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Hippisme – Jockeys mauriciens : La patience mise à rude épreuve

Depuis ce mercredi 20 mai, on a franchi le cap des 165 jours depuis que le dernier départ a été donné au Champ de Mars. Une véritable traversée du désert pour l’organisateur des courses, le Mauritius Turf Club (MTC), dont la survie dépend des revenus générés par l’activité hippique, pour les entraîneurs en manque de stakesmoney pour assurer la bonne marche de leurs écuries mais aussi des jockeys et apprentis mauriciens, qui se trouvent privés d’une rémunération importante dans cette période difficile.

D’emblée, il serait bon de souligner que les cavaliers mauriciens ne sont pas tous logés à la même enseigne, comme nous l’a fait comprendre un jockey freelance que nous avons interrogé. En effet, les courses hippiques ne relèvent plus d’un gagne-pain pour notre interlocuteur, qui nous affirme gérer sa propre entreprise loin des clameurs de la piste du Champ de Mars. «Pou mwa, travay zoke la li enn pasyon aster me mo kone kouma li kapav diffisil pou lezot», nous affirme notre source, qui n’oublie pas pour autant les années où il a lui-même struggle.

 

En effet, l’aspect financier est un facteur à prendre en considération. «Pour un jockey qui monte en compétition, il faut compter dans les Rs 5 000, voire plus, chaque mois pour s’acquitter d’une assurance obligatoire pour pouvoir chausser les étriers. N’oublions pas les frais de carburant pour se rendre au training. Il faut savoir qu’un jockey freelance touche Rs 120 pour chaque coursier qu’il travaille le matin. Et en moyenne, il peut en piloter une demi-douzaine par séance d’entraînement quatre fois par semaine. Le calcul est vite fait. Sans les riding fees – un jockey mauricien est rémunéré à la hauteur d’environ Rs 2 500 par monte au cours d’une journée de compétition – il devient quasiment impossible de s’en sortir financièrement ».

 

Et les track riders dans tout ça ? En constante évolution, ce corps de métier de l’industrie hippique devient de plus en plus «challenging», à en croire un cavalier que nous avons sondé. «On voit de nouvelles têtes très souvent. De fwa, Pa kone kot zot sorti !» Car au centre Guy Desmarais à Floréal, la problématique de l’offre et de la demande est bien réelle mais notre source affirme qu’un cavalier peut se considérer «happy» s’il parvient à travailler une dizaine de chevaux par jour. Au cas contraire, la situation peut se corser, surtout si le track rider en question n’est pas employé par son écurie, qui prendra en charge, dans la majorité des cas, les frais d’assurance de ce dernier, qui peuvent s’élever à Rs 3 500 mensuellement.

 

Racing Fitness

 

« A quand la reprise? » Cette question, elle est sur toutes les lèvres des cavaliers, et ce depuis le début du confinement. « On a recommencé à effectuer des galops depuis deux semaines, mais on est toujours dans le flou quant à la date de la reprise. Nou pa habitie viv koumsa. Pa p gagne compran », se désole le jockey freelance, qui déplore le manque de visibilité sur une question aussi importante pour l’industrie hippique.

 

Dans le giron, on dit parfois que les courses hippiques se résument à un athlète (le jockey) associé à un autre (le cheval). Les cavaliers seront-ils physiquement au point, surtout après une si longue période d’inactivité? « Personnellement, j’estime qu’il me faudra environ trois semaines pour me remettre à niveau car il y a plusieurs facteurs à prendre en considération. Tout d’abord, il faut s’avoir que les jockeys n’ont pas forcément la même rigueur en ce qui concerne le régime alimentaire notamment durant l’intersaison. Avec l’imposition de la période de confinement, les salles de gym sont restées fermées, ce qui n’est pas pour arranger les choses. Certes, on a pu “keep fit” en montant régulièrement au training mais le niveau de fitness devra être tout autre pour monter en courses. » 

 

Si le flou persiste par rapport à la reprise des activités hippiques, les opportunités ne devraient cependant pas manquer pour nos local boys car tout porte à croire qu’il n’y aura pas de cravaches étrangères – Covid-19 oblige – en action cette année hormis Derreck David (Rameshwar Gujadhur) et Cédric Ségeon. Dans les coulisses, la mi-juin ou la fin-juin est évoqué pour un éventuel coup d’envoi de la nouvelle saison à huis-clos. Du côté des jockeys, on est les plus impatients pour s’y remettre.

 


 

Accès au training : le MTC revoit sa copie

 

Un journaliste par magazine spécialisé pour assister au training, et ce dans le but de tenir informés les turfistes de la forme des chevaux qui se préparent activement pour la nouvelle saison. Cette formule proposée par le MTC en début de semaine a fait chou blanc auprès de la presse hippique, qui a fait part des difficultés pratiques liées à cette proposition, pour couvrir le volume de travail, que ce soit à Port-Louis ou à Floréal. Après avoir fait des représentations auprès de la Gambling Regulatory Authority (GRA), le MTC a accepté d’étendre l’accès au training à trois journalistes par magazine spécialisé, dont un pour le centre Guy Desmarais à Floréal. Par le biais de son site officiel, le MTC a invité les journalistes concernés à «respecter rigoureusement le protocole sanitaire mis en place en cette période de confinement, sans oublier qu’ils auront à remplir le ‘Covid Medical Declaration Form’ dès leur arrivée au Champ de Mars ou à Floréal.»

 


 

TRAINING NEWS : Reprise des barrier trials, Mr Bombastic en léger mieux

 

Le rythme s'accélère crescendo dans l’entraînement des chevaux. Si les galops poussés avaient refait leur apparition il y a environ deux semaines, la séance d’entraînement d’hier a franchi un nouveau cap avec la tenue des premiers essais aux stalles depuis le 7 mars dernier. Cinq séries impliquant 19 coursiers étaient ainsi au programme, les élèves d’Amar Sewdyal et ceux de Preetam Daby se distinguant lors de cet exercice.

 

Par ailleurs, Mr Bombastic poursuit son «schooling». L’élève de Ricky Maingard, réputé pour être un sujet caractériel – il n’a d’ailleurs participé qu’à une course depuis son arrivée chez nous -, a fait preuve de légers progrès avec les pacifiers hier matin, non sans avoir encore requis toute l’attention des handlers. Tout porte à croire que ce sujet de l’étalon Visionaire n’a pas encore obtenu le droit de retrouver la compétition. A noter que l’exercice des barrier trials devrait se poursuivre la semaine prochaine.

 

Ci-dessous la liste complète des participants aux essais d’hier :

 

1re série: Big Voice Jack (Sewdyal) devant Driven Force (Rousset), Montego Bay (Rousset) et Fariha (Daby)

2e série: Stream Ahead (Daby) devant Puget Sound (Daby), Jet Stream (Sewdyal) et Olmeca Black (Rousset)

3e série: Bestdayofmylife (Daby) devant The Grey Crusader (R.Gujadhur), Gunner Runner (Rousset) et Stolen Paradise (Sewdyal)

4e série: Tripod (Merven) devant Toro Bravo (Narang), Poinciana (Jones) et Minnesota Dream (Rousset)

5e série: El Patron (Sewdyal) devant Mr Hardy (Rousset) et Delusional (Nagadoo)