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Retour dans la rue !

Qu’on apprécie ou pas le citoyen Laurette, sa démarche d'organiser la manifestation de ce samedi 29 octobre – où la colère a grondé dans la capitale – mérite d’être saluée. Au-delà du nombre de personnes présentes, au-delà de la tentative de comparaison entre cette marche-là et celle du 29 août 2020 (dont les images marquent toujours la mémoire collective), il faut reconnaître la pertinence de cette mobilisation.

 

Si les orateurs ont dénoncé l’autoritarisme, l’arrogance et la gestion catastrophique du pays, la marche a pour point de départ la réclamation de la démission du député Sawmynaden, dans le sillage du crime impuni d’un agent du MSM. Même si l’élu de la majorité reste toujours accroché à son siège, en jouant l’indifférence malgré les conclusions choquantes de la magistrate Mungroo-Juggurnauth dans son rapport, le public réalise que l’assassinat de l’agent Kistnen s’apparente à un crime politique, comme l’a déjà fait ressortir son épouse !

 

Celle-ci, présente à la manifestation ce samedi, demande inlassablement depuis deux ans que justice soit faite sur ce cruel décès qui réunit des pièces d’un puzzle illustrant un type de mafia mêlant politique, corruption et crime à Maurice ! La mort de Kistnen, la tentative de cover-up sous forme de suicide, les manquements dans l’enquête policière, doublés des révélations sur l’emploi fictif de la veuve Kistnen, et les conclusions du rapport de la magistrate qualifiant la police d’incompétente et expliquant les motivations sur un éventuel meurtre, nous donnent une idée de la manière dont nos dirigeants exercent le pouvoir !

 

Que reste-t-il aux citoyens pour dénoncer ce système pourri, sinon la rue, quand les gouvernants usent de tous leurs leviers et font du marchandage pour démobiliser ceux qui, jadis, incarnaient des forces d’appoint ? Quand l’on voit un fléchissement dans le syndicalisme – heureusement, les exceptions existent – où des figures symboliques n’ont aucun mal à fréquenter les allées du pouvoir, quand l’on assiste à la guerre permanente des leaders des partis de l’opposition traditionnels, toujours emplis d’ego, qui, deux défaites plus tard, ne sont préoccupés que par la candidature premierministérielle, quel recours a le citoyen lambda ? Comment faire entendre sa voix et donner un coup de pied dans un système où tout est fait pour décourager ceux qui s’en prennent au gouvernement ?

 

La récente perquisition policière chez la famille de l’avocat Teeluckdharry, s’ajoutant à une longue liste d’intimidation d’un État policier, la volonté de mainmise sur l’ensemble de nos institutions – quelques braves résistent admirablement –, la tentative d’asphyxier des médias indépendants quand le pouvoir n’essaie pas de les décrédibiliser comme on a pu le voir après le rapport rendu public par Téléplus, sont des moyens visant à étouffer des voix ! C’est pour toutes ces raisons et parce que le gouvernement a l’obligation de nous rendre des comptes – ce qu’il ne fait jamais – que ceux sensibles aux maux qui pourrissent notre société étaient dans la rue ce 29 octobre.

 

Fort heureusement, il existe toujours des citoyens engagés ! Sinon, c’est l’indifférence et l’apathie qui feront leur chemin vers un dégoût de la politique, sentiment déjà ressenti par un nombre de Mauriciens ! Ceux-là mettent tous les politiciens dans le même panier, tant ils se ressemblent d’un parti à l’autre, certains changeant indécemment leur couleur du jour au lendemain ! Tel est le portrait de notre pays montrant un sombre visage où, en guise de progression, nous atteignons les sommets d’une dictature !

 

D’où l’importance de toutes ces voix libérées, à l’exemple de celles de ce samedi dans les rues de Port-Louis, qui ont pris leur liberté de parole pour ébranler notre conscience et apporter une différence !

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