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Boxe - Commission des juges-arbitres AIBA : un deuxième mandat pour Rajiv Rajcoomar

Le Mauricien continue à gravir les échelons sur la scène internationale.

Le noble art n’en finit pas de faire honneur au pays. Quand ce ne sont pas les boxeurs qui s’imposent sur le ring, ce sont ses dirigeants qui font honneur au quadricolore sur la scène internationale. C’est le cas de Rajiv Rajcoomar, membre de l’exécutif de l’Association mauricienne de boxe (AMB). Le Mauricien siégera une nouvelle fois au sein de la Commission des juges-arbitres de l’Association Internationale de Boxe (AIBA).

Après une première nomination en 2015, Rajiv Rajcoomar aura l’occasion de siéger à la Commission des juges-arbitres de l’AIBA pour la deuxième fois de suite. Le Mauricien a reçu sa nomination le 19 mars dernier et siégera en tant que représentant du continent africain au sein de ce comité présidé par l’Ecossais Christopher Mark Roberts. Ce dernier est un ancien juge arbitre trois étoiles et possède une grande expertise en tant qu’instructeur, superviseur, évaluateur et directeur de compétition.

 

«Cette nomination est une continuation du travail accompli dans le milieu de la boxe depuis de nombreuses années. Je fais partie de ce comité depuis 2015, et je suis honoré d’avoir été désigné  une nouvelle fois. Durant ses quatre années, j’ai eu l’occasion de travailler avec quatre présidents qui se sont succédé  et je suis heureux de pouvoir continuer à mettre mon expertise au service de la boxe», commente Rajiv Rajcoomar.

 

Le Mauricien attend de prendre connaissance des autres membres avec qui il est appelé à collaborer dans cette commission. Cette nomination fait suite aux nombreux changements qui ont eu lieu au plus haut niveau de la fédération internationale depuis l’élection de son nouveau président, le Russe, Umar Kremlev, en décembre 2020. La commission juge-arbitre de l’AIBA est composée, au minimum, d’un représentant de chaque continent à savoir l’Amérique, l’Europe, l’Asie, l’Afrique et Océanie.

 

Rajiv Rajcoomar compte 40 ans de carrière au sein la boxe mauricienne. Issu d’une famille de boxeur, il a lui aussi eu l’art du pugilat dans le sang. Son père était pugiliste dans l’armée britannique, alors que son frère, Teekaram, est un ancien grand nom de la discipline et fut médaillé d’or des Jeux des îles de 1985.

 

Le dirigeant mauricien s’est mis au noble art en 1981, à l’âge de 15 ans. Il fut champion de Maurice à trois reprises en 1987, 88 et 89. «J’ai 33 combats dans les gants. 30 à Maurice dont les championnats nationaux et trois combats internationaux», souligne Rajiv Rajcoomar.

 

Il raccroche les gants en 1989 et au lieu de se tourner vers l’encadrement comme c’est le cas pour bon nombre de pugilistes, le Vacoassien est plus attiré par l’arbitrage. «J’ai suivi une formation d’entraîneur sous la supervision de Frankie Lesage, le Directeur technique national (DTN) mais j’étais plus intéressé à devenir arbitre. C’est Archimède Leclair, un grand monsieur de la natation et aussi un grand arbitre qui m’a fait découvrir cette passion», révèle l’officiel.

 

Rajiv Rajcoomar fera sa formation durant les années à venir avant d’obtenir son attestation d’arbitre continental en 1993. C’est lors des examens qui se sont déroulés durant le Tournoi international FESCABA à Maurice. Par la suite, le Mauricien poursuivra l’aventure jusqu’à son accession au titre de juge-arbitre international en 1998. 

 

Marié et père de famille, le Vacoassien officiera dans de nombreuses compétitions de haut niveau telles que les Championnats d’Afrique, du Commonwealth et du Monde, la Coupe du monde, les Jeux d’Afrique, Afro-Asiatiques, les Jeux des îles et les tournois qualificatifs pour les JO. Il fera même partie des réserves aux Jeux olympiques de Beijing en 2008. 

 

En 2010, Rajiv Rajcoomar prend sa retraite après les Jeux du Commonwealth à New-Delhi. «J’ai décidé d’arrêter sur un grand tournoi pour me consacrer à d’autres responsabilités. La même année, je suis devenu membre du comité exécutif de l’AIBA et j’ai assumé mes fonctions jusqu’en 2014», déclare celui qui a été deuxième vice-président du Comité Olympique Mauricien (COM) de 2007 à 2013.

 

Entre-temps, il deviendra «Technical Delegate» de l’AIBA en 2011, passage obligatoire pour accéder au poste d’ ’International Technical Officer’ (ITO). L’ancien boxeur endossera ensuite  les habits d’instructeur juge-arbitre en 2017.

 

Sur le plan local, Rajiv Rajcoomar a occupé plusieurs fonctions au sein de l’AMB, à commencer par assistant secrétaire, puis assistant secrétaire-général et finalement secrétaire-général. En 2000, il devient vice-président de la fédération avant d’accéder à la présidence pour deux mandats de 2005 à 2013. C’est sous sa direction que Bruno Julie offrira à Maurice sa toute première médaille olympique, après avoir remporté le bronze aux Jeux de Beijing en 2008.

 

Suivant son riche parcours, Rajiv Rajcoomar est décoré en 2013 par la République de Maurice. Il est élevé au rang de Member of Star and Key of the Indian Ocean (MSK) pour sa contribution dans le domaine sportif. Une carrière qui est loin d’être terminée pour ce dirigeant de 55 ans.