Soutenez 5plus.mu

CHERS LECTEURS DE 5plus - dimanche

En raison de la période de confinement, certains de vos points de ventes habituels sont fermés.

Retrouvez l’édition de de 5-Plus dimanche sur le Kiosk digital.

Bonne lecture,

Protégez vous, restez chez vous.

  • Adilla Diouman-Mosafeer : «Pour avancer positivement, nous devons sortir de notre zone de confort et être créatifs»
  • Décès tragique de Bhoomi, 14 ans, neuf ans après l’assassinat de sa mère : l’horrible destin des sœurs Ramotar
  • Evénement : visite d’une sommité de l’athlétisme
  • Un arbitre mauricien à la CAN 2021 - Shabneez Heeralall : «Mon époux, ma fierté»
  • Thaipoosam Cavadee : quand ferveur rime avec restrictions sanitaires
  • Le couple Persand dédommagé de Rs 1,5 M après une négligence médicale - Ganeshan, père du nourrisson décédé : «Nous aurions préféré que notre enfant soit là»
  • Élections régionales : les Rodriguais en quête de progrès
  • Législatives 2019 - Vers un «recount» au n° 19 : les chiffres du rebondissement
  • Une énième «unité» pour affronter le pouvoir !
  • Campagne de vaccination contre la Covid-19 : entre sursis et accélération

Shotokan – Rencontre avec Akash et Aditya Aumeer : quand sport et études font bon ménage

Les frères Aumeer sont d’avis que leur sport a favorablement influencé leur parcours académique.

Akash et Aditya Aumeer, deux jeunes de Triolet, fréquentent depuis leur plus tendre enfance les salles d’entraînements et les dojos. Ils ne jurent que par le karaté.

Les deux garçons ont entamé l’aventure dans le monde de cet art martial depuis leur plus tendre enfance. L’aîné, Akash, a six ans et le cadet, Aditya a quatre ans.

 

«Nous avons commencé ensemble et nous avons suivi le même parcours et côtoyé le niveau national et international en remportant plusieurs médailles durant notre carrière», révèle Aditya Aumeer. 

 

Les deux frères ont démarré le karaté dans un club à Triolet. Quelques années plus tard, ils découvrent le style pratiqué à la Shotokan Martial Art Federation (SMAF). A partir de là, ils intègrent les rangs des combattants encadrés par le Sensei Rishi Bundhoo. Guidés par ce dernier, les deux jeunes garçons révèleront rapidement leur talent et commenceront à se faire un nom au sein de la discipline.  

 

Ils se distinguent en premier lieu sur le plan national en cumulant les titres avant de se lancer sur la scène internationale. Le premier contact avec le haut niveau s’effectuera en 2013 pour Aditya Aumeer à l’occasion de la Kanazawa Cup en Afrique du Sud. A 10 ans seulement, le jeune Nordiste décroche deux médailles de bronze. Ils sont de retour l’année suivante en terre sud-africaine et cette fois-ci Akash ramène l’or en kumité.

 

En 2015, ils monteront de niveau en s’attaquant à la World Shotokan Karaté Federation Championship au Japon. Un tournoi d’une autre dimension. Ils ne réaliseront aucun podium lors  de ce premier contact avec le gratin mondial.

 

«Cette expérience nous a beaucoup appris sur nous-mêmes et nous a permis de découvrir le niveau mondial. Ce contact nous fut très utile lors de la préparation de notre déplacement en Inde à la Funakoshi Shotokan Karate World Championships en 2016», souligne l’aîné des frères.

 

Aguerris, les deux karatékas ramènent alors des médailles dans leurs valises. Aditya décrochera deux médailles d’or en kumité et kata individuel et trois médailles de bronze dans le tournoi par équipe. De son côté, Akash s’adjugera quatre médailles de bronze, deux en individuel et autant en équipe combat et technique.

 

Ce succès sera également un déclic pour les deux jeunes hommes qui commenceront à s’investir un peu plus dans leur sport favori. Les entraînements passeront de trois à cinq sessions la semaine. A la FSKA Championships de 2017 en Angleterre, Aditya ramènera une médaille de bronze alors que son frère manquera de peu le podium.

 

Cap sur l’Université de Manchester

 

A la suite de cette expérience, la SMAF change sa stratégie et décide de faire l’impasse sur les échéances internationales de 2018 pour se concentrer sur celles de 2019. Le but étant de mieux préparer ses athlètes. Une tactique qui s’avère payante puisque lors de la FSKA Championships de 2019 toujours en Angleterre, les deux sportifs seront une nouvelle fois sur le podium.

 

Fidèle à son habitude, Aditya s’offre à nouveau deux médailles d’or en individuel pendant que son aîné obtient deux breloques d'argent en combat individuel et kumité équipe et deux autres métaux bronze en kata individuel et kumité équipe. Ce seront leurs dernières sorties internationales puisqu’avec la pandémie de Covid-19, les compétitions ont été annulées.

 

Les deux jeunes excellent aussi sur le plan académique. Dans quelques semaines ils mettront le cap sur l’Angleterre pour des études supérieures à Manchester. Akash Aumeer, qui souhaite devenir avocat, part pour moins d’un an afin de compléter ses cours à l’Université de droit de Manchester. Le jeune homme a déjà bouclé son LLB Hons in English and Mauritian Law à l’Université de Central Lancashire à Maurice, l’année dernière.

 

De son côté, Aditya  effectuera un plus long séjour pour ses cours en Science Actuarielle et mathématiques à l’Université de Manchester. L’étudiant du Piton State College a réussi aux examens de la HSC cette année en terminant parmi les 500 premiers candidats nationaux.

 

La pratique du karaté leur a été d’une grande utilité tout au long de leurs études. «Le sport nous a bien aidés durant toute notre scolarité. Cela nous permet de nous relaxer, d’évacuer le stress et de faire le plein d’énergie avant de replonger dans les études. Toute notre vie est dédiée au karaté. Ce sport a façonné notre personnalité, nous permet de rester en forme et en même temps de mieux se concentrer en classe. C’est une des raisons pour laquelle nous avons toujours eu de bons résultats. Bien évidemment il faut aussi travailler en classe», atteste Aditya.

 

«Le karaté c’est notre médicament naturel. Cet art martial nous permet de rester en bonne santé, d’adopter un code de conduite, de suivre les règles, d’être persévérants et de bosser dur pour atteindre ses objectifs. Dès que nous avons un moment de libre nous-nous exerçons un peu sur notre terrasse à la maison et nous-nous sentons à nouveau d’attaque», embraie Akash.

 

De temps en temps, les deux frères tapent aussi dans la balle. Akash, fan des Reds de Liverpool, et son petit frère, des Red Devils de Manchester United, aiment s’envoyer quelques vannes sur leur équipe-fétiche, comme tous bons supporters. Mais quand il s’agit de leur art martial favori ils sont sur la même longueur d’onde.