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Jeux Olympiques - Priscilla Morand : «Je vais tout faire pour réussir»

La judokate Priscilla Morand fait partie des sportifs mauriciens qui sont à la recherche d’une qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo, prévus du 23 juillet au 8 août au Japon. Classée 46e mondiale chez les -48kg avec 967 points, la double championne des Jeux des îles (2015 et 2019) se retrouve dans le quota continental, et est bien placée pour décrocher sa qualification. Toutefois, ce n’est que lors des Championnats d’Afrique qui se disputeront du 20 au 23 mai qu’elle saura si elle sera bien présente dans la capitale nipponne. Entre-temps, la sportive se donne à fond dans sa quête pour les JO. Elle nous livre ses impressions... 

Comment se passe cette quête à la qualification olympique ?

 

Pour l’instant ça se passe bien. Je suis qualifiée au quota continental, mais ce n’est pas encore fini. La qualification prend fin en juin, et c’est à partir de là qu’on saura un peu plus.

 

Tu as fait des compétitions dernièrement, quels sont tes résultats ?

 

J’ai eu la chance de pouvoir participer aux Opens de Yaoundé et Dakar en novembre 2020, où j’ai obtenu deux fois la médaille d’argent. J’ai aussi fait les championnats d’Afrique, en décembre, où j’ai décroché la médaille de bronze. J’ai fait septième à l’Open de Prague en février et un tour aux Grand Slam de Tbilisi et Antalya en mars et avril.

 

Depuis que tu as entamé cette quête, tu as une idée du nombre de compétitions que tu as fait ?

 

La qualification a commencé en mai 2018, j’ai dû faire environ une vingtaine de compétitions qualificatives.

 

Tu es bien placée pour une qualification. Es-tu confiante en tes chances ?

 

C’est mon rêve et mon objectif de participer aux Jeux olympiques. J’y crois et je vais tout faire pour réussir. Ça fait des années que je fais des sacrifices. Mes parents, mon frère, ma famille, mon copain, mon coach Gabriel Burger, mon club, le Judo Club Morges, mes amis et encore plein de personnes me soutiennent pour ce rêve, alors je ne vais rien lâcher et me battre jusqu’à la dernière compétition.

 

Comment sont les tournois qualificatifs à l’approche des JO ?

 

Avec la pandémie que nous vivons actuellement, il y a eu une année sans compétitions. Aujourd’hui, nous avons la chance de pouvoir reprendre notre sport, et les tournois qui ont été interrompus ont lieu maintenant, du coup, beaucoup de nations y participent, le niveau est très élevé.

 

Depuis 2020, tu fais partie des rares Mauriciens à pouvoir effectuer des sorties internationales. Comment ça se passe pour toi lors de tes déplacements ?

 

J’ai beaucoup de chance de pouvoir sortir en international, et j’en suis très reconnaissante. Aujourd’hui, nous devons vivre différemment, et les voyages sont aussi différents. Il y a beaucoup de restrictions mais aussi de la peur. Je fais très attention, il faut vraiment bien respecter les règles sanitaires pour notre santé et celles des autres. Pour pouvoir participer à une compétition je dois faire quatre tests PCR. J’espère que la situation va vite s’améliorer avec le vaccin et que les Mauriciens pourront à nouveau sortir, je me réjouis de les revoir.

 

Entre le judo, le travail, la Covid et ta vie, comment fais-tu pour gérer tout ça ?

 

Je dois dire que ce n’est pas tous les jours faciles, mais il faut s’adapter. J’ai la chance de pouvoir compter sur ma famille et des personnes en or qui me soutiennent énormément, sans eux, ça serait très difficile. Au niveau du travail, je suis toujours à la Poste Suisse et je touche un pourcentage à l’heure, ce qui me laisse beaucoup de temps pour pouvoir faire mes entraînements et compétitions. Pour le judo, c’est assez compliqué. Des personnes à la fédération suisse de judo ne me laissent pas m’entraîner dans leur centre, ce qui fait que je manque cruellement de combats. Heureusement, j’ai la chance de pouvoir m’entraîner dans mon club à Morges et on s’adapte. J’essaie aussi de faire un maximum de camps d’entraînements à l’étranger, pour pouvoir faire des combats, mais avec la pandémie ce n’est pas facile.

 

Quels sont les prochains tournois auxquels tu vas participer après la Turquie ?

 

Il ne reste plus beaucoup de compétitions. En mai, il y aura les championnats d’Afrique, en juin les championnats du monde et la qualification se terminera. Mes objectifs pour cette année sont le titre de championne d’Afrique et la qualification aux JO.