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Anthony B : homme de reggae, homme de paix

Il a de la bonté et de l’énergie à revendre.

On a vu la tête d’affiche du dernier Festival Reggae Donn Sa de près. Et l’artiste étonne par sa générosité artistique et humaine.

Il se donne beaucoup… Anthony B était l’invité principal de la huitième édition du Festival Reggae Donn Sa aux côtés de Nkulee Dube, fille de feu Lucky Dube. Il était prévu que cette grand-messe musicale se tienne sur le terrain de cricket du stade Anjalay le samedi 20 octobre. L’occasion d’en savoir plus sur la philosophie d’Anthony B, l’une des étoiles montantes jamaïcaines, qui a bouclé plusieurs dates à Paris avant de venir à Maurice et La Réunion.

 

Lorsque nous le rencontrons, l’artiste, en parlant de l’île, évoque d’emblée un marchand de sorbets qui lui rappelle le pays d’où il vient. «Quand j’ai vu cet homme, qui roulait sur sa bicyclette avec toute cette glace derrière le dos, j’ai cru que j’étais en Jamaïque.» Pour cet amateur de belles choses, «l’île Maurice ressemble à la Jamaïque. C’est donc pour moi facile de comprendre ce melting-pot, avec toutes ces communautés présentes.» 

 

Anthony B a aussi des liens musicaux et amicaux avec les OSB. Le combo de Plaisance a fait plusieurs fois la première partie d’un show de mister B, notamment en 2007 lors du festival Summer Jam. Une connexion plutôt forte, comme celle avec le reggae. «Le reggae vous dit d’ouvrir les yeux, vous dit one love, one heart. Beaucoup de gouvernements ne comprennent pas cela et malheureusement, dans certains cas, ils le combattent.»

 

L’artiste a aussi un amour particulier pour la culture rasta, sa culture. «Je suis attiré par cette culture depuis que je suis petit. Ce qui m’a toujours frappé avec les rastas, c’est cette indépendance. Vous enlevez l’électricité, les écrans, peut-être même l’eau, et le rasta, il est toujours là. C’est ce côté autonome de l’humain que j’aime partager lorsque je voyage.»

 

Anthony B, c’est aussi l’action militante, notamment sur les bienfaits du cannabis. «Des pays sont en train de le légaliser, notamment à cause des bienfaits médicaux. J’espère que beaucoup d’autres ouvriront les yeux sur ce fait», lance le reggae man qui se décrit comme un freedom fighter.

 

Le voilà qui s’en va à la rencontre d’autres frères. Ensemble, ils chantent, à grands coups de percussion. Il y a de la musique, de l’entrain, des sourires, de la joie… De l’amour !