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Judo – Entraîneur niveau 1 FIJ : Alain Loumeau heureux d’avoir son diplôme

Le Mauricien aux côtés de Yasuhiro Yamashita, champion olympique et quadruple champion du monde de judo.

Sportif de haut niveau, puis entraîneur du Judo Club de St-Croix, Alain Loumeau fait maintenant partie des techniciens mauriciens à avoir la qualification d’entraîneur de niveau 1 de la Fédération internationale de Judo.

Le plus grand accomplissement de la carrière d’Alain Loumeau. Le coach du Judo Club de St- Croix (JCSC) fait partie des trois techniciens mauriciens avec Nicolas Héry et Jean-Noël Bardot à avoir récemment reçu leur diplôme d’entraîneur de niveau 1 de la Fédération internationale de Judo (FIJ).

 

Le tacticien de 52 ans appartient maintenant au cercle très fermé des entraîneurs qui possèdent ce grade dans le giron du judo mauricien. «Il n’y a pas de mots pour décrire ce que je ressens, c’est extraordinaire. J’ai remporté de nombreuses médailles, en tant que judoka, mais décrocher un diplôme, est, sans doute, l’une de mes plus belles réalisations. Cela montre que, même si on n’a pas fait des études avancées, on peut quand même accomplir de grandes choses avec le travail, la patience et la persévérance», jubile Alain Loumeau.

 

L’entraîneur mauricien s’est vu remettre son attestation, il y a quelques semaines, lors d’une cérémonie à la Fédération mauricienne de Judo (FMJ). Ce diplôme, Alain Loumeau ne l’aurait pas eu sans le soutien de sa famille notamment sa femme Jennifer. Celle qui l’a encouragé à prendre des cours particuliers pour pouvoir suivre les 11 modules d’évaluations imposés aux candidats. Passage obligatoire avant d’être sélectionné pour les examens.

 

«On n’avait pas droit à l’erreur, si on échouait à un contrôle on échouait partout. Ma femme et ma famille m’ont beaucoup encouragé durant ces cinq mois où je suivais mes cours en ligne. Il y a aussi le soutien de mon club et de ma fédération. Il faut avoir un bon niveau académique pour comprendre les différents aspects qu’un entraîneur doit prendre en considération comme la nutrition, la psychologie, la physiologie entre autres. Puis il y a eu les examens qui se sont déroulés l’année dernière à la fin du mois de mai et début juin en Zambie », se souvient le Portlouisien.

 

Ayant récolté de bons résultats, le Mauricien s’est rendu au Centre Olympique de Lusaka pour les examens. Soutenu par la FMJ, l’entraîneur du JCSC s’est deplacé en Zambie en compagnie des trois autres coaches mauriciens en l’occurrence Jean-Noël Bardot, Marie-Michelle St Louis et Nicolas Héry.

 

«Ce sont des experts de la FIJ qui étaient nos accesseurs. Cela montre toute l’importance de ce cours. Dès notre arrivée, en Zambie nous sommes tout de suite rentrés dans le vif du sujet. Il y a eu la session théorique puis c’étaient les exercices pratiques avant les examens. Au final, j’ai eu un taux de réussite de 80%, suffisant pour l’obtention d’un diplôme», raconte un Alain Loumeau très heureux.

 

Ces connaissances acquises durant sa formation, le Mauricien souhaite les partager avec les jeunes judokas. A commencer par ceux de son club de St-Croix. Un établissement qu’il a lancé en 1996 alors qu’il était encore judoka.

 

Le JCSC opère les lundis, jeudis et samedis après-midi au Centre Caritas à St-Croix et compte plus d’une soixantaine de membres. Ce club de la capitale a, au fil du temps, produit de nombreux éléments de valeurs qui ont fait leurs preuves en sélection nationale. Parmi on retiendra des noms comme Bryan Etienne, Pascal Séblin, Charlène L’Enclume, Laëticia Loumeau, Mary- Jane Papet, Séverine Sababajee.

