivre sa tournée The Final Journey. Difficile d’arrêter la détermination du Zoulou Blanc !