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Qu’attendons-nous de nos élus ?

Faisons donc connaissance avec les candidats de nos circonscriptions respectives. En attendant la liste de l’Alliance PTr-PMSD qui n’a toujours pas été rendue publique à deux jours du dépôt des candidatures, le MMM et l’Alliance Morisien ont fait la présentation de leur choix respectif, le vendredi 18 octobre. Ainsi, tous les noms sont connus officiellement après une véritable guerre des tickets qui provoque permutations, déceptions, voire des sacrifices pour certains, pressentis un temps, puis écartés à la dernière minute. Nous assistons aussi à la colère de ceux qui, privés du sésame tant convoité, lâchent leur venin sur leurs anciens partis, quand ils ne sont pas déjà allés voir ailleurs. L’on constate également les tribulations des leaders à trancher, comme en témoigne la situation de l’Alliance Nationale dans la circonscription no 17, où l’on saura si l’un des deux Bleus (Malini Sewocksing et Adrien Duval) devrait finalement bouger de circonscription !

 

C’est dire à quel point la guerre des places prend le pas sur les vraies questions qu’il faudrait se poser. Car jusqu’ici, que voit-on sur ces deux listes ? Ces inamovibles, indépendamment des partis – le renouvellement ne passera pas par eux –, qui brigueront des élections pour la 5e, 6e, 7e fois, si ce n’est plus ; l’absence des parlementaires impopulaires de cette présente législature et, dans le cas de l’Alliance MSM-MP-MP, plusieurs ministres sacrifiés car traînant trop de casseroles pouvant plutôt faire perdre que gagner ; des jeunes professionnels se montrant sincères de vouloir servir le pays mais dont on a du mal à saisir la conviction qu’ils semblent avoir découvert au moment où une proposition de ticket leur a été faite ! Doit-on souligner le retour attendu de leur part ? Une loyauté indiscutable envers leur leader, que celui-ci ait tort ou raison ! Ces chefs qui leur ont demandé d’aller dans une circonscription, plutôt que dans une autre, sans discussion possible, le premier critère étant celui de l’ethnicité.

 

Pourtant, il y a une multitude de questions à poser à ces candidats. S’il est facile de faire un bilan d’anciens élus qui ne bougent pas de circonscription, il est un fait que les nouveaux ressemblent plutôt à des pions sur l’échiquier de leur chef, certains ayant été alignés en raison de leur popularité, tandis que d’autres veulent saisir une chance, la politique étant une affaire de famille ou une histoire d’opportunités. Mais que savons-nous d’eux, de leurs valeurs ? Ont-ils juste déjà mis les pieds dans la circonscription qu’on leur demande aujourd’hui de représenter ? Quelles sont leurs idées pour le développement de ces quartiers qu’ils arpentent aujourd’hui, faisant du porte-à-porte en tentant de nous convaincre de leur accorder notre vote ? Comment savoir que nous n’hériterons pas bientôt des Tarolah ou des Rutnah ?

 

Ces interrogations-là méritent réflexion car, au-delà du programme électoral que les leaders viendront bientôt nous présenter comme étant leur grande trouvaille, alors que cela se révèle souvent un exercice de communication, et qu’au-delà de cette indécente surenchère dans les promesses, il en va de la qualité des hommes et des femmes qui, le 8 novembre, seront nos prétendues voix.

 

Comment comptent-ils nous représenter et que pensent-ils des enjeux auxquels notre pays fait face ? À l’heure où nous assistons de manière impuissante au septième cas de féminicide avec les meurtres de Sorenza René et de Nazma Rummun, survenus cette semaine, est-ce que ces candidats vont faire pression dans leur parti pour que le combat contre la violence envers les femmes devienne un enjeu national ? Quelle sera leur contribution sur ce dossier ? À cet l’instant où la parité est un droit et non une faveur, combien de ceux et celles qui seront élus, auront le courage d’en faire leur cheval de bataille ? À l’heure où il est urgent que le prochain gouvernement aille bien plus loin que les débats sur l’écologie, que nous suggèrent-ils ? Bref, ce sont autant de questions qu’on gagnerait à poser à nos candidats quand ils viendront frapper à nos portes pour faire connaissance…

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