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Hommage à Bertin Andriamiharinosy : le maestro n’est plus

Bertin Andriamiharinosy  aux côtés de Sébastien Jauffret et Cédric Kistohurry.

L’ex-Directeur technique national de handball (DTN), le Malgache Bertin Andriamiharinosy, n’est plus. Le sympathique entraîneur, que tout le monde appelait Bertin, a rendu son dernier soupir lundi à l’âge de 80 ans. Celui qui a conduit la sélection nationale de handball à la médaille de bronze aux Jeux des îles de 1998 a marqué d’une pierre blanche le handball mauricien. 

Il a beaucoup contribué au développement de la discipline. Il transmettait sa passion à tous ceux qui le côtoyaient. Sébastien Jauffret, président de l’Association mauricienne de handball (AMH) en 1998, se souvient encore de ce petit bonhomme qui se démêlait à fond pour faire avancer une discipline qui était à l’époque encore peu développée à Maurice.

 

«Je devais rencontrer Bertin pour être sûr qu’il avait le profil que nous recherchions et il n’y a pas eu besoin d’un deuxième entretien. C’était au début de 1998, nous étions en pleine émergence, juste avant les Jeux des îles, et nous avions besoin de quelqu’un pour nous encadrer. J’ai tout de suite vu que c’était un passionné. Il avait une forte envie de transmettre son savoir. Bertin prenait très à cœur son engagement, et voulait tout faire pour présenter une équipe valable aux Jeux des îles», se souvient Sébastien Jauffret.

 

L’alchimie entre le DTN et l’ex-président de l’AMH a, tout de suite, bien fonctionné avoue ce dernier. «Bertin a été un grand ami avec qui j’ai travaillé et beaucoup appris. Il connaissait bien son travail et était toujours terre à terre avec nous. Il n’a pas juste apporté sa contribution à la discipline mais a également forgé des individus. Grâce à lui, le handball mauricien à beaucoup progressé, mais malheureusement son héritage a été dilapidé après son départ. Il restera à jamais un grand homme, un maestro, pour tous ceux qui l’ont connu. Sa disparition est une grande perte pour le sport et toutes nos pensées vont à sa femme, ses enfants et ses petits-enfants», commente l’ex-président de l’AMH.

 

L’entraîneur Cédric Kistohurry s’est mis au hand grâce au Malgache et se souvient encore de la vision de ce petit bonhomme très calme et qui était toujours à l’écoute des gens. «J’ai commencé le handball grâce à lui. Auparavant, je jouais au basketball, et après un tournoi à Rose-Hill, il est venu me voir et m’a insufflé cette passion pour le hand. Il disait toujours que ce sport est fait pour les gens intelligents. Il avait une grande expérience, une vision bien à lui et ne manquait jamais l’occasion de prodiguer des conseils. Bertin restera à jamais un grand monsieur du handball», souligne Cédric Kistohurry.

 

Stéphane Tabardin, qui évolue depuis 2015 en sélection australienne, a côtoyé le maestro à ses débuts avec l’équipe de l’Union Sportive de Beau-Bassin/Rose-Hill. Pour le joueur de St-Kilda Handball Club, l’encadrement reçu du technicien malgache n’était pas seulement sportif, mais c’était aussi une école de vie 

 

«J’ai connu le maestro alors que je faisais partie de l’équipe jeune de l’USBBRH en 1997. A l’époque, les séances d'entraînement se faisaient sur l’asphalte du Pavillon. Ce grand monsieur était comme un père pour beaucoup, il nous a transmis la passion du handball, le respect et l'amitié. Bertin était un fin tacticien, le meilleur DTN avec qui j’ai travaillé. C’est grâce à lui que j’ai côtoyé les meilleurs joueurs d'Asie. Bertin et son fils Tillo m’ont appris que ce sport est une école de la vie, à ne jamais baisser les bras, de toujours se donner à fond et de croire en soi», témoigne Stéphane Tabardin.

 

Fabrice Mardaymootoo fait partie des derniers joueurs à avoir été coaché par l’ex-mentor de la sélection malgache, lorsque ce dernier officiait en tant que conseiller technique en 2010. «J’étais dans la sélection U21, et nous préparions le Challenge Trophy. J’avais entendu parler de Bertin, sans pour autant en avoir l’occasion de le rencontrer. C’est en sélection que j’ai eu cette opportunité. Je n’oublierais jamais ses conseils. Son approche très individuelle, son franc-parler, et ses commentaires très instructifs le rendaient très populaire auprès des joueurs. Quand il voyait quelque chose, il venait nous voir, et disait ce qui n’allait pas et ce qu’il fallait faire. Cela nous a permis de progresser. C’est un homme qui avait une autre vision du hand et restera à jamais un grand monsieur de la discipline», soutient Fabrice Mardaymootoo.

 

Les obsèques de Bertin Andriamiharinosy ont eu lieu en milieu de semaine, à Madagascar. A tous ceux affligés par cette perte, 5-Plus dimanche présente ses sympathies.