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Petit papa SAJ à la rescousse

En guise de cadeau de Noël, le ministre mentor a lâché un scoop. Il ne sera pas candidat aux prochaines élections ! Ne riez pas. Dans ce pays où l’on s’arrache difficilement du pouvoir, cela devient une nouvelle quand l’on décide, à 88 ans, après six mandats comme chef du gouvernement, et un passage long de neuf ans au poste de président de la République, de ne pas se présenter aux prochaines législatives.

 

Pas de candidature mais il sera bel et bien présent sur le terrain, annonce SAJ dans un discours de précampagne électorale, à l’occasion de deux sorties : à Roches-Noires et Rivière-du-Rempart. Où il donne déjà le ton de ce que sera le discours du MSM à l’heure du bilan, après quatre ans au pouvoir : augmentation des pensions et allocations sociales, salaire minimum, compensation salariale, Negative Income Tax et Metro Express, entre autres. Le deuxième miracle économique promis par l’alliance Lepep n’a pas eu lieu ? Un seul mandat ne suffit pas, trouve-t-il utile  d’ajouter.

 

Mais on l’aura compris, le père Jugnauth fait déjà campagne pour son fils, qu’il tente de sauver du slogan politique «Premier ministre l’imposte», lui collant à la peau comme un sparadrap. Et pour justifier l’indécent passage de témoin père-fils,  voilà que SAJ nous lance : «Lorsque vous votez, vous n’avez pas voté pour un Premier ministre mais pour un député. C’est le président qui nomme le parti qui contrôle la majorité. Et Pravind est le leader du MSM qui dispose de la majorité au Parlement.»

 

Le ministre mentor aura beau tenter de défendre son fils, les Mauriciens, loin d’être amnésiques, savent que l’Alliance Lepep avait vendu SAJ, surnommé alors Rambo, comme le futur Premier ministre. La tentative du père n’échappe à personne : faire la campagne du fils, qui, à l’écouter, entraîne le pays dans une bonne direction. Et qui dit flatter Pravind, dit aussi vilipender Navin, celui qui a pour ambition de «fer maksimum fortinn si par malsans il retournn o pouvwar». D’où la mise en garde du ministre mentor : «Napa rant dan piez Ramgoolam (…) Get ou lavenir. Analiz le pase. Gete kisann-la ou kapav fer konfians.»

 

À croire que les dés sont déjà jetés, que le système va encore une fois nous emprisonner dans une bataille entre deux familles qui se partagent le fauteuil premier ministériel depuis l’Indépendance (hormis un passage de deux ans de Bérenger). Alors que 2018 tire à sa fin, la lecture semble classique sur le plan politique : le PTr et le MSM prétendront chacun l’an prochain à un rôle de locomotive. Et l’un, comme l’autre, n’hésitera pas à contracter des alliances susceptibles de leur (r)ouvrir les portes de la Clarisse House. D’un côté, Ramgoolam, malgré sa prétendue ambition d’aller seul aux élections, fait déjà les yeux doux au PMSD – le premier à se déclarer parti à prendre. De l’autre, le MSM, par la voix de SAJ, annonce pour la première fois que «lorsque les élections arriveront, s’il faut faire une alliance, ce sera fait automatiquement. C’est dans la main de Dieu».

 

À ce jour donc, nos deux candidats au fauteuil de chef du pays, qui vont livrer une inlassable bataille en 2019, sont deux leaders sur qui pèse une épée de Damoclès. Voilà donc deux chefs de parti qui ont eu l’occasion de rivaliser en termes de scandales, et qui essaient par tous les moyens de faire croire que l’un est meilleur que l’autre en entraînant la population dans un jeu de dupes. Va-t-on se laisser embobiner pour se plaindre ensuite ?

 

À l’aube de cette nouvelle année, c’est à nous, citoyens, de garder notre capacité de discernement, d’indignation et de jugement…

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