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Super League : L’Afrique comme cobaye ?

Le double langage de la FIFA a fait surface ces jours-ci autour de ce projet européen. Puisqu’un an plus tôt, le président de cette instance faisait l’apologie d'une... Super League africaine.

Et la montagne accoucha d’une souris. La Super League européenne, dont le lancement dimanche 18 avril a été ressenti comme un séisme de magnitude 12 sur l’échelle du football, n'a survécu que deux jours. Des 15 clubs fondateurs à l’origine du projet, il ne reste aujourd’hui que le Real Madrid et Barcelone, après une série d’oppositions venant de toutes parts, y compris la FIFA, l’instance suprême du football mondial. Lors du Congrès de la confédération européenne de football (UEFA), le président de la FIFA Gianni Infantino a critiqué la création d’une ligue privée en Europe, quelques heures avant que le projet ne commence à capoter.

 

Le 31 janvier 2020 à Salé au Maroc, Gianni Infantino faisait pourtant l’éloge d’une Super Ligue en Afrique censée remplacer la Ligue des champions africaine (C1). Mais c’était devant des dirigeants de la Confédération africaine de football (CAF) censés être associés à cette démarche, contrairement à ce qu’il se passe sur le Vieux continent. «Ma proposition, c’est quelque chose dont d’autres parlent depuis des décennies mais ils ne l’ont jamais fait : c’est de créer une ligue panafricaine de football des clubs, avait lancé le successeur de Sepp Blatter. Une vraie ligue africaine ! Une Super Ligue, appelez-la comme vous voulez. Mais une ligue qui couvre le continent entier, avec 20 à 24 clubs. Peut-être avec un maximum de 2 clubs pour un pays. Une compétition qui se déroule sur l’année – avec des clubs qui continuent à jouer dans leur championnat national durant la saison – pour couronner le champion d’Afrique des clubs».

 

Il ajoutait : «L’idée serait d’avoir 20 clubs fixes et 4 clubs qui peuvent monter et descendre en gagnant des championnats dans les différents pays et dans les différentes zones pour garder quand même aussi un esprit et une participation de toute l’Afrique. Mais il faut que l’élite puisse être là. Si on n’a qu’une quinzaine de pays qui y sont représentés, ce sera déjà dix pays de plus qu’en Europe où il n’y a que cinq pays qui sont représentés dans l’élite. Et on aura déjà fait beaucoup mieux.»

 

Le Suisse avait, également, déjà réfléchi aux aspects financiers et marketing. «Une Super Ligue africaine pourrait générer du jour au lendemain au moins 200 millions de revenus commerciaux par an. Avec 200 millions de revenus, cela projetterait automatiquement cette ligue dans le top 10 mondial, avait-il assuré. Actuellement, les meilleurs footballeurs africains vont dans les plus grands clubs. Les deuxièmes vont dans des clubs de moitié du classement des grandes ligues. Les troisièmes vont jouer dans les ligues européennes de mi-tableau. Les quatrièmes meilleurs africains vont aller en Europe de l’Ouest (sic). Les cinquièmes vont en Asie. Il n’y a que le sixième ou le septième meilleur africain qui reste en Afrique. On ne peut pas développer le football africain, comme cela».

 

En 2019 et en 2020, cette idée a été évoquée directement auprès de différents clubs d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne susceptibles d’y participer. Depuis, c’est silence radio sur ce projet tant au niveau de la FIFA et la CAF. Celle-ci a un nouveau président, Patrice Motsepe, qui a été installé par la FIFA elle-même. La Super Ligue africaine sera-t-elle la première compétition de ce genre à voir le jour dans le football de clubs ?

 


 

Mauritius United Army : la Super League en question

 

Quelle soirée ! Un débat via le support Zoom sous l’initiative du Mauritius United Army (MUA) a été organisé, mardi soir, dans le sillage de la création d’une Super League. Ce regroupement des supporteurs de Manchester United, qui n’est pas à son premier coup, avait convié un panel des membres de la presse à échanger leurs points de vue sur ce dossier. Les intervenants ont vécu en Live le début du commencement de la fin de ce tournoi. Une émission diffusée sur la page Facebook du MUA qui a duré une heure et 45 minutes avec en direct 178 views et avec plus de 10 000 views en différé jusqu'à hier après midi, soit nettement mieux que les précédents débats, notamment sur le racisme.

 

C’est un plateau composé d’Azmaal Hydoo (Lékip/l’Express), Loïc Gungaram (Défi Media), Francesca Sookahet (5-Plus dimanche), Bertrand Hérisson (Radio One) et des membres du MUA à savoir Sayyad Khayratee, Haessler Albert et Nawez Dinally qui ont essayé de trouver des réponses à leurs propres interrogations. Les échanges ont porté sur le pourquoi de la création d’une Super League, les motivations des promoteurs, ce que cela va rapporter aux clubs participants, les implications que cela risque d’avoir sur le football mondial et les craintes, un volet sur une éventuelle Super League féminin. Bref, tous les «debaters» tentaient de comprendre l’existence de cette nouvelle compétition. Ils ont assisté à un premier coup de tonnerre en plein débat avec l’annonce du retrait de Chelsea dans cette Super League. Ils avaient à peine repris leurs émotions et digéré la nouvelle que le retrait de Manchester City est annoncé. C’est à croire que les promoteurs de la Super League étaient branchés sur le page de MUA.

 

Pour rappel, le MUA a comme président Eddy Rose, et organise des analyses pré-match de Manchester United. Ce regroupement se dit très satisfait des interactions du public depuis sa création et compte enchaîner les débats dans un premier temps. Branchez-vous sur la page MUA surtout que des cadeaux vont pleuvoir.