 

C’est dans ce milieu, qu’Alain Loumeau, judoka dans l'âme,  a rencontré sa femme Jennifer, elle aussi judokate. Père de deux filles, Julia et Laëtitia, elles se sont mises à marcher sur les pas de leur père. Laëtitia Loumeau a même fait partie de la sélection mauricienne il y a quelques années.

 

De ce sport, Alain Loumeau garde toujours de bons souvenirs. Celui de ses accomplissements en tant qu’athlète, entraîneur et des gens qu’il a côtoyés durant sa carrière. «Je ne remercierais jamais assez toutes ces personnes à commencer par Sylvio Joseph, Joseph Mounawah, Anom Petrapermal, les nombreux entraîneurs et dirigeants dont Josian Valère, le président de la FMJ. Les directeurs techniques nationaux Frédéric Feuillet, Pascal Tayot, Akira Kai et aussi François de Grivel, les membres de mon club ainsi que les judokas pour leur soutien. Sans eux, tout ceci n' aurait pas été possible», conclut humblement Alain Loumeau.

 


 

Le moment fort de sa carrière sportive : s’entraîner au Kodokan

 

De bons résultats lors du prestigieux tournoi de Paris en 1992 permettront à Alain Loumeau de vivre l’un des plus grands rêve de sa carrière de judoka. Celui de s’entraîner au Kodokan Judo Institute au Japon. Communément connu comme le Kodokan, le grand quartier général du judo est considéré comme étant le cœur même de la discipline. 

 

«J’étais le seul Mauricien à avoir franchi deux tours au tournoi de Paris et je pense que les Japonais ont été impressionnés. Ils nous ont invités pour un stage de deux mois. Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir la chance de s’entraîner dans le temple du judo. Seuls les meilleurs combattants au monde sont invités. C’était extraordinaire. Avec Eddy André, Laval George et Joseph Mounawah, nous étions les premiers Mauriciens à avoir ce privilège. C’est là-bas que j’ai rencontré le grand Yasuhiro Yamashita, champion olympique et quadruple champion du monde», se délecte encore notre interlocuteur.

 


 

Info Bio

 

Alain Loumeau s’est mis au judo à l’âge de 14 ans et a tout de suite développé une passion pour la discipline. Avec ses amis Rex Margotton et Jean-Noël Bardot, il se rendait à pied au Judo Club Fraternel à Cassis à partir de 1985 pour les sessions d’entraînement. Il a eu pour entraîneur Sylvio Joseph avant d’être pris en main par Joseph Mounawah, l’entraîneur national de judo.

 

Progressant rapidement, le jeune Alain n’échappe pas à l’œil de ses mentors. Il est finalement appelé en sélection nationale, et, en 1990, il fera sa première sortie internationale aux Jeux des îles de Madagascar. Il reviendra de la Grande île avec la médaille d’argent par équipe autour du cou.

 

Dès ce moment, celui qui évoluera durant toute sa carrière chez les -60kg, enchaînera les performances avec une cinquième place aux Jeux Africains de 1991 en Egypte, suivie d’une médaille de bronze aux championnats d’Afrique de 1992. Ajouter à cela ses nombreuses médailles dans des tournois nationaux et régionaux. 

 

En 1993, Alain Loumeau réalisera deux podiums aux JIOI des Seychelles, soit l’argent en équipe et le bronze en individuel. Il remportera trois années de suite de 1995 à 1997 le tournoi Sud-Est Afrique.  Il manquera de peu une participation aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996 en prenant la cinquième place alors qu’un podium lors du tournoi qualificatif lui aurait permis de se rendre aux Etats- Unis.

 

Il disputera, une dernière fois, les JIOI de 1998 à la Réunion en remportant une nouvelle fois l’argent en équipe et le bronze en individuel. Quelque temps après, le judoka décide de mettre un terme à sa carrière de sportif pour se consacrer à la formation des jeunes combattants. Il reviendra une dernière fois sur le tatami en 2008 lors des Championnats du Commonwealth où il remportera la médaille d’or chez les Masters